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26-09-2006

Déficit de la balance commerciale

 

 

Software: Microsoft Office

Ministère des Finances à Bercy

 

Le déficit du commerce extérieur de la France s’est élevé en juillet à 3,7 milliards d’euros, ce qui le porte sur un an à 27 milliards. C’est essentiellement le résultat de la politique de casse industrielle, de délocalisation menée depuis des années par le patronat. Pour le seul mois de juillet la France a enregistré un recul de 1 milliard des produits industriels  en particulier la chimie, les métaux et les composants, les téléphones mobiles, des biens intermédiaires.

Cette politique qui est responsable du chômage massif  casse les hommes, les femmes,  les familles. Elle détruit la protection sociale mais permet au capital de voir flamber les profits.

 

Seule la production suffisante de biens matériels permet d’offrir la possibilité à tous d’un emploi stable et bien rémunéré avec un large champ de qualification, d’assurer un pouvoir d’achat et une protection sociale élevés.

 

Quelles sont les créations d’emplois d’aujourd’hui ? Ce sont le plus souvent des emplois en intérim, précaires et mal payés, sans garantie pour l’avenir. Un journal qui n’a rien de révolutionnaire « Les Echos » écrit « le pouvoir d’achat des salariés laisse à désirer.

 

Il faudrait aussi tenir compte du fait que le déficit de la sécurité sociale en fait partie. » (15/09/06).

 

Il y a une chose que le patronat sait exporter ce sont les capitaux. Pas vers les pays qui en auraient eu besoin, comme l’Afrique pour créer des emplois sur place et apporter une solution aux problèmes d’immigration. Non cela ne rapporte pas assez vite alors que vers les Etats-Unis l’exportation de capitaux, la plus élevée depuis cinq ans, atteint  29,1 milliards de dollars en huit mois contre 24,2 en 2001. ALCATEL en tête avec le rachat de LUCENT (suppression de 8000 emplois) suivi par LAFARGUE (ciments), VIVENDI, HACHETTE, WAGONS-LIT, etc… Les banques qui sont conseils de ces fusions acquisitions comme BNP ou SOCIETE GENERALE prennent une grasse commission au passage, bref tout le système est gagnant.

Les seuls perdants sont les peuples, auxquels le capital présente la note à payer.

 

En cette période de compagne électorale, les candidats de « gauche » ne proposent rien de sérieux pour mettre fin à cette situation alors que les suppressions d’emplois interviennent tous les jours. Avec quels moyens, s’ils sont élus, imposeront-ils leurs propositions au patronat, à la condition qu’ils en aient le souvenir ? Avec rien puisqu’ils ont privatisé l’appareil bancaire et industriel se privant de tous moyens d’intervention dans le domaine économique.

 

Dans ce domaine comme dans tous les autres, seule la lutte, en premier des salariés, avec le soutien de la population peut permettre le maintien et le développement industriel.

 

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