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19-12-2005
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Recherche :
Un enjeu énorme |
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Privatisations, cadeaux fiscaux aux
entreprises, coups répétés contre les acquis sociaux, la liste est longue des
agressions du pouvoir et du capital pour réduire le prix de la force de
travail et augmenter les profits capitalistes. La recherche et l’enseignement
supérieur n’échappent pas au processus. Comment en serait-il autrement quand
on sait que la recherche est un enjeu énorme dans la compétition que se
livrent les firmes capitalistes pour conquérir des marchés et pour assurer
une domination dans le pillage des richesses des
pays dominés. Dans la dernière période des mesures
cohérentes viennent d ‘être prises ou sont en voie de l’être qui vont
mettre la recherche et l’enseignement supérieur sous la coupe des entreprises
et de leurs objectifs de profits. Des pôles de compétitivité
voient le jour. Ils regroupent des services publics, des
entreprises privés et des collectivités territoriales sur un objectif
correspondant aux pôles capitalistes dominant dans la région concernée
(l’aéronautique dans la région Midi-pyrénées, l’électronique dans la région
Rhône-Alpes, l’industrie de l’information dans la région Ile-de-France…..).
Les 21 régions sur 22 dirigées par la gauche plurielle ont montré une grande
activité dans la mise en place de ces pôles. Partageant ainsi, dans une
cohabitation à la française, la responsabilité politique de cette mise à
disposition des fonds publics et des services publics au seul bénéfice des
firmes capitalistes et de leur objectif à court terme : réaliser
le maximum de profits au bénéfice des actionnaires.
Ainsi, dans la région Rhône-alpes, c’est Hewlett Packard qui dirige le pôle.
Elle reçoit des fonds publics et dans le même temps elle licencie pour
délocaliser ses productions et augmenter ses profits. Ces pôles de
compétitivité sont un moment de la réorganisation du capitalisme pour
accroître ses profits en pompant littéralement les moyens publics. A ces pôles de
compétitivité, pouvoir et patronat veulent faire correspondre des pôles de
recherche. Une loi va être votée au parlement. Ce « pacte pour la
recherche » vise à réorganiser profondément les instruments publics de
recherche. Elle prévoit donc la constitution à l’échelle régionale de
nouveaux ensembles privés/publics qui pourront prendre la forme de
« pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) », où les
personnels du public seraient mis à disposition de ces nouvelles entités qui
peuvent être de droit privé sous forme de fondations. Ces nouvelles entités
doivent aspirer une partie importante des crédits des laboratoires, à
condition bien sûr de travailler sur les projets des entreprises privées. Dans le même temps le
système universitaire, mal en point du fait d’une austérité qui dure depuis
des décennies est en voie de réorganisation profonde.
Cette réorganisation vise à créer des « pôles d’excellence »
réservés aux étudiants haut de gamme, le tout venant étant lui cantonné dans
des Universités de seconde zone délivrant des diplômes dévalués sur le marché
du travail. Ainsi un ensemble de ce type associant grandes écoles et
Universités parisiennes est en cours de constitution dans l’Essonne. Pour
battre cette politique, il faut, non seulement agir pour la condamner, mais
surtout créer les conditions d’un changement réel de politique au service des
travailleurs. La crise que traverse la France et beaucoup d’autres pays
capitalistes en Europe et dans le monde appelle une rupture avec la politique
du capital. Souligner les enjeux de classe dans la recherche renforce
notre conviction que la construction d’un parti révolutionnaire est une nécessité
absolue si l’on veut des changements réels. C’est à ce travail que s’attachent
les militants de communistes.
http://www.sitecommunistes.org
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