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19-05-2005

Notre NON

 

 

Quelle sera la situation si le NON l’emporte ?

Tous les apôtres du OUI et avec eux les médias officiels annoncent déjà les pires difficultés, ce qui ne nous étonne pas. « Si le NON l’emporte c’est le chaos, c’est la crise politique et de longs mois de crise économique » prédit Raffarin. Risible !

La musique de Fabius, Mélanchon, M.G. Buffet, Besancenot, Bové… et autres dirigeants politiques propagandistes du NON est plus subtile. Les uns et les autres veulent récupérer pour eux, plus exactement derrière eux, les millions de voix indispensables pour revenir au gouvernement en 2007. C’est si vrai que tous ont depuis déjà longtemps multiplié les déclarations assurant qu’ils feraient tout pour que le PS et la gauche se réconcilient après le référendum, qu’ils aient voté OUI ou NON.

Qu’ont de commun ces calculs politiciens avec l’opposition, réelle celle-là, de ces millions de français qui condamnent la politique actuelle et veulent la changer ? Une fois de plus les marchands d’illusions de la gauche plurielle une fois de plus entonnent le même refrain : « votez pour nous…et nous ferons le reste ». Le reste, on les a vus à l’œuvre de 1981 à 1992 et de 1997 à 2002. On connaît le résultat : sous leur gouvernement la situation des travailleurs et du peuple s’est aggravée au point qu’en avril 2002, à la présidentielle, Jospin (aujourd’hui propagandiste du OUI) a été devancé par Le Pen et que la droite est revenue au gouvernement.

« Droite et Gauche sont deux détaillants qui s’alimentent chez le même grossiste » a dit Séguin le président du Conseil Constitutionnel, quelqu’un qui  s’y connaît. Le « grossiste » ce sont ces grandes sociétés multinationales qui règnent sans partage sur la France et l’Europe  avec le concours des gouvernements de droite ou de gauche qui leur sont tout dévoués.

En France, gauche comme droite, OUI comme NON, tous ces politiciens se déclarent des Européens convaincus. Ce qui les sépare c’est uniquement « une question de méthode » comme l’a dit l’un d’eux. Pendant qu’ils  discutent doctement de l’existence ou non d’un plan B, ils font silence sur les choses sérieuses. Jusqu’à présent, on n’a pas entendu une seule fois un de ces politiciens s’attaquer réellement aux multinationales. A croire qu’elles n’existent pas. Au contraire, tous ont multiplié les déclarations d’allégeance au grand capital. La droite d’abord qui annonce la poursuite de sa politique, le MEDEF qui veut « débloquer la France en créant une dynamique en faveur de l’entreprise ». Le Pen parle de « faire des réformes courageuses, douloureuses ». Dès juin de pressions inadmissibles seront faites contre les chômeurs pour les obliger à accepter n’importe quel emploi à n’importe quel prix, etc… etc… C’est ce qui nous attend dès le lendemain du référendum.

Et la gauche ? Comme d’habitude, elle parle de « nécessités à respecter » pour soutenir l’emploi, mieux s’engager dans la « compétitivité » etc… déclarations accompagnées  par un verbiage « de gauche ». Revenir au pouvoir en 2007… pour faire la même politique, tel est son but. 

 

UN NON LUCIDE

 

Ceux qui annoncent le grand chambardement dans un sens comme dans l’autre mentent. Les tout-puissants groupes multinationaux dont les profits viennent de battre des records cèderaient gentiment leur place parce que le NON l’emporterait ? Leurs larbins de droite ou du Front National sont à leur service. Rien à attendre non plus du parti socialiste et de la gauche « plurielle ».

Voter NON, ce sera l’occasion de leur faire savoir. Le 29 mai, les résultats du référendum connus, ce ne sera pas la fin de l’histoire. Dès le lendemain, il faudra agir et agir encore pour défendre nos revendications en France, en Europe et ailleurs.

Après le 29 mai, le combat continuera longtemps encore contre ces multinationales qui tirent les ficelles. Les opérations politiques de droite et de gauche vont se multiplier, 2007 est si proche ! Mais il continuera renforcé de ces millions de NON qui signifient bien plus qu’une simple opposition à un texte constitutionnel, car les conditions seront meilleures pour développer la lutte, pour faire grandir l’exigence d’un changement de politique et de société.

NON à l’Europe des multinationales

NON à une Constitution Européenne

NON à toute récupération

NON aux politiciens

 

 

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