|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
21-10-2006
|
D’EADS-AIRBUS
A GDF EN
PASSANT PAR… |
|
La
stratégie était simple pour aboutir à la casse des emplois et parvenir à des
profits plus juteux encore : EADS-AIRBUS allait mal, les dirigeants de
l’entreprise avaient fait des erreurs industrielles entraînant des
retards de livraisons d’appareils, pour le groupe industriel il devient donc
logique et nécessaire de réduire de 30% les coûts de production, donc de
supprimer des emplois dans le même ordre de grandeur. Dans une tout autre
logique, un retard aurait dû entraîner un effort en matière d’emplois pour le
combler ! Aujourd’hui après un
pseudo-désaccord, l’ex PDG STREIFF est remplacé par GALLOIS pour appliquer
exactement le même plan concocté par son prédécesseur. Le rideau de fumée
médiatique est en place pour faire oublier qu’il s’agit de 10000 suppressions
d’emplois, et dans la foulée, présenter GALLOIS comme un licencieur de
dialogue qui a pour mission de faire avaler aux organisations syndicales le
plan. Ces derniers le feront sans difficulté avec l’esprit des gestionnaires
sociaux prêts à gérer en douceur ces suppressions d’emplois ! Au-delà de ces manœuvres,
la recherche des profits maximums et immédiats a une conséquence immédiate et
à long terme, c’est le déclin industriel de notre pays et par
conséquent le déclin tout court. L’industrie est porteuse de création de
richesses, porteuse d’emplois directs et induits, porteuse de savoir-faire.
Elle a fait vivre des régions entières qui font place aujourd’hui à des
déserts industriels. Mais la possibilité d’exploiter des salariés dans d’autres
régions du monde entraîne des délocalisations massives et la disparition de
centaines de milliers d’emplois en France. Cette réalité n’est pas
une préoccupation pour les candidats de 2007 qui esquive le problème, pas
plus d’ailleurs qu’elle n’a fait réagir ceux qui ont dirigé le pays depuis 20
ans et plus. A part la gestion du chômage, des mesures répressives,
d’intégration ou d’encadrement associatif, voir militaire dans les quartiers
difficiles, RIEN. C’est pourtant le développement
industriel et l’emploi qui est porteur d’avenir et d’espoir et non le chômage
massif, qui lui génère misère sociale et culturelle, à la source des
problèmes dans les quartiers. Plus que des discours
sans suite sur l’insertion, des éducateurs, des flics, ce sont des emplois
dont a besoin la jeunesse des banlieues. Donc les délocalisations
sont une réalité que l’on peut chiffrer. Exemples : TPCA (PSA. Toyota)
devrait produire en Tchéquie cette année près de 300 000 véhicules à 99%
destinés à l’exportation et ce n’est pas fini ! D’ailleurs avec la
Slovaquie, ou Peugeot s’installe, dans ces 2 pays, 6 constructeurs mondiaux
vont produire 2 millions de véhicules par an. Les Tchèques et les Slovaques
vont ainsi devenir les deux premiers pays producteurs d’automobiles du monde. Bien sûr, les
équipementiers ne sont pas en reste, sièges, câblerie, plastiques et autres
accessoires ont suivi la ruée vers l’Est. C’est le choix de l’Europe du
capital qui propulse son expansion dans ces pays de bas salaires par les
Gouvernements serviles à ses ordres. Ils organisent les
délocalisations dans tous les domaines : santé où les rapports médicaux
sont tapés au Maroc, les radiographies lues et interprétées en Inde. Et dans les assurances où
AXA, qui dans ses prévisions d’activités accrues pour tripler ses bénéfices
d’ici à 2012, va délocaliser 1500 emplois au Maroc et supprimer 1500 autres
emplois en France avec des gains de Productivité. Parions que ce ne sont ni
salariés, ni les assurés d’AXA qui s’y retrouveront. Mais le capital a aussi
un pouvoir de nuisance dans d’autres secteurs. Ainsi par
l’intermédiaire de l’Etat, ce sont les entreprises publiques qui sont
invitées à faire du profit avant tout. Dans ces entreprises, l’état ne
dispose que « d’une courte » majorité. La Poste, Thalès, Areva,
etc… emploient 1.4 millions salariés. Leurs effectifs ont baissé de 14%
en 1 an et en 2005 ces entreprises publiques ont doublé leurs
bénéfices. Ils s’élèvent à 12 milliards d’euros, leur rentabilité financière
s’élève à 11% contre « seulement» 6.5% dans les entreprises du CAC 40
(Rapport de l’Agence des participations de l’Etat). Quant à GDF, le vote de
sa privatisation à l’Assemblée Nationale le 3 octobre s’est fait dans la
sérénité. Les députés de « gauche » qui roulaient des mécaniques en
septembre se sont couchés pour ne pas gêner le calendrier parlementaire (et
la privatisation). Et ce n’est pas la
riposte tardive et passive de la CGT le samedi 14 qui ralentira
le projet ! Pourtant la situation s’est à nouveau clarifiée et appelle à
une riposte de masse. La « vanne » de PINAULT dans le dossier
SUEZ-GDF est significative des appétits sans limite du capital. A travers un
montage financier dont ce dernier a le secret pour faire ses sales coups, GDF
tomberait plus vite encore dans les mains des financiers. Inutile de rappeler
leurs déclarations aux tenants du pouvoir, seuls les actes comptent. Inutile
de suivre les gesticulations des uns et des autres, les déclarations
offusquées et solennelles. PINAULT est l’ami de Chirac, Sarkosy, etc… Jospin,
le gouvernement et partis de gauche ont accepté la privatisation d’EGF en
2002 à Barcelone. Tout est donc dit, sur les responsabilités politiques. La
seule perspective réside dans la lutte des salariés et des populations pour
reconquérir ce fleuron, bien de la nation tout entière, que sont Electricité
et Gaz de France.
http://www.sitecommunistes.org |