|
26-11-2005 |
|
Un auteur de roman à quatre sous n'aurait
pas mieux fait en écrivant le scénario: au début un désaccord familial
apparemment fondamental, mais qui permettait à la famille d'être présente sur
tous les terrains et à chacun de ses membres de mesurer son autorité.
Ce suspense autour de la brouille était entretenu par les média
jusqu'aux derniers jours et enfin, dans les dernières heures autour de
la réunion de famille, on sentait arriver le dénouement heureux, la
réconciliation. Ainsi va le PS, des combats entre chefs pour être
le chef qui gèrera le bien des vrais maîtres, les capitalistes. Ces bagarres
d'intérêts personnels sont donc la seule réalité des affrontements. Car le fond reste! Le parti socialiste est un
parti social démocrate qui non seulement défend et approuve le système
capitaliste mais il gère ses intérêts au détriment des populations. C'est le
rôle historique qu'a toujours joué la social démocratie et nous en subissons
les effets depuis très longtemps. C'est cette réalité que nous devons
combattre. La perspective de 2007 est depuis quelques mois
la seule préoccupation qui traverse tous les partis avec comme finalité la
gestion et le maintien du système, les différences ne portant que sur les
modes de gestion pour faire illusion. Sur le fond, il s'agit de dégager une
majorité, peu importe d'ailleurs si cette majorité est représentative ou pas.
Ainsi malgré le taux d'abstentions on voit un Chirac diriger le pays avec
moins de 20% des votants, ou encore les députés européens élus avec moins de
50% de votants. Une majorité est l'alibi, peu importe ce qu'elle représente. Il ne fallait donc pas être grand devin pour
connaître la suite. Et pendant la campagne du référendum nous écrivions
et disions qu'un accord profond existait sur la construction européenne
non seulement au PS mais dans tous les partis. Le non de
quelques-uns n'était que de façade
pour ne pas couper les
liens avec les électeurs et rebondir le moment venu pour faire
entrer par la fenêtre ce que la majorité du pays a sorti par la grande porte
avec le référendum. Alors on pourrait rire du prétendu coup de barre
à gauche qui a permis le rabibochage en une nuit autour d'un texte fourre
tout. Rire des promesses du smic à 1500euros, de l'abrogation de la loi
Fillon sur les retraites etc… mais les électeurs ont trop de mémoire pour
oublier les promesses non tenues qui nous ont conduit à un recul de société.
En passant notons cet extrait du texte de synthèse qui prévoit
d'organiser dans tous les pays d'Europe le même jour un nouveau référendum…
Quant à l'attitude conciliante voire approbatrice des autres partis de gauche
face au congrès du PS nous n’en attendons pas moins. Nous avons trop le souvenir de ces quelques jours
de juin 97 qui ont suivi les législatives où le gouvernement de gauche
plurielle s'est constitué sans programme si ce n'est celui du capital… C'est
d'ailleurs dès ce moment que le PCF de Robert Hue et de la ministre MG Buffet
n'a cessé de proclamer son allégeance au gouvernement et sa volonté d’y
rester jusqu'au bout du mandat quelles que soient les conditions. Ce qui
amena de fait Le Pen au 2ème tour de la présidentielle 5 ans plus
tard. Nous savons donc que leur seul objectif est la
présidentielle de 2007 qui pour la masse de la population ne changera rien. La seule perspective est la lutte de tous dans un
mouvement qui amènera des changements significatifs et bouleversera l'ordre
du capital. C'est cela la rupture! Et pour cela nous avons besoin d'un parti
révolutionnaire plus fort. C'est l'essentiel de notre tâche, nous renforcer,
faire grandir notre audience. Quant à ce congrès du PS, les français ont dû
l'apprécier à sa juste valeur puisque dans un sondage ils affichaient
majoritairement leur indifférence et leur méfiance sans rien attendre
de ce parti pour leur avenir.
http://www.sitecommunistes.org |