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16-03-2005

LES LUTTES, UN GAGE POUR L’AVENIR…

 

 

Rappelons nous, l’année 2005 a démarré par de multiples actions, tant dans le public que dans le privé. Une première étape était franchie avec cette action et les mobilisations du 5 février.

 

Etape qui demandait d’aller encore plus loin, puis c’est la démonstration  du 8 mars et du 15 par les lycéens et cette journée du 10 mars avec près  de 800 000 manifestants et surtout une multitude d’arrêts de travail partout dans le public et le privé.

 

Ce jeudi 10 mars a prouvé de façon évidente que le privé se mobilisait davantage, dès lors que des arrêts de travail étaient décidés. C’est aussi la démonstration que les manifestations ne doivent surtout pas être limitées au samedi ou au dimanche, comme c’est encore trop souvent le cas.

Pour être efficace, chacun l’a compris, c’est sur le lieu de travail, lieu de l’exploitation, que cela se prépare par des arrêts de travail en recherchant à réunir le plus grand nombre. C’est sur le lieu du travail que le débat permet de définir les revendications et ainsi créer les conditions du rassemblement le plus large. Ne pas produire de richesses cela fait mal au patronat. Pour lui, il n’y a que cela qui compte.

 

Pas d’union réduite à une simple addition de sigles qui reste stérile mais d’abord un véritable rassemblement pour être plus forts et imposer nos revendications. Le 5 février, Raffarin disait ne pas entendre, le 10 mars la mobilisation grandissante l’a rendu moins sourd. Mais attention, ses actes et ses discours sonnent faux.

Nous exigeons du salaire, de sauvegarder nos 35 heures et développer l’emploi ? Il nous répond pouvoir d’achat dans la fonction publique et actionnariat pour le privé. Pour le reste rien, il est vrai que ce sont des décisions en accord avec  l’Europe du capital.

 

NOUS VOULONS GAGNER.

 

Nous en sommes là. Une mobilisation grandissante et un premier ministre qui tergiverse. Il est vrai que le baron Seillière, représentant les intérêts du capital, a vivement réagi. L’augmentation des salaires serait une véritable catastrophe économique annonce t-il. Cela fait des décennies que nous connaissons le même refrain.

 

Cela suffit. Mais nous n’attendrons pas l’arme au pied, la mobilisation a fait preuve de sa détermination. Si de réelles négociations ne débouchent pas sur du concret, il nous faudra enfoncer le clou d’avantage.

 

La fonction publique sera fixée le 22 mars, puisque ce rendez- vous semble convenir à tous les interlocuteurs. Mais sera-t-il question de salaire ou d’un nouveau chantage gouvernemental du type : OK pour un petit geste, à condition que vous acceptiez de discuter de la « modernisation des services publics » imposée par l’Europe, encore elle ?

 

Quant au privé, l’annonce de RAFFARIN relayé par son ministre BORLOO est un véritable mensonge qui ne trompera personne. Depuis quand un gouvernement au service du capital, donc du MEDEF, dicterait la marche à suivre ? Non Monsieur Raffarin, vous le savez depuis que vous êtes premier ministre,  le baron, patron du MEDEF décide et vous, vous appliquez. Vous êtes là pour cela.

 

 UN SILENCE ASSOURDISSANT

 

Chacun a vérifié qu’il n’existe pas de négociations efficaces à froid. Les salariés sont actuellement maîtres du jeu à travers le rapport de force qu’ils ont créé. Ne convient il pas  d’accentuer la pression sur le gouvernement et le patronat en annonçant une nouvelle action de grève et de manifestation ?

 

Cela serait à notre avis une bonne stratégie pour éviter que gouvernement et patronat reprennent la main et créent une nouvelle déception, comme pour la question des retraites.

 

Que disent et que font les confédérations syndicales ? Chacune attend ce rendez vous dans le plus grand calme. La lutte des classes serait- elle l’apanage du passé ?

 

C’EST MAINTENANT QU’IL FAUT AVANCER.

 

Oui, la période s’y prête. Le 29 mai, nous serons invités à émettre notre avis lors du  référendum sur le traité constitutionnel. Comme vous le savez, Chirac et Hollande sont d’accord sur une chose très essentielle : « Il ne faut pas que les considérations de politique intérieure interfèrent sur le scrutin ». D’après eux l’Europe n’aurait rien à voir avec la situation en France !  

Mais pour construire cette Europe, le patronat ne s’y trompe pas. A compter du 1er juillet 2005, c’est le baron Seillière dont chacun connaît le triste bilan qui deviendra président de l’UNICE, le patronat européen.

 

De la gauche à la droite,  qu’ils disent OUI ou NON à ce référendum, tous les partis politiques proclament qu’ils sont tous des européens convaincus. Comment être à la fois pour le développement de cette Europe et pour le progrès social ? De qui se moque t-on ? Une Europe libérale qui deviendrait subitement sociale ?

CHIRAC, HOLLANDE, FABIUS etc… peuvent toujours hurler contre la directive Bolkestein qui entend détruire les droits existants dans chaque pays. En fait, le seul regret qu’ils ont c’est que celle-ci ait été rendue publique avant le référendum, après……

 

Concernant COMMUNISTES, nous sommes résolument contre cette Europe du capital. Nous disons NON sans aucune ambiguïté pour ne tromper personne.

Résister à cette Europe de tous les dangers, c’est dire et faire dire NON. C’est bon pour l’avenir, c’est bon pour nos revendications et l’emploi.

 

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