Software: Microsoft Office

 

 

 

 

 

Retour ACCUEIL

 

 

19-08-2005

LE SOCIAL ? PARLONS EN...

 

 

Les principales entreprises ne se sont jamais portées aussi bien (1) ,  le gouvernement encaisse la TVA sur les produits pétroliers qui depuis plusieurs mois ont fait un bond extraordinaire. Tout cela est, bien entendu, une conséquence de l’agressivité de l’impérialisme avec à sa tête l’impérialisme américain,   à la recherche de pétrole partout dans le monde, pour ses propres besoins intérieurs.

 

A longueur de média, c’est du prix du baril qui bat record sur record dont il est question. Chacun vérifie la catastrophe en terme de pouvoir d’achat, d’autant que la politique des transports oblige le plus souvent à se déplacer en véhicule privé.

 

Faisons la clarté sur les raisons et surtout sur la réalité de ces coûts et leur répercutions sur le prix du litre à la pompe. Aujourd’hui, on nous annonce un baril à 67 dollars ; celui-ci étant sensiblement au prix de l’euro, il convient de savoir qu’un baril représentant 159 litres de pétrole, cela revient à 0,42 dollar ou 0,40 euro le litre.

 

Alors pourquoi cette envolée à la pompe ? Regardez les profits réalisés par les compagnies pétrolières comme TOTAL chez nous et vous aurez une vraie réponse.

 

Le gouvernement, d’accord avec cette logique du capital, n’entend pas prendre de réelles dispositions. Tout au plus promet-il de redistribuer les gains de TVA occasionnés par ces hausses successives (Le gouvernement Jospin en son temps avait promis de reverser les gains de TVA mais comme par hasard calculs faits il ne restait pratiquement rien. Gageons que l’histoire se répétera).

 

De Villepin garde le cap. Tout pour l’entreprise, le social coûte trop cher, il faut le limiter voire le faire disparaître avec le pseudo plan emploi. 

 

C’est ainsi que des prélèvements sociaux, part patronale uniquement bien sûr, sont encore supprimés. La barre des 10 salariés est repoussée à 20 salariés et même davantage, si l’on tient compte que les jeunes en CDD de 2 ans en sont exclus avant leur réelle embauche.

 

Encore un coup porté à notre protection sociale et au logement social. C’est encore nous qui   finançons ces cadeaux aux entreprises.

 

Mais cela ne suffisant pas, le gouvernement généralise le forfait jour pour tous, comme nouvelle durée du travail. Cette mesure, depuis 2000, ne concernait que les cadres dirigeants ou autonomes (2).

C’est un pas de plus dans la flexibilité, avec une pratique de modulation de l’activité détournée par le MEDEF depuis l’origine. Réservé aux productions saisonnières dans l’année, le MEDEF, lui, interprète cela comme étant en fonction des commandes. Comme cela, il fait ce qu’il veut et quant il veut.

 

Comme cela ne suffit toujours pas, les jeunes en difficulté seront embrigadés comme à l’armée, dans des centres, une rémunération au rabais, de nouveaux cadeaux aux entreprises, avec simplement une vague promesse de formation. Quel type de formation, pourquoi faire, dispensé et financé par qui ?

 

Cette démarche est vouée à l’échec.  Pourquoi ? C’est simple : pour produire il faut pouvoir vendre, c’est une lapalissade. Mais pour vendre, il faut avoir des consommateurs qui disposent de pouvoir d’achat. Or, toute la politique de ce gouvernement, comme des précédents d’ailleurs, n’a qu’un objectif :  faire baisser le coût du travail direct et indirect.

Les mensonges n’y changeront rien. C’est d’une autre politique que nous avons besoin. Pourquoi ce silence assourdissant des partis politiques et des grandes centrales syndicales ?

 

2005 est depuis janvier marqué par d’importantes luttes pour l’amélioration du pouvoir d’achat, donc des salaires.

 

Raffarin disait avoir entendu le message, encore un mensonge et ce n’est pas le prétendu crédit d’impôt (3) pour les jeunes qui travailleraient au moins six mois avec un salaire égal ou inférieur au SMIC qui changera quelque chose. A qui cela profitera-il ? la réponse est évidente : aux entreprises.

 

Il nous faut inverser cette logique du tout profit pour le capital. L’argent existe pour faire une politique au service de l’Homme et non pour l’asservir.

Par exemple, COMMUNISTES estime que le SMIC ne doit pas être inférieur à 1500 euros. C’est un minimum pour vivre et assurer des rentrées correct pour notre protection sociale.

 

Il faut informer partout de la réalité, prendre des décisions et lutter. Bien entendu, l’initiative des centrales syndicales aiderait à cette mobilisation. De cela aussi, il faut en discuter dans l’entreprise, le quartier, l’école, la Faculté, faire monter l’exigence de lutte.

 

Le capitalisme ne négocie pas, il faut le contraindre, ce qui signifie qu’il faut créer un rapport de force le plus large possible. C’est l’objectif de COMMUNISTES d’aider à sa réalisation.

 

Rien n’est perdu ou gagné d’avance, seule la lutte permet des avancées pour ne pas subir. C’est à cela que nous vous invitons.

 

(1) un article a été publié à ce sujet sur notre site, le 8 août

 

Retour au texte (1)

 

(2) jusqu’à ce jour, la durée du travail était fixée à 35 h. par semaine  (à partir de la 36ème heure c’était compté comme heure supplémentaire) pour tous les salariés, sauf pour les cadres dirigeants, les VRP et les itinérants qui peuvent moduler leur temps de travail journalier ou hebdomadaire en fonction de la charge de travail, sans limite de temps. En généralisant cette pratique, le gouvernement permet au patronat d’annualiser le temps de travail, d’utiliser les salariés quand il veut et sans payer d’heures supplémentaires.

 

Retour au texte (2)

 

(3) Crédit d’impôt : le gouvernement dit aux jeunes : « si vous acceptez un de ces emplois précaires payé au-dessous du SMIC, on vous fait cadeau de 1.000 euros sur les impôts que vous aurez à payer ». Ce qu’il ne précise pas c’est que ces jeunes payés en dessous du SMIC ne sont pas imposables. Cette décision n’a qu’un seul objectif : encourager les patrons à maintenir de très bas salaires.

Retour au texte (3)

 

Recommander cet article à un(e) ami(e)

 

 Haut de Page

 

http://www.sitecommunistes.org