|
26-04-2006 Syndicalisme rassemblé Pour faire quoi ? |
|
Invité
du congrès, Chérèque, Secrétaire de la CFDT a rencontré la presse. Il a
repris en l’approuvant, l’hommage appuyé que B. Thibault avait rendu la
veille à ce syndicalisme « rassemblé », censé résoudre tous les
problèmes posés aujourd’hui au mouvement ouvrier français et même mondial. D’accord avec la formule, Chérèque a tenu à
rappeler ce qu’elle devait selon lui recouvrir. Après avoir souhaité que l’unité
syndicale aille jusqu’au bout et permette de s’engager dans des « réformes »,
il a précisé : « encore faut-il être d’accord sur nos objectifs ».
Ce qui signifie que la seule unité syndicale qu’il conçoit c’est celle qui se
réaliserait… sur les positions de la CFDT et d’autres syndicats du même
acabit. On sait ce que cela donnerait. Se rassembler sur de
telles positions, ce serait refuser systématiquement le combat indispensable
contre le patronat et ceux qui nous gouvernent. Ce serait accepter de devenir
les « partenaires sociaux » des exploiteurs. Ce serait faire
admettre les reculs que ceux-ci veulent imposer aux salariés et au
peuple, en les présentant comme « acceptables ». C’est tout
simplement la version actuelle de la collaboration de classe. A son tour John Monks, Secrétaire Général de la
CES (Confédération Européenne des Syndicats) a vivement insisté, tout comme l’avait
fait avant lui B. Thibault, sur l’urgence de créer une Confédération
Internationale dont le congrès fondateur se tiendrait en novembre. Elle
serait issue de la fusion de la CMT, organisation Mondiale des syndicats chrétiens,
tous réformistes et de la CISL, organisation crée par les dirigeants américains
avec la CIA au lendemain de la deuxième guerre mondiale pour combattre la FSM
(Fédération Syndicale Mondiale) qui regroupait alors dans la lutte
anticapitaliste la grande majorité des syndicats du monde entier. « L’unification du syndicalisme à l’échelle
mondiale est une absolue nécessité » a déclaré B. Thibault. Oui, mais
pour quoi faire ? Ce qui est proposé, c’est l’installation pure et
simple de la collaboration de classe à l’échelle mondiale.
|