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22-06-2006
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C’est quoi le réformisme ? |
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Le mot
lui-même vient de l’aptitude à promouvoir des réformes. Dans notre pays, le réformisme
a toujours été l’apanage de ceux qui, non seulement ne remettent pas en cause
le capitalisme, mais qui acceptent toutes les concessions, plutôt que de
lutter. La CGT a décidé de rejoindre ce camp. En France, comme partout,
les négociations nécessitent d’être deux : le patronat et les
organisations syndicales. Mais c’est toujours le patronat, qui décide des négociations
et de leurs contenus. Etre réformiste, c’est donc accepter de négocier
uniquement sur les bases décidées par le seul Medef et en fonction de ses
objectifs et uniquement d’eux. Le congrès de la CFDT qui
vient de se terminer, en est une parfaite illustration. Cette organisation a
connue des départs d’adhérents et de militants, déçus par le comportement de
Chérèque en 2003, lors des négociations sur les retraites. Interrogé à ce
sujet par des congressistes, celui-ci est revenu sur cette période. Sa
réponse, illustre parfaitement le réformisme. Nous le citons : « nous
avons obtenu entre autres, les âges de départ anticipé pour les longues carrières,
la baisse de la décote de 10 a 5 % dans le privé, l’étalement de celle du
public sur 15 ans au lieu de 10 ans, la création d’une surcote de 3 % par année
travaillée en plus, le calcul des retraites de la fonction publique sur
les 6 derniers mois au lieu de 3 ans ». Puis de s’exclamer
« si cela n’est rien, alors excusez- moi du peu ! ». Mais même Chérèque a
fait silence sur : -la baisse du niveau des pensions -
l’âge légal de départ à la retraite porté à 65 ans –l’élévation du nombre de
trimestres pour obtenir la retraite à taux plein – les pensions qui ne sont
plus indexées sur l’évolution des salaires, etc… Et ce n’était qu’un
début dans l’esprit des signataires. C’est également le choix
qui a été fait, de casser les actions et la mobilisation dont le but était d’obtenir
un accord favorable à tous les salariés du privé et du public, pour
satisfaire les exigences du patronat. Tout ce que voulait le MEDEF a été accepté. Vous comprendrez que les
négociations qui se tiendront fin 2007, début 2008, devront être sous haute
surveillance si nous ne voulons subir le sort sens des salariés Anglais. (
Voir sur notre site). UNE CFDT PAS SEULE ? Nous connaissons les« habituels
signataires d’accords au rabais. La CFDT avoue :
« ce n’est pas uniquement sur sa capacité d’aller jusqu’au bout dans
son opposition que le syndicalisme sera jugé, mais aussi sur celle d’aller au
bout dans les négociations ensemble pour apporter des résultats concrets aux
salariés ». Autrement dit, le rôle
d’un syndicat n’est pas de s’affronter au patronat mais d’accepter de
négocier et de signer un compromis le moins mauvais possible. La CGT se comporte hélas
de la même manière. Son 48ème congrès est revenu avec force sur
l’idée de « rassembler le syndicalisme français ». C’est fait mais
sur les positions de la CFDT. C’est inquiétant pour
l’avenir. Plus que jamais, la discussion sur les questions de fond est
nécessaire dans toutes les entreprises pour convaincre que nous ne sommes pas
contraint de subir et qu’une autre solution existe. Mais pour cela, la lutte
est indispensable. La réalité dans notre
pays et dans toute l’Europe est toujours la même. Ou bien gérer avec et pour
le capital ou s’attaquer à lui et imposer la satisfaction des revendications
des salariés. Malgré tous les discours
convergents, il reste que la lutte des classes et encore et toujours
d’actualité, en France comme ailleurs. « COMMUNISTES »,
parti révolutionnaire est le parti politique porteur de cette orientation.
Discutez-en avec les militants de Communistes, et ensemble créons les
conditions pour changer cette société vouée aux intérêts du capital.
http://www.sitecommunistes.org |