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J.M. Bockel, sénateur
maire PS de Mulhouse, vient de donner son avis sur le programme du Parti
Socialiste qui – en principe - devrait servir de base politique au candidat
socialiste à l’élection présidentielle. Dans un article paru dans le journal « Les
Echos » sous le titre « Camarades encore un effort », il
regrette que ce programme contienne « des scories et des lourdeurs d’un
socialisme rigide qui entravent notre réformisme résolu ». Il en donne
quelques exemples : *« La croissance ne se décrète pas au
travers de la seule relance du pouvoir d’achat ». A partir de là il en
conclut que l’augmentation des salaires n’est pas indispensable. * « La réintroduction du contrôle d’EDF
à 100% obéit à un symbolisme obsolète ». Il faut selon lui « achever
les privatisations que nous n’avons pas faites de 1977 à 2002 ».* « Proposer
l’abrogation de la loi Fillon sur les retraites, entretient une coupable
illusion » etc… Il écrit encore : « Non la gauche
radicale n’est pas notre seul destin. Oui toutes les alliances sont possibles
y compris avec le centre». Il reprend là une idée qui lui tient à cœur puisqu’il
a signé avec deux élus de droite un appel à l’union sacrée. Il est vrai que
pour atteindre plus facilement les objectifs du capital, engagé dans une
concurrence féroce dans le cadre de la mondialisation, la «division »
droite – gauche est dépassée. Ni le PS, si ses « présidentiables » n’ont
rien trouvé à redire à ces déclarations. Un homme averti en vaut deux. Merci Monsieur
Bockel de nous confirmer la réalité des projets du PS.
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