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21-12-2006
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PARIS :
en plein dialogue social |
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Depuis
le 12 décembre les postiers de huit bureaux parisiens de la Poste, ceux des 3ème,
10ème, 19ème et 20ème arrondissements sont
en grève. Ils s’opposent à 21 suppressions d’emplois, à la réduction des
horaires d’ouverture au public, à l’aggravation des conditions de travail. Ce conflit fait suite à
des semaines de discussions qui n’ont pas abouti, tout simplement parce que
les directeurs de ces établissements avaient comme unique souci celui de
supprimer les 21 emplois en réduisant les horaires d’ouverture au public
(ouverts jusqu’à présent de 8h. à 19h.). Comme par hasard, ces huit bureaux
se situent pour l’essentiel dans des zones urbaines sensibles, mais la
direction de La Poste de Paris – Centre n’en a cure. Tout récemment le
directeur a même tenté d’éviter une nouvelle rencontre que lui proposaient
les représentants syndicaux du personnel ; il était, paraît-il,
indisponible parce qu’absent mais… Une cinquantaine de
postiers avaient décidé d’aller vérifier sur place. Et là, surprise, c’est un
officier de police avec son équipe qui les « reçoit ».
Policiers arrivés par hasard, sachant encore par hasard que le
directeur était là, connaissant les revendications des postiers toujours par
hasard. Curieux, non ? Parfois le hasard fait trop bien les
choses ! Ça c’est « le
dialogue social » prôné par l’Etat et le MEDEF, en application à La
Poste, après le procès de Poitiers contre les 4 dirigeants syndicaux de
l’Equipement, contre ceux de la Snecma, après les incidents de centre de tri
postal de Bègles en 2005. La défense des
revendications du personnel, donc celle des usagers de la poste, est
assimilée à des actes de délinquance. Leur « dialogue social »
c’est ça ! Dans un quartier
populaire concerné par ces suppressions inacceptables d’emplois, à Paris
Sambre et Meuse dans le 10ème arrondissement, les responsables
syndicaux ont fait signer une pétition qui s’est couverte très rapidement de
plus de 1500 signatures, des adhérents de « COMMUNISTES » étaient
là. Il fallait voir la hargne du directeur d’établissement, allant
jusqu’à balancer des coups de pied sur les panneaux syndicaux mais bien
incapable de répondre aux exigences de la population locale et des postiers. Croire aujourd’hui qu’un
dialogue social est possible hors de l’action des salariés, c’est croire au
père Noël. Les salariés, les usagers, les postiers n’ont aucune raison d’y
croire, leurs luttes les éclairent sur les exigences et les besoins des uns
et des autres. Dernière minute : la
direction vient de faire de nouvelles propositions sur l’emploi. Elles seront
discutées en janvier. L’action
continue.
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