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17-06-2006
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VOUS AVEZ DIT EUROPE SOCIALE ? |
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Depuis
toujours, nous alertons sur l’Europe du capital qui se construit. Celle-ci ne
peut en aucun cas avoir une dimension sociale, malgré les discours de droite
et surtout de gauche, qui prétendent le contraire. Prenons l’exemple des
retraites que chacun connaît bien dans la période actuelle. Dans les années
80 le gouvernement, prétendument de gauche, sortait un livre blanc sur les
retraites, qui le moins que l’on puisse dire, avait de quoi inquiéter les
salariés. A juste titre, puisque
Fillion en 2003, en massacrant le droit et le niveau de la retraite et en
introduisant la capitalisation, déclarait qu’il ne faisait rien d’autre que
de faire vivre ce fameux livre blanc. Nous sommes toujours
partisans du système par répartition, qui seul permet une solidarité intergénérationnelle
et donc une garantie pour chaque retraité, aujourd’hui et demain. A l’inverse, la
capitalisation ne garantit rien. Au contraire, nous avons tous entendu parler
du scandale ENRON, l’entreprise qui a spolié des milliers de salariés qui
avaient placé toutes leurs économies pour leurs retraites. A chaque fois qu’une
entreprise dépose le bilan, il ne reste plus rien, que les yeux pour pleurer. Qui dit capitalisation,
dit bourse. Vous savez, celle qui voit ses cours exploser dès lors que l’on
annonce des licenciements ou des blocages de salaires. Rappelez vous
MICHELIN. C’est cela que nous
construit cette Europe. Concernant les retraites, tous les pays avancent dans
le même sens, certains plus vite que d’autres, mais tous avec le même objectif. Nous pourrions
parler de l’Allemagne, de l’Italie, ou simplement de la France, puisque des
négociations doivent se tenir, la loi actuelle prenant fin en décembre 2007. Mais nous prendrons un
autre pays d’Europe, l’Angleterre qui grâce au socialiste Tony BLAIR avance
plus vite. Un salarié de sa
gracieuse Majesté perçoit une allocation de base, égale à 127 euros par
semaine, soit 550,33 euros par mois. ( en francs, 3609,92 francs) Des améliorations sont
envisagées pour 2012 puis 2024 et même 2044 mais, bien entendu, les
contreparties existent. Par exemple, aujourd’hui, il faut avoir au moins 65
ans, en 2012 il faudra attendre 66 ans et en 2044, 68 ans. Par contre, dès 2012, un
nouveau système d’épargne sera mis en place, pour chaque salarié, cela
coûtera une cotisation de 5 % sur les salaires. Mais la gestion sera
identique à ce quelle est aujourd’hui. Si l’entreprise disparaît, la retraite
également. Comme on peut le voir,
les remises en cause des retraites, comme toutes politiques sociales,
sont bien des objectifs de cette Europe du capital. En France, la démarche
est engagée différemment, mais va dans le même sens. Le nouveau contrat de
travail pour les 55 – 64 ans (aujourd’hui) est un élément de cette politique. Aujourd’hui, les pensions
fondent mois après mois. La dernière augmentation des pensions est à nouveau
inférieure à l’inflation (1,6% ), donc nouvelle perte du pouvoir d’achat des
pensions. Dans le même temps, le
prix d’achat d’un point de retraite est lui augmenté de presque du double
(2,9% ). Donc moins de points de retraite, donc retraite en baisse. Sur une
carrière de 40 ans, imaginez le résultat. Dans
quelques jours, sur ce site, il y aura un état de l’évolution des pensions de
retraites. Surveillez le !
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