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17-10-2008
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Eolien, du vent dans les voiles |
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La
question énergétique est vitale pour le développement de l’Humanité. De plus,
si l’on prend en compte que des milliards d’êtres humains n’ont aucun accès à
une source d’énergie, il est possible de mesurer l’immensité des besoins à
satisfaire. Ainsi, développer les productions d’énergie est un enjeu de
première importance qui ne peut être traité à la légère. Il demande une
politique sur le long terme, des investissements importants et un contrôle
serré au niveau de la sécurité des installations et des moyens de transport.
Les choix mis en œuvre sont donc particulièrement structurants pour la
société. Or,
nous assistons dans ce domaine à une foire d’empoigne dont le seul moteur, à
travers les privatisations, est la réalisation de profits maxima. Dans le
même temps le discours écologique, alimentant les peurs : peur du
nucléaire, peur de l’effet de serre, peur du changement climatique, véhiculé
par une partie importante de la classe dominante (voir le « grenelle de
l’environnement ») conduit à une politique qui produit les effets
inverses à ceux qui sont soi-disant recherchés. Il en est ainsi des énergies
dites « alternatives ». Dans ce domaine, les discours des forces
politiques sont particulièrement affligeants. Ainsi pour se passer du pétrole
et du gaz dans les transports, on chante les louanges de l’électricité et de
l’hydrogène. Dans le même temps ce discours « dépolluant » ignore
le comment de la production d’électricité et de l’hydrogène. Malheureusement
pour les adeptes de cette écologie de bazar, il existe des lois universelles
de la physique. Dans le domaine de l’énergie, ces lois forment une science
qui s’appelle la thermodynamique. Elle nous indique que toute transformation
d’une forme d’énergie dans une autre a un coût en terme de production de
chaleur. Il n’y a donc aucune source d’énergie miracle qui serait non
polluante. Coincés sur l’électricité et l’hydrogène, nos défenseurs de la
pureté écologique se rabattent sur l’éolien qui serait à les entendre le nec
plus ultra de la pureté. Manque de chance si l’éolien peut présenter dans
certaines conditions des avantages intéressants, il est en général bien plus
néfaste que le disent ses laudateurs. En effet, pour réguler la production
d’énergie venue de l’éolien, il faut un couplage avec une source dont la
modulation rapide est possible. En clair les turbines à gaz-. ainsi, pour produire
de l’électricité d’origine éolienne, il faut y associer la production de CO2
qui comme tout le monde l’affirme, sans le démontrer d’ailleurs, est l’ennemi
juré des écologistes et le « danger majeur » pour l’Humanité. Ce que disent peu les adeptes de
l’éolien, c’est qu’il est une grande arnaque qui rapporte un maximum aux
sociétés privées qui le mettent
en œuvre. Elles reçoivent des subventions importantes (bonjour la concurrence
non faussée !) des collectivités territoriales, de l’Europe et elles vendent
à des prix deux fois supérieurs leur production à EDF qui est obligé d’acheter cette
électricité éolienne. En
réalité, dans tout cela l’écologie n’est que le prétexte à la
constitution de niches industrielles profitables pour le privé. En y ajoutant
les privatisations en cours (GDF)
et celles programmées (EDF) on peut mesurer que le domaine de l’énergie est
un juteux marché pour les adeptes du profit capitaliste. Le revers de la
médaille, c’est que l’absence de contrôle public ne permet ni une politique à
long terme ni des financements stables permettant la modernisation permanente
des moyens de production et de transport de l’énergie. C’est pourquoi
« Communistes » se bat pour le maintien du secteur public, pour la
renationalisation de GDF et celle des grands groupes de l’énergie.
http://www.sitecommunistes.org
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