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18-05-2005

SALAIRES  -  POUVOIR D’ACHAT

 

“C’est un grand bond en arrière »

 

Une étude du très officiel CERC (association pour la connaissance de l’emploi, des revenus et des coûts) révèle : En matière de pouvoir d’achat, « c’est un grand bond en arrière ». Et le CERC d’ajouter :

« La place des ménages de salariés ou de chômeurs dans l’échelle des niveaux de vie est comparable à celle qui prévalait au milieu des années 50 ». Oui, vous avez bien lu : au milieu des années 50, il y a 50 ans  (ou 1/2 siècle au choix), au lendemain de la deuxième guerre mondiale !

Il continue en constatant que « le salaire net moyen a connu une perte de pouvoir d’achat depuis 1978 » et que « le niveau de vie des ménages de salariés a fortement chuté ».

Autre explication importante : « jusqu’en 1980, la baisse des revenus nets des ménages a été compensée par la progression des prestations sociales ». Ce mouvement « s’est ralenti à la fin des années 80 et depuis 1993, la part des prestations sociales dans les revenus des ménages a diminué ».

 

Les riches, de mieux en mieux

 

La fortune des 691 milliardaires s’est accrue de 222 milliards à 1633 milliards d’euros

(+736%). Madame Bettencourt de l’OREAL avec 12,7 milliards d’euros, se classe en 16ème position au plan mondial.

Le CERC constate « l’envolée des revenus du patrimoine dont la progression a été multipliée par 2,6 (+ 160%) depuis 1988, soit bien plus que la masse totale du revenu disponible des ménages (+35%) ».

Les revendications salariales portées massivement par l’action interprofessionnelle du 10 mars 2005, ne sont pas le fruit d’une illusion d’optique liée à l’annonce des profits boursiers records. C’est donc bien la réalité profonde vécue dramatiquement par des millions de personnes. L’exigence d’une augmentation générale prend une dimension exceptionnelle.

Le mécontentement des salariés devant l’obligation de travailler gratuitement le 16 mai était légitime et on comprend la colère et l’exaspération qui se sont exprimées de différentes manières.

 

L’engager rapidement

 

Relançons le plus rapidement possible la poursuite de l’action sur les lieux de travail et au plan national. Seul un rapport de forces favorable aux salariés est à même de faire reculer le gouvernement et les patrons.

Les centrales syndicales sont placées devant leurs responsabilités, elles doivent répondre en urgence à l’attente et aux aspirations des salariés. Or, par leurs mots d’ordre imprécis, elles ont entretenu la confusion et n’ont pas permis d’organiser l’action revendicative sur les bases de ce qui s’était passé en février et en mars dans toute la France. Priorité aux salaires et à l’emploi stable et bien rémunéré. L’efficacité des actions réside dans la clarté des morts d’ordre, des initiatives, permettant le rassemblement de masse.

Les salaires et le pouvoir d’achat restent au cœur des besoins immédiats. Pour qu’ils soient revalorisés, travaillons toutes et tous pour impulser une grande action interprofessionnelle.

 

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