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22-12-2005

BOSCH, PEUGEOT,

Ils en veulent toujours plus

 

 

Ils en veulent toujours plus. Souvenons-nous : Juillet 2004, la Direction de Bosch-Vénissieux, avec la complicité de la CFDT et de la CGC, imposait au personnel de travailler gratuitement une heure de plus pour éviter, disaient en chœur syndicats signataires et direction, 300 suppressions d’emplois. Tout allait au mieux dans le meilleur des mondes capitalistes ; le « réalisme » syndical triomphait.

 

Dix huit mois plus tard, Bosch récidive. Il frappe plus fort. Aux 10400 salariés, employés en France, il propose le retour aux 40 heures, payées 35. Avec cynisme, le PDG de Bosch France déclare : « nous n’envisageons pas de réduire les salaires, la seule solution, c’est d’augmenter la durée du travail ». Si travailler plus, pour le même prix, n’est pas une diminution de salaire, on peut se demander pourquoi Bosch le fait. A ce cynisme s’ajoute la menace de fermeture des sites. La CGT Bosch a raison de parler de provocation sociale.

 

La première réflexion qui vient à l’esprit, c’est que céder une fois au patronat n’est pas la bonne solution. Celui-ci en demande toujours plus. Pour augmenter sans cesse les profits capitalistes, il faut en permanence écraser les salaires, les avantages acquis, augmenter en permanence la productivité.

 

Pour eux pas de limite. Diminution de salaires, délocalisation, tout est bon. La seule limite qu’ils connaissent, c’est lorsque les travailleurs en lutte disent halte ! ça suffit !!

 

Tout à fait juste le mot d’ordre entendu dans les manifestations :

Ce n’est pas dans les salons

ce n’est pas à Matignon

que nous aurons satisfaction,

il faut lutter.

 

Peugeot s’apprête à signer, avec la Fédération Européenne de la Métallurgie (branche CES) et la Fédération Internationale des Ouvriers de la Métallurgie (branche de la CISL), une charte sociale pour la défense de l’emploi ! Au même moment, Peugeot contraint un sous-traitant, près de Rennes, à fermer avec 2000 suppressions d’emplois (trop cher) et 1000 autres entre intérimaires et sous-traitants dans le Doubs.

Pour des syndicats, signer un tel texte revient tout simplement à désarmer les salariés et les livrer, pieds et poings liés, au patronat.

 

Face aux attaques du patronat, seule l’action peut le faire reculer et défendre les intérêts des salariés.

 

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