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22-11-2006 |
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Candidate à la présidentielle, Ségolène
ROYAL veut battre le candidat de la droite. Bien, mais avec quel
programme ?... Là c’est le flou total. Ce qu’elle propose serait
différent de ce que proposent D. Strauss-Kahn, Fabius et le PS lui-même,
difficile de s’y retrouver ! Les querelles intestines que les uns et les
autres viennent (une fois de plus) d’étaler sur la place publique sont
finalement peu de choses comparées à ce qui les unit. Les uns comme les
autres n’envisagent pas une seule seconde de changer la société française en
profondeur. Ils doivent pourtant savoir qu’il est impossible d’améliorer la
situation des salariés et du peuple sans frapper d’abord ceux qui détiennent
le pouvoir économique, sans museler les propriétaires de ces grands groupes
industriels et financiers qui règnent sur notre pays et amassent des
centaines de milliards sur notre dos. Ils doivent pourtant savoir que sans
cela, il est impossible d’augmenter les salaires et retraites, de créer des
emplois et d’en finir avec le chômage, d’équilibrer et de développer la
Sécurité Sociale, l’enseignement et la recherche… Si cela n’est pas fait, notre
situation ne fera qu’empirer. Les dirigeants du PS le savent. Pourtant ils
s’apprêtent une fois de plus à faire comme d’habitude, s’ils reviennent aux
affaires. Battre la droite oui, mais pour faire
quoi ? C’est la vraie question mais c’est justement celle-là
que le PS se garde bien d’aborder. Pendant des semaines, la rivalité Ségolène
Royal, DSK, Fabius a tenu le devant de la scène médiatique. C’était donc
l’occasion rêvée d’exposer en long et en large ce qu’ils proposaient eux et
leur PS, pour obliger le capital à satisfaire nos revendications, ne
serait-ce que les plus urgentes. Au lieu de cela nous avons eu droit au
triste spectacle de trois personnages s’égratignant pour devenir candidat.
(S’ils s’étaient affrontés sur la meilleure façon de combattre le capital,
sûr qu’ils n’auraient pas bénéficié de cette scandaleuse complaisance des
médias). Mai 2005, référendum sur l’Europe, le PS
divisé… Qu’à cela ne tienne, écrivions-nous il y a deux
ans, 2007 approche, ils vont se rabibocher. C’est ce qui s’est passé, la
divergence n’était que superficielle. Normal, puisque tous étaient pour
l’Europe avec plus ou moins un zeste de « social ». Petite dispute
vite oubliée. Même chose aujourd’hui puisque nos trois
protagonistes ont juré de se réconcilier pour battre la droite. L’un se
proclame social-démocrate,
l’autre socialiste, la candidate serait plutôt social-libérale disent ses
(faux) amis… Allez vous y retrouver ! Que faut-il changer pour que rien ne change? Ce PS se divise puis se raccommode d’autant plus
facilement que son programme c’est tout, sauf la mise en cause des puissances
financières. Entre lui et la droite, c’est à qui gérera le plus adroitement
les affaires du capital. Celui-ci n’a donc pas de souci majeur à se
faire, les uns ou les autres au gouvernement, il est assuré de rester en
place. Comme d’habitude. C’est l’alternance droite–gauche : donner
l’illusion du changement et de la démocratie. Opération archi- classique
garantie sans frais pour le capital. « Pas la peine assurément de changer de
gouvernement » chantait–on déjà au siècle dernier. Nous sommes aujourd’hui dans le même cas de
figure Nous y sommes d’autant plus que le PCF, la LCR et
LO ont déjà officiellement annoncé qu’ils voteraient au PS sans condition au
second tour pour battre Sarkozy. On retombe encore sur la question :
battre la droite pour faire quoi ? Sortir de ce bourbier Voilà la situation. Pas réjouissante. Raison de plus pour intervenir vite et peser sur
les évènements de tout le poids dont nous sommes capables. *Intervenir d’abord pour l’augmentation des
salaires et retraites, pour la défense de l’emploi et de notre potentiel
économique, pour les revendications des salariés et du peuple. C’est d’autant
plus indispensable que des centrales syndicales, tout particulièrement la
CFDT, sont ouvertement placées à la remorque du patronat. La direction
de la CGT pour sa part multiplie les atermoiements. Il est encore possible de
changer ce comportement si les syndiqués et les travailleurs interviennent
partout. *Dans cinq mois c’est la présidentielle. Les
législatives suivront en Juin. Quel moyen de se faire entendre pour ceux et
celles qui condamnent cette énorme tromperie électorale ? Pas possible de voter pour le PS, ni pour tous
ces partis, du PCF à LO qui s’apprêtent à voter pour lui au second tour. Saisissons l’occasion de la Présidentielle et des
législatives pour dire qu’il y en a assez et que nous voulons que ça change.
Victime du caractère antidémocratique de l’élection Présidentielle,
COMMUNISTES n’aura pas de candidat, mais il mettra un bulletin de vote à
votre disposition que vous pourrez utiliser. Si toutes celles et ceux qui
veulent vraiment modifier le cours des choses le disent, ce seront des
millions de bulletins exprimant cette volonté que l’on trouvera dans les
urnes. Ce sera le seul vote utile et il faudra bien compter avec. Aux élections législatives nous présenterons des
candidats pour lesquels vous pourrez voter. Nous en reparlerons.
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