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24-06-2005
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Au-dessus de nos moyens ? On nous insulte ! |
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Après De Villepin, Thierry Breton a présenté
son diagnostic de la situation économique française : « La France
vit au-dessus de ses moyens ». Est-ce de ceux-là qu’ils
oseraient parler ? *plus de 10% de chômeurs
(statistiques officielles donc fortement minorées), 1/3 chez les moins de 24
ans. *plus d’un salarié sur
trois gagne moins de 1,3 SMIC (calculez) note l’INSEE. « Il y a un
tassement vers le bas de la structure des salaires pour toutes les qualifications »
constate le plan. Elles touchent 90% des salariés peu qualifiés, 68% des
ouvriers et employés qualifiés, 25% des cadres. Pendant ce temps les
entreprises… Jamais elles n’ont
amassé autant de richesses, les profits explosent au seul bénéfice des actionnaires. *le bénéfice cumulé de 40
groupes français cotés en Bourse a bondi de 60% en un an et 37% de dividendes
supplémentaires ont été distribués à leurs actionnaires. *la multinationale NESTLE
a multiplié ses profits par 2,5 ces dix dernières années. Ce même NESTLE qui
veut fermer le site de Saint – Menet (B. du Rhône) pour le délocaliser. On pourrait multiplier
les exemples (voir sur notre site un examen détaillé). *des fortunes colossales
s’accumulent dans les caisses de la finance pendant que les travailleurs et
le peuple peinent de plus en plus. *il y a des sommes énormes
en France pour satisfaire nos revendications, nos aspirations mais cet
argent, produit de notre travail est entreposé dans les caisses des
entreprises qui l’utilisent dans leur seul intérêt. *« Il faut
fortifier les entreprises » a pourtant déclaré Breton. Même propos dans
la bouche de Seillière qui veut « fluidifier le marché du travail… plus
de liberté pour négocier l’organisation du travail en entreprise » etc…etc… Un
certain Patrick Ollier, président de la Commission des Affaires Economiques à
l’Assemblée Nationale, précise : Il faut « toiletter le code
du travail, assouplir les conditions d’embauche et de licenciement, alléger
les charges des entreprises… » moyennant quoi il veut qu’on supprime les
cotisations sociales sur le SMIC, que l’employeur ait le droit de licencier
les plus de 50 ans sans être pénalisé. Les suppressions de
charges patronales seront « intégralement compensées par l’Etat aux
organismes sociaux » ce qui signifie qu’elles devront être payées par
les travailleurs et leur famille sous forme d’impôt. Jean Arthuis, président
de la Commission des Finances au Sénat y va de son coup de griffe dans un
rapport sur l’économie française et les délocalisations qu’il a présenté en
Juin. Il préconise l’introduction d’une TVA sociale :
« une augmentation de 4 points du taux de TVA permettrait de prendre en
charge 30% des cotisations patronales affectées au financement de l’assurance
maladie ou 64% de celles affectées à la branche famille ». Le patronat approuve. « Les
lois empêchent la souplesse des horaires » déclare un employeur au
journal « Le Parisien », un autre « veut un assouplissement
des conditions de licenciements pour que l’on puisse, le cas échéant, diminuer
les effectifs sans être condamné par les prud’hommes ». L’employeur se
voit accorder le droit de licencier sans indemnité un salarié de moins de 25
ans dans les deux ans qui suivront son embauche. Les exonérations de
cotisations patronales ont été multipliées par 10 en dix ans, pour quel résultat ?
La précarité du travail a explosé en 20 ans : de 1983 à 2003 le nombre
des intérimaires a progressé de 316%, celui des CDD de 517%, celui des salariés
à temps partiel de 701% (chiffres officiels, donc…). Et depuis 2003 tout ça s’est
accéléré. Se rassembler pour
agir 70% de l’électorat
populaire du NON juge que « la situation sociale est en voie de détérioration ».
le NON des couches populaires au référendum c’est le NON de celles et ceux
qui sont le plus durement frappés par la politique actuelle et qui savent qu’elle
va s’aggraver. 15 millions de NON
représentent une force très puissante qui peut faire reculer patronat et
gouvernement si elle se rassemble pour agir. Car il faut agir vite et fort
pour faire échec à ce qu’ils sont en train de mettre en place. Agir vite : c’est
maintenant et dès la rentrée qu’il faudra insister auprès des syndicats pour
qu’un grand mot – d’ordre national d’action soit lancé pour l’augmentation
des salaires et contre toutes les attaques qui visent les travailleurs. Si
les syndicats traînent les pieds, il faudra les obliger, la situation l’exige. Agir fort : les
conditions sont aujourd’hui réunies pour que des millions de salariés et de
gens du peuple se rassemblent et agissent. A chacun ses
responsabilités, celle des syndicats est d’appeler à l’action. Manœuvre après manœuvre Le Non au référendum
venait à peine de l’emporter que déjà les manœuvres politiciennes se
multipliaient à gauche comme à droite. A droite, il est maintenant certain
que Bayrou, de l’UDF est décidé à prendre ses distances avec l’UMP, à développer
de nouvelles manœuvres politiciennes pour jouer son jeu et continuer la
politique de la droite. Quant à la rivalité Villepin – Sarkozy (ou l’inverse),
ce n’est pas sérieux, on devine derrière tout ça la bataille engagée pour être
le candidat officiel de l’UMP à la présidentielle de 2007. Ces deux-là ne
sont d’ailleurs pas les seuls candidats de la droite, d’autres se profilent
nous ne sommes pas encore en 2007. Le référendum a confirmé l’influence et la
dangerosité de Le Pen et du Front National qui se prépare lui aussi
pour la Présidentielle de 2007. A gauche les manœuvres
politiciennes se succèdent avec comme toile de fond 2007. Il ressort de tout
ce que disent, écrivent ces personnages que c’est à qui s’imposera
comme candidat pour 2007. Les socialistes (du OUI ou du NON) sont en
train de se rabibocher pour jouer le rôle dirigeant à gauche. Les Verts, déjà
réconciliés, sont prêts à les rejoindre moyennant compensations. Le PCF veut « rassembler
toute la gauche » dit M. G. Buffet qui espère être en bonne
place. Jusqu’à Besancennot de la LCR que les médias ont abondamment promu qui
voudrait figurer dans le groupe de tête. Ce remue – ménage promet
beaucoup de remous dans la période qui vient. Car ce dont on ne parle pas et
dont on n’a pas vraiment envie de parler c’est : quelle politique mettre
en œuvre pour que les choses changent vraiment en France ? C’est en
vain que l’on rechercherait une indication sérieuse du genre : voilà ce
que nous proposons concrètement pour éliminer définitivement les
multinationales, les Total, Alcatel, AXA, Paribas, Peugeot etc… Voilà ce que
nous proposons pour les remettre aux travailleurs et au peuple qui doivent
seuls en avoir la gestion. Voilà ce que nous proposons pour assumer l’indépendance
de la France en Europe et dans le monde… Et pour cause, leur horizon se borne
à l’alternance gauche droite dans le capitalisme.Remplacer la droite par la
gauche en 2007, serait-ce cela la solution ? Est-ce une perspective pour
les travailleurs ? A COMMUNISTES,
nous apportons des réponses à ces questions. Nous voulons changer de société.
Il faut supprimer le capitalisme et le remplacer par une société socialiste
qui assurera l’émancipation sociale par : *Le pouvoir politique du
peuple *la propriété sociale des
principaux moyens de production et d’échange et leur gestion démocratique par
le peuple. Comment s’en sortir ? La véritable
opposition est entre le capital et le peuple. Seule la lutte et l’intervention
du peuple permettront d’en sortir. Elles seules feront reculer les maîtres
actuels de la France. Elles seules permettront de les vaincre définitivement
et d’instaurer une nouvelle société.
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