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25-05-2006
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La chute du pouvoir d’achat des pensions et retraites des secteurs privé et public |
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REGIME
GENERAL 1- Le décret du 30 décembre
1982, dans le cadre de la mise en place du PLAN de BLOCAGE des salaires, a réduit
la masse globale des salaires pris en compte pour la réalisation de l’indexation
des pensions. 2- En 1987, est
intervenue la non-indexation des retraites sur les salaires. 3- Les décrets de 1993
ont mis en place des mesures draconiennes pour le calcul des retraites :
le nombre moyen de référence servant au calcul de la retraite est calculé sur
la base des 25 meilleures années d’activité et non plus des 10 meilleurs. Les
pensions sont revalorisées selon l’indice officiel des prix et non plus sur l’évolution
des salaires. Cette dernière mesure
marque une rupture de la solidarité entre ACTIFS et RETRAITES, qui
constituait le fondement de la Sécurité Sociale de 1945. Aujourd’hui, tous les
analystes s’accordent pour estimer, au moins, à 10 % la perte du pouvoir d’achat
des pensions du régime général, au cours des 10 dernières années. 4- La loi du 21 août 2003
aligne progressivement, d’ici 2008, les durées de cotisations requises, pour
la retraite à taux plein, des différents régimes (à 40 annuités), prévoit l’allongement
d’un trimestre par an à partir de 2009, voire jusqu’en 2020 (pour atteindre
41 annuités en 2012), devient la condition de durée de référence (portée de
150 à 160 trimestres d’ici 2008 pour le calcul de la retraite). Toutes ces mesures
contribuent à réduire le système basé sur la répartition et visent à
favoriser le développement de la capitalisation. REGIMES COMPLEMENTAIRES
ARRCO et AGIRC La baisse du niveau de
ces régimes est également programmée depuis plus de 10 ans. En se référant à
l’indice officiel des prix ( qui sous-estime l’évolution réelle de l’inflation
) une institution officielle estime une perte moyenne de 11 % pour l’ARRCO et
14 % pour l’AGIRC (années 1993-2003). FONCTION PUBLIQUE La baisse du pouvoir
d’achat des retraites nettes des fonctionnaires ne se démarque pas de celle
observée dans les autres régimes. Toujours selon les « experts »,
la perte serait de 0,6 % par an en moyenne entre 1993 et 2003. Une étude syndicale CGT a
calculé, pour les fonctionnaires, une perte de 20 % des retraites (base
indice officiel) mais de 40 % en se référant à l’indice CGT (qui a été
supprimé sans aucune concertation par la direction confédérale en 1998). LE MINIMUM CONTRIBUTIF Institué en 1983, lors du
passage à la retraite à 60 ans, il concerne les salariés ayant cotisé une
carrière complète mais sur de faibles salaires. Il représentait alors 60,40 %
du SMIC en vigueur. Aujourd’hui, il ne
représente plus que 46 % Personne
ne peut plus ignorer l’inquiétude des 14 millions de retraités face à la
dégringolade du niveau de leur pouvoir d’achat qui s’est fait jour il y a une
dizaine d’années et s’est amplifiée au fil des ans. Débutée
en 1982, dans le cadre du plan de blocage des salaires (gouvernement Mauroy),
continuée en 1987 avec la non indexation des retraites sur les salaires,
cette chute s’est poursuivie et amplifiée avec les décrets Balladur de 1993
et les diverses réformes des retraites qui ont suivi. A cela
s’ajoutent de nouvelles charges qui concourent à l’aggravation financière des
retraites : relèvement de la CSG, hausse du forfait hospitalier, forfait
d’un euro par consultation médicale, déremboursement de médicaments. La
montée d’un grave risque de pauvreté des retraités apparaît comme un fait
social, motivant une forte inquiétude collective et une crainte de
précarisation.
Ces 14
millions de retraités s’alarment du recul inexorable de leur pouvoir d’achat.
Avec les actifs, ils se battent pour le développement de la protection
sociale collective et solidaire, plus particulièrement des régimes de
retraite par répartition. L’allongement de l’espérance de vie, en bonne
santé, n’a de sens pour les retraités d’aujourd’hui ou de demain que s’ils
peuvent compter sur des ressources suffisantes pour bâtir leurs projets. Création du
SMIC 1970 *De 1970 à
2005 - évolution du taux des cotisations
sociales obligatoires
SALARIES
1970 8,18%
2005 21,36%
+ 13,18%
EMPLOYEURS
1970 35,15%
1980
40,27%
2005 36,50%
après allègements : 10,5% -26% SMIC et croissance
1993
2003 *Richesses crées (en
milliards euros)
1004,3
1478 +47% *Traitements et salaires
(milliards euros)
426,7
601,3 +41% *SMIC brut mensuel (en
euros)
897
1090
+21,5% *SMIC mensuel
net
717
857
+19,2% *Coût total du SMIC
mensuel
1199
1224
+2% cotisations
patronales comprises *En
2004 : 15,6% des salariés payés au SMIC ( un peu plus de 3
millions)
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