25-03-2005
BREVES
Grand-mère comme vous
avez de grandes dents…
Jacques Barrot, ancien président du groupe UMP à l’Assemblée
Nationale, aujourd’hui commissaire européen, déclare dans une interview : « mieux
vaut pendant la campagne référendaire éviter d’ouvrir des débats trop
conflictuels qui pourraient mettre le feu aux poudres et le discours du
commissaire doit rester prudent ».
En clair, évitons de dire la réalité sur la poursuite
de la construction capitaliste de l’Europe, la facture sera présentée le 30 mai
après la victoire. Du OUI espéré à la fois par la droite et le PS.
Donnons l’impression de combattre la directive
Bolkenstein, silence sur une autre directive qui prévoit que dans cette
Europe sociale il sera possible de porter la semaine de travail à 65 h.
(soixante cinq heure) par semaine, silence sur un rapport de la commission de
Bruxelles intitulé « les délocalisations une chance pour l’Europe »,
donnons l’impression que le gouvernement à entendu la protestation
populaire qui exige l’augmentation des salaires, l’arrêt des licenciements,
parlons avec les syndicats mais renvoyons les décisions au mois de juin,
gommons tant que faire se peut tout ce qui fâche et l’on présentera la facture
aux peuples lorsque la constitution aura été adoptée. En clair, Mr Barrot
rappelle à ses amis de droite que l’on n’attrape pas les mouches avec du
vinaigre.
Quand au PS il tient son créneau en expliquant que ce
qui compte c’est que l’Europe soit dirigée par un gouvernement à majorité
socialiste qui ferait une politique sociale. Rappelons ce qu’il en est :
*En France la politique du gouvernement de la gauche
plurielle a été tellement rejetée par les salariés que Jospin a été balayé au
premier tour de l’élection présidentielle de 2002. Jospin d’ailleurs pendant
ses 5 ans de gouvernement, main dans la main avec Chirac Président aux sommets
européens de Barcelone, Nice, Lisbonne, a construit activement cette Europe
capitaliste rejetée par les salariés.
*En Allemagne sous la direction de Schröder c’est
toute la protection sociale qui est balayée.
*En Angleterre, Blair poursuit la politique de ses prédécesseurs
de droite, le système de retraites est tellement mis à mal que l’âge du départ
en retraite pourrait être retardé alors que l’activité des 55-65 ans est de
55,5% du fait de la faiblesse des pensions.
*Ils nous montrent le modèle suédois alors que l’âge
du départ en retraite approche de 70 ans et que plus de 70%% des 50-64 ans sont
obligés d’avoir une activité pour compléter leur pension (pareil en Norvège).
Il n’y a pas de SMIC (salaire minimum) en Suède.
A cette Europe capitaliste, une seule réponse le 29
mai : NON
Normal qu’ils appellent à voter OUI
Le PS vient de publier une liste de « personnalités »
qui, à son invitation, appellent à voter OUI, qui se présentent comme des « femmes
et des hommes de culture, de science, de recherche et de sport ». Pas de
femmes et d’hommes du monde du travail, curieux non ?
Par contre y figure D. Olivennes, PDG de la FNAC,
proche dit-on de Fabius et qui s’est illustré par son refus de satisfaire les
revendications des personnels. On y trouve aussi Peyrelevade, ex PDG du Crédit
Lyonnais qui n’a pas laissé le souvenir d’y avoir mené cette politique sociale
si chère parait-il au PS.
Dans les salons du pouvoir ou dans l’action ?
Pour justifier sa politique réformiste le PCF
explique que pour mieux défendre les intérêts des salariés il faut investir les
centres de pouvoir. D’où sa participation au gouvernement Jospin de 1997 à
2002, avec les résultats que l’on connaît. Ce qui ne l’a pas amené à revoir
cette politique, mais au contraire à la poursuivre aujourd’hui et pour le
futur. D’ailleurs M.G. Buffet dans « l’Humanité » du jeudi 24 mars
dit « qu’elle espère que le PS ne tardera plus beaucoup à répondre à
sa demande de rencontre dès le lendemain du référendum pour préparer ensemble
les élections de 2007 »
Une nouvelle illustration vient d’en être donnée à L’Assistance
Publique de Paris (hôpitaux de Paris). Le Conseil d’Administration vient
de décider la suppression de 1850 emplois administratifs pour réduire le coût
des soins en application des décisions du gouvernement.
La Mairie de Paris est représentée au Conseil d’Administration.
Par qui ? Par un adjoint au maire, communiste. Encore un bel exemple de l’efficacité
de cette politique.
Pour notre part nous sommes avec les personnels de l’A.P.
qui ont engagé l’action contre ces suppressions d’emplois.
Entre les salons et l’action « COMMUNISTES »
a choisi, c’est l’action.
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