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11-11-2006

POURQUOI ILS DELOCALISENT

 

 

Les 500 plus grands groupes européens devraient délocaliser 1,3 million d’emplois administratifs en 10 ans, vers l’Inde, la Chine, le Maroc, les Philippines, le Pakistan, l’Europe de l’Est… Une étude réalisée par la société américaine de conseil Hackett groupe sur le comportement des entreprises européennes affirme que « les gains » liés à ces délocalisations – 96 millions d’euros par an et par entreprise (soit 48 milliards d’euros pour les 500 entreprises) sont « trop énormes pour être ignorés ».

 

L’assureur AXA annonce dans le cadre de son projet baptisé « ambition 2012 » la délocalisation de 1.500 emplois au Maroc. AXA qui accroît ses profits d’année en année (+ 151% en 2005, + 20% au premier semestre 2006 sur 2005, 2.729 millions d’euros) veut multiplier ses profits par 2,5 d’ici 2012.

Ils délocalisent  pour multiplier toujours plus les profits.

 

Délocaliser c’est aussi le moyen de faire baisser le plus possible en France même  ce qu’ils appellent « le coût du travail » en bloquant les salaires, en augmentant la productivité, en supprimant des emplois. Délocaliser c’est investir là où la main d’œuvre est à bas prix.

 

Exploiter, exploiter au maximum les travailleurs du monde entier, pour le profit capitaliste, c’est ça la mondialisation capitaliste, c’est ça l’Europe capitaliste.

 

Capitalistes de tous les pays, ils sont tous d’accord entre eux.

 

C’est à ce niveau que ceux qui dirigent la France agissent.

Le président  du CGEM  (le MEDEF Marocain) Moulay Hafid Elalamy , applaudit des deux mains la décision d’AXA. 

 

En visite officielle en France, il a rencontré L. Parisot ; ils veulent mettre en place des « structures  adéquates » pour faciliter les délocalisations d’entreprises françaises  au Maroc.

 

Il a rencontré  aussi N. Sarkozy  et Renaud Dutreil.  Entre gens du même monde, on s’entend bien.

 

En juin 2005 s’était tenu à La Baule une conférence rassemblant 800 investisseurs mondiaux et représentants d’agences de développement européennes. Licencier des travailleurs a été affirmé par les participants comme une marque de courage. D’ailleurs le PDG de Général Electrique (américaine) M. Immelt a expliqué qu’il a délocalisé au Mexique etc… et licencié 130.000 travailleurs, ce qui lui a rapporté 6,5 milliards de dollars de plus entre 1981 et 1986.  « Quand je décide des priorités pour Général Electrique je ne demande pas l’avis des salariés » a-t-il affirmé. Ce M. Immelt a été fait officier de la légion d’honneur par le ministre français de l’économie TH. Breton !

 

Guy RYDER secrétaire de la nouvelle centrale syndicale internationale (CSI) à laquelle sont adhérentes toutes les centrales syndicales françaises a déclaré à propos des délocalisations : « on ne peut pas empêcher les délocalisations, mais on peut les rendre acceptables ». Acceptables, par qui ?  Par les salariés français mis au chômage ? Par les travailleurs des pays « accueillant les entreprises » férocement exploités ?

 

NON, tous sont exploités. Ils ont le même ennemi, le capitalisme. Ils ont tous les mêmes aspirations : un travail, un salaire décent, les moyens de vivre pour eux et leur famille. Ils ont tous une seule et même arme : la lutte.

 

« Prolétaires de tous les pays unissez-vous ».

 

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