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20-09-2005
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Un modèle à ne pas suivre |
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Les
syndicats allemands sont souvent présentés comme un modèle efficace pour la défense
des salariés : nombre de syndiqués, aptitude au dialogue et au
compromis. En clair, le réformisme dans toute son aptitude à résoudre les
rapports patronat – salariat. Quelques faits récents en
Allemagne mettent à mal les supporters – syndicalistes, journalistes,
patrons, politiciens – de ce modèle. 2004 : devant les
mesures anti-sociales prises par le gouvernement social-démocrate, des
militants syndicaux participent et appellent à participer à des
manifestations contre cette politique. Comme il existe une liaison entre les
syndicats et la social-démocratie, le chef du gouvernement Schröder siffle la
fin de la contestation. Les responsables syndicalistes se retirent des manifestations
qui s’essoufflent puis s’arrêtent. Le gouvernement peut aller tranquillement
au bout des mesures anti-sociales qui lui ont fait perdre les élections du 18
septembre. Cela doit amener les
salariés, les syndicalistes à une première remarque. Celle de la nécessité de
l’indépendance syndicale tant vis-à-vis du patronat que du gouvernement. Indépendance
ne signifie pas neutralité face aux partis et à la politique qu’ils mènent. C’est
en fonction du seul intérêt des travailleurs que le mouvement syndical doit
se positionner. A partir de cette position de principe, on peut de s’interroger
sur la déclaration du secrétaire général de la CGT qui dans un meeting à
Marseille se prononce pour la nécessité de l’alternance en 2007, en clair
pour le vote en faveur du PS. Pourquoi cette idée ? 2004: de grandes
entreprises industrielles allemandes menacent de délocaliser leur production.
Au nom de la défense de l’emploi, les syndicats acceptent : baisse de
salaire, augmentation du temps de travail pour le même salaire, etc… En échange,
les patrons s’engagent à ne pas licencier avant 2010, voire 2011. 2005 : deux
entreprises qui avaient signé de tels accords, Wolkswagen, Siemens viennent d’annoncer
des suppressions d’emplois (10.000 pour Volkswagen). La
brutalité des faits vient de ramener à la réalité : la lutte des classes
demeure bien présente, l’antagonisme capital – travail est irréductible, cela
n’a pas disparu avec le 20ème siècle.
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