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21-06-2005

Après le REFERANDUM

 

 

« Liaisons Sociales » publie un sondage qui confirme tous les  autres sur la nature des votes en fonction de la proximité syndicale. Ont voté NON :

CGT :     74%

FSU :      70%

Sud :      65%

FO   :      64%

CFDT :    46%

CFTC :    37%

FNSEA :  37%

CGC :     35%

On se souvient que la position des dirigeants de la CGT et de son secrétaire proposait que la confédération n’appelle pas à voter NON, s’alignant sur la position européenne de la CES (Confédération Européenne Syndicale). On a encore en mémoire l’âpreté de la discussion qui a eu lieu partout où les syndiqués ont pu l’imposer en faisant sauter les verrous posés par tel ou tel représentant de la direction. Le Bureau Confédéral lui-même a dû reculer sous la pression de la majorité des membres du Comité Confédéral National (CCN).

Depuis le 30 mai le ton du Bureau Confédéral a changé. Dans son analyse du référendum, il a découvert que la politique gouvernementale avait été « fortement impliquée » et qu’elle avait été déterminante dans le score du NON. Mais il n’a pas pour autant décidé de lutter contre la construction de « l’Europe unie » . Ne pas combattre résolument cette Europe, s’inscrire de façon détournée  dans sa construction, c’est au bout du compte laisser les mains libres aux capitalistes.

La CES vient de se réunir pour rechercher « la voie à suivre » de l’après - NON. Membre de son Comité Exécutif (CE), B. Thibault a déclaré : « Il faut une réflexion syndicale sur le besoin d’Europe des salariés…Comment rendre crédible une nouvelle articulation entre le niveau national et le niveau syndical européen ? » Ce qui signifie : on continue dans la même voie qu’avant le référendum. 

Une CGT combative et indépendante,

doit être l’expression des syndiqués, l’expression de leurs besoins, de leurs revendications. Elle doit leur appartenir, les syndiqués doivent occuper toute leur place dans l’organisation syndicale. Pas de réflexion, pas de décision qui ne soit l’émanation des syndiqués. Pas de dirigeant qui se soustraie au contrôle des adhérents. 74% de NON du côté des syndiqués et des électeurs CGT, c’est de leur opinion et de leur volonté d’action qu’il va falloir tenir compte !

 

Partout des syndiqués, des responsables syndicaux, ne sont pas disposés à accepter qu’on casse leur syndicat de lutte. Des centaines de milliers de salariés sont avec eux.

 

 

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