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18-09-2005 |
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Que ce soit dans le camp de la droite ou
dans celui de la prétendue gauche, 2007 reste pour eux une véritable
obsession. Qui sera candidat ? Une hantise pour tous
les prétendants qui se livrent à une débauche de phrases assassines ou à des
tentatives d’alliances parfois peu avouables. Les médias y participent avec délectation. Résultat,
pratiquement plus de vraies informations, pas de débats sérieux, rien que des
ragots pour tromper l’opinion. RTL, radio bien connue pour ces pratiques,
nous en a livré une le 14 septembre 2005 à 7 heures 40, avec son invité,
Claude ALLEGRE, ex-ministre socialiste de l’Education Nationale. Nous connaissons son langage cru et ses idées
pour le moins complaisantes avec le capital, ses façons d’attaquer l’Education
Nationale caricaturée par lui par la phrase « Il faut dégraisser le
mammouth ». Et bien figurez vous que ce Monsieur est lui aussi engagé
pour 2007. Encore un candidat pensez vous ? Non, lui préfère rouler pour
JOSPIN, vous savez, celui devancé par LE PEN en avril 2002 et qui de ce fait,
a laissé le champ libre à CHIRAC. Expliquer ce que pourraient être les objectifs d’un
JOSPIN c’est vrai que c’est très difficile !, aussi notre homme préfère-t-il
démolir d’éventuels candidats à la candidature. Sa cible ? FABIUS ! Nous connaissons
les idées que celui-ci véhicule ; le social y a peu de place et même le
non au référendum sonne faux chez un homme profondément Européen comme il
aime à le rappeler. En bon Socialiste, ALLEGRE en connaît un rayon concernant
la droite. A force de pratiquer la même politique qu’elle on finit par bien
la connaître. Au journaliste qui l’interroge, Claude ALLEGRE
répond « Fabius ? c’est un homme de droite, il n’est qu’à regarder
son parcours au gouvernement pour en être convaincu... Dans le camp socialiste,
pas besoin d’ennemi lorsque l’on a des amis comme Claude ALLEGRE ! 2007… …CA CONTINUE… Pas seulement concernant les candidats éventuels.
Chacun y va de son couplet pour tenter de faire la différence dans son propre
camp. Mais en y regardant de près, quels que soient les mots utilisés, c’est
pour une seule et même politique, celle voulue par le capital. Il faut aussi faire l’effort de décrypter chaque
phrase pour ne pas se faire abuser. « Il faut une rupture avec les
politiques passées » « Il faut en finir avec l’Etat providence ».
Des mots certes mais s’agit-il du contour d’une politique sociale de progrès
pour après les élections ? Sûr que non. La véritable rupture que nous
pouvons souhaiter, c’est la rupture avec le capital. En finir avec l’Etat
providence veut dire tout le contraire. Leur « rupture » ? L’agressivité
tout azimut de la politique anti-sociale décidée par Chirac, que ce soit sous
Raffarin ou De Villepin est une véritable rupture avec le peuple.
Rappelez vous, retraite, sécurité sociale, licenciement, code du travail, durée
du travail etc… Faire pire demain ? Cela leur sera difficile, mais ils
en ont la volonté ! C’est ça leur rupture. Fin de l’Etat providence, c’est aussi leur
politique. Cela se traduit par la volonté d’alléger les « charges »
des entreprises et limiter les dépenses sociales de l’état pour répondre aux
critères de Maastricht. Chaque citoyen devant mettre la main à la poche. C’est
déjà bien avancé. Chasse aux chômeurs de longue durée, diminution d’allocation
pour les autres, transferts de dépenses collectives de l’état vers les
municipalités, les régions, conseils généraux, transferts également des dépenses
de santé de la sécu vers les mutuelles, déremboursement de médicaments etc… Décidément, ceux qui aspirent à gouverner n’ont
besoin que de nos voix, pour poursuivre leur politique au service du seul
capital. Les citoyens, donc les électeurs, c’est nous !
Engageons nous à le crier très fort !
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