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18-10-2006

Remodelage complet de l’Université

et de la Recherche sous la houlette du capitalisme

 

 

Université : campus de Jussieu

Parler de l’enseignement supérieur et de la recherche, c’est d’abord parler de la jeunesse parce qu’elle est l’avenir de la Nation. En effet, c’est au travers des formations techniques, scientifiques et littéraires que se forge la qualité des femmes et des hommes qui devront maîtriser des outils de plus en plus complexes pour assumer les responsabilités économiques et sociales. Au centre des préoccupations des jeunes, en particulier ceux issus des milieux populaires, se posent aujourd’hui les questions cruciales de l’emploi, de la reconnaissance sociale, des moyens de vivre. Se loger, payer les droits d’inscriptions est devenu très difficile pour beaucoup d’étudiants qui doivent travailler en plus de leurs études. Dans un univers de mise en compétition, ils sont défavorisés. Se créent ainsi des filières pour les riches et d’autres dévalorisées pour les pauvres. La mise en concurrence des Universités aggrave la ségrégation sociale des étudiants.

 

Un sentiment de révolte face au présent et à l’avenir que leur autorise la société capitaliste se développe. D’un côté des moyens formidables d’agir, des richesses sans limite de ceux qui exploitent le travail humain, de l’autre une accumulation de misère et de difficultés. De la révolte des banlieues à celle contre le CPE, les jeunes des milieux populaires ont hurlé leur écœurement. Cette révolte est légitime, elle trouvera son efficacité en rencontrant ceux qui luttent pour changer radicalement l’ordre social dominant.

 

Parler de l’enseignement supérieur et de la Recherche, c’est montrer que les objectifs du capitalisme et de ceux qui le servent, en alternant au pouvoir sans changer de politique, sont des objectifs de contrôle étroit de la connaissance et de sa mise en œuvre dans la société. C’est montrer que leur objectif est une ségrégation sociale totale entre ceux qui peuvent accéder au savoir et donc diriger et ceux qui sont maintenus dans un rôle de main d’œuvre, fût-elle qualifiée, disponible et utilisable au gré de l’évolution des marchés.

 

Pour cela, toutes les mesures mises en œuvre visent à une mise en compétition des Universités pour mieux les intégrer aux exigences du capital.

 

Le service public d’enseignement supérieur et de recherche est la cible des appétits marchands du capital. Une campagne de dénigrement est lancée depuis des mois dans les médias, campagne à laquelle le gouvernement apporte sa pierre.

 

Le but de cette campagne est clair : rendre « acceptables » les réformes déjà engagées et que l’on veut pousser plus loin. C’est à une véritable privatisation des Universités que l’on assiste : autonomie renforcée, mise en place de formations étroitement conformes aux objectifs des stratèges de la finance, inféodation de la recherche aux intérêts des firmes capitalistes. Déjà importants, les dégâts ne feront que s’étendre si une réplique massive n’est pas organisée.

 

Lutter ou attendre passivement les élections présidentielles ? Cette question est posée à tous. Ce d’autant que les candidats déclarés rivalisent dans la surenchère pour en finir avec les acquis démocratiques au CNRS comme à l’Université et pour en finir avec les statuts des personnels. La mise en œuvre de la loi d’orientation des finances publiques (LOLF) votée à l’unanimité au Parlement est une véritable machine de guerre contre l’emploi et les statuts puisqu’il sera possible aux établissements de choisir entre l’emploi et les moyens de travail. En clair, ils seront mis en concurrence. Les structures privées (pôles de compétitivité, pôles d’enseignement supérieur et de recherche) qui se mettent en place avec l’aide des régions sont en train de détruire les établissements de recherche publique. Ce sont les choix Européens voulus par les dirigeants politiques français (de droite et de gauche) qui remodèlent totalement la recherche et l’enseignement au service du capital et contre les salariés et la jeunesse.

 

Nous pensons, quant à nous, que pour faire obstacle à ces orientations qui sont celles de tous les pays européens regroupés dans la machine européenne au service du capital, il convient de bien désigner les problèmes et les enjeux. Il convient de s’attaquer au système capitaliste lui-même. C’est le but que s’est fixé « Communistes ».

 

Discutons ensemble de la situation et des conditions pour faire avancer la construction d’une organisation révolutionnaire capable de transformer la révolte en force de changement révolutionnaire.

 

REUNION PUBLIQUE à JUSSIEU

Le 16 NOVEMBRE à partir de

12 Heures  30

 

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