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18-03-2005

EUROPE : UN VRAI NON

 

 

 

             Il y a des petites phrases qui en disent long. Celle-ci par exemple prononcée par Chirac au sommet européen de Saragosse : « avec Zapatero nous sommes d’accord sur 90% des sujets et sur les 10% restants nous sommes déterminés à trouver un accord ». Zapatero est le chef du gouvernement espagnol, membre de la direction du parti socialiste. Il a été le principal propagandiste du OUI en Espagne. En février, au sommet de Barcelone sur la Constitution Européenne, Zapatero à son tour, a manifesté chaudement sa bienveillance à Chirac en déclarant : « Un président de droite et un autre de gauche, côte à côte, voilà l’Europe ! » La salle paraît-il était enthousiaste.

 

En France, les relations entre Chirac et Hollande pour être moins chaleureuses n’en sont pas moins très étroites au niveau de l’Europe quand il s’agit de faire voter OUI. « Il ne faut pas que les considérations de politique intérieure interfèrent sur le scrutin » ont-ils déclaré, chacun de son côté. Pour eux c’est très clair, la situation sociale en France, les conditions de vie et de travail des gens de notre pays n’ont rien à voir avec l’Europe ! Il est difficile de mentir avec autant d’aplomb !

 

Regardons maintenant du côté de ceux qui, au PS, appellent à voter NON. Leur chef de file c’est  Fabius. Il vient de commettre un article dans le Figaro (vous savez, ce journal qui défend  avec acharnement la cause des salariés !) qui éclaire parfaitement le lecteur sur ses intentions. Première phrase : « homme de gauche je suis un fervent partisan de l’Europe… » Pas mal pour un début, la suite est de la même veine. « Cette construction européenne, à laquelle, avec beaucoup d’autres, j’ai toujours apporté ma pierre nous a permis de grands progrès ». Ne soyez pas trop modeste Mr Fabius, vous avez apporté énormément à la construction de cette Europe capitaliste quand vous avez dit OUI à Maastricht avec, cette fois, tous vos amis du PS.

« Il faut changer de méthode » ajoute-t-il. Ainsi, pour Fabius et ses amis, rien de grave ne sépare le OUI du NON,  c’est simplement une question de méthode ! Craignant que les lecteurs du Figaro n’aient pas parfaitement compris qu’il était comme eux, partisan de l’Europe, il en rajoute une dernière louche : « le débat n’est évidemment pas comme certains voudraient le faire croire, pour ou contre l’Europe… Ce qui nécessite un texte constitutionnel qui facilite les coopérations renforcées ». Toujours la méthode !

 

Comme Fabius, la secrétaire du PCF est elle aussi à la fois pour le NON et pour l’Europe. A son tour elle utilise le Figaro (celui du 17 mars) pour réaffirmer fortement : «  nous sommes pour l’Europe, il y a besoin d’Europe ».

 

Fin des citations. Inutile d’ajouter des extraits d’ATTAC, de la LCR ou de BOVE puisqu’ils disent tous la même chose. Qu’ils soient de droite ou de gauche, qu’ils disent OUI ou NON, tous ces leaders politiques proclament tous qu’ils sont des Européens convaincus. OUI ou NON c’est à qui sera le meilleur artisan de la construction de cette Europe capitaliste en attendant qu’elle devienne une Europe « sociale ». Comment ? Par l’opération du Saint-Esprit peut-être.

 

Ce n’est sûrement  pas pour cela qu’une grande masse de français s’apprête à voter NON ! Ils voteront NON pour marquer un coup d’arrêt à cette politique du capitalisme européen qui attaque de plus en plus rudement le peuple de France et tous les peuples qui composent cette Europe.

 

Nous sommes résolument contre cette Europe du capital. C’est à un NON sans ambiguïté que vous appelle « COMMUNISTES ». Voter et faire voter NON est un acte de lutte contre l’Europe capitaliste, c’est bon pour les revendications et l’emploi, c’est bon pour l’avenir, c’est bon pour la France.

 

 

    

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