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19-02-2009

A un professeur émérite

 

 

“Le profit ne se partage pas ». C’est le titre d’un article paru dans le journal «  les Echos » - propriété du milliardaire B. Arnault - le 10 février dernier. Sur plus d’un quart de page un professeur émérite de l’université Paris Dauphine se livre à une défense acharnée du capitalisme.  Résumons brièvement.

 

Pour lui, le processus de production ce résume à trois acteurs.

1-Le capitaliste qui prend tous les risques.

2-Le prêteur, mot nouveau qui désigne sans doute les banques ( pourtant partie intégrante du capitalisme) qui ramassent sans risque l’intérêt de leur prêt.

3-Le salarié qui accepte par avance le salaire qui lui est versé et dont les efforts sont donc bien récompensés (d’après le professeur émérite) mais qui ne prend aucun risque puisque son salaire lui est garanti par contrat.

Il est donc normal que celui qui prend le risque en conserve le profit. CQFD.(bravo professeur !).

 

A cela viennent s’ajouter quelques perles du type : cet équilibre a fait le succès du capitalisme et l’enrichissement de tous, et d’appeler à restaurer un vrai capitalisme, respectueux des uns et des autres et seule source possible de prospérité pour tous.

 

Les travailleurs pauvres, les chômeurs totaux ou partiels, les jeunes qui galèrent à la recherche d’un premier emploi, les retraités qui vivent en dessous du seuil de pauvreté apprécieront le cynisme de ces propos.

 

Ce qu’ignore ou semble ignorer le professeur émérite.

C’est en premier la division de la société en classes. D’un côté ceux qui possèdent les moyens de productions et d’échanges les capitalistes, de l’autre ceux qui ne possèdent que leur force de travail et qui n’ont d’autre ressource que de la vendre pour pouvoir vivre ou survivre.

Cette force de travail a une particularité : celle de produire plus de valeur qu’elle n’en consomme pour sa reproduction. Ce supplément de valeur reste la propriété de l’acheteur, le capitaliste, elle est à l’origine de la plus value et du profit. (1)

Ce n’est pas le goût du risque ou celui d’entreprendre qui est à l’origine du profit mais l’exploitation de l’homme par l’homme.

 

Un combat idéologique.

Dans l’immédiat un tel article - parmi bien d’autres - vise à justifier le blocage des salaires, la diminution permanente de la protection sociale basée sur le travail.

Abaisser par tous les moyens le coût de la force de travail est au cœur de la contradiction de la société capitaliste. L’augmentation du salaire, elle et elle seule, porte un coup au profit capitaliste. C’est la raison de la résistance acharnée menée par le patronat, son pouvoir politique et ses idéologues à toute augmentation de salaire.

 

Pour une autre société.

Le capitalisme ne se réforme pas, ne se dépasse pas, il se combat.

L’abolition du capitalisme et son remplacement par une autre société où les grands moyens de production et d’échange seront la propriété collective est une nécessité. Cela s’appelle le socialisme…

 

C’est pour cela que nous existons et que nous agissons. Rejoignez nous pour ensemble construire cette société nouvelle. 

 

(1) voir dans la rubrique éducation : «l’exploitation capitaliste».  

 

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