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25-05-2006

 

Un syndicaliste CGT de la Poste membre de notre Parti nous informe

sur ce qui se passe dans les services publics de la ville de Paris.

 

Des luttes se développent à Paris

 

 

Dans plusieurs professions, que ce soit à La Poste, ( à Paris RP, Paris 6, ou Paris 19 cdis), dans plusieurs services de la ville de Paris, comme les crèches, les éboueurs et le service de nettoyage, les maîtres nageurs après les bibliothécaires, les mêmes revendications apparaissent et sont parfois reprises depuis plusieurs semaines, sur l’emploi, le pouvoir d’achat etc.

Même mépris affiché par les directions d’entreprises. La Poste refuse de discuter de ses plans de liquidation de la distribution du courrier, continue de surcharger les facteurs, fait commencer des services à partir de 4 heures du matin alors qu’ils savent qu’il n’existe aucun moyen de transport, n’est-ce pas du mépris ? Avec un directeur dont le langage voisine avec l’insulte, y compris à l’égard de ses adjoints, coupables de ne pas supprimer assez vite les emplois! C’est donc à la hache qu’ils traitent le personnel, - 21 emplois à la caisse de Paris RP sur 28 ! Ils continuent de fermer les guichets, après les bureaux de Poste en province. La modernisation n’est utilisée que pour mettre un service postal à la disposition des grands groupes capitalistes qui rêvent de s’emparer de la distribution du courrier quand il sera rentable et là où il le sera, c'est-à-dire dans les grandes villes. Leur seul baromètre c’est le profit.

Pourtant là aussi l’argent ne manque pas, 557 millions d’€ de profits en 2005, 1,4 fois plus qu’en 2004. Quel salarié de La Poste pourrait prétendre à un tel bond de son pouvoir d’achat ?

D’autres luttes ont lieu à la ville de Paris. Ah pour les promesses, les socialistes sont forts, vous raserez gratis, vous aurez tous du travail ! N’est-ce pas devant le mur que nous jugeons le maçon, dit le proverbe ? Pour collaborer avec le patronat et la droite sur les pôles de compétitivité, et encaisser les fonds, pour augmenter les impôts locaux, pour prendre en charge les transports d’île de France, ils répondent présents, mais pour discuter avec les salariés qui luttent : néant, le même discours que la baronne du Medef, Mme Parisot, « le porte monnaie est vide », que ce soit dans les crèches, au service du nettoiement, dans les bibliothèques, le même refus d’engager des discussions, sur le pouvoir d’achat et les emplois. Des syndicalistes CGT n’hésitent pas à dire que Delanoë, le maire de Paris, avec ses adjoints, dont l’ancien ministre de Jospin aux finances, serait plus proche des intérêts de la bourgeoisie parisienne que de ses propres salariés ?

En tout cas les syndicalistes de La Poste n’hésitent pas à exprimer leur mécontentement. Dernièrement plus de 400 ont massivement manifesté devant la direction. Mais quand ils interrogent  les élus socialistes Parisiens, ceux-ci expriment crûment leurs  préoccupations sur l’avenir du service public en leur demandant discrètement s’ils bénéficieront de « services préférentiels », de tarifs !

Pour eux le service public c’est ce qu’ils peuvent en « tirer », le reste peu importe. Les salariés ont raison de ne faire confiance qu’à leurs actions en se rassemblant chaque fois que c’est possible pour défendre leurs revendications, ils ont le soutien sans réserve de « Communistes ».

 

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