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26-12-2005

MARTY : usine en lutte

pour sauver l’emploi

 

 

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COMMUNISTES  du Doubs a diffusé un tract pour appeler au soutien de la lutte des ouvriers et dénoncer les responsables de cette situation :

 

Les « MARTY » montrent le chemin

Depuis plus d’un mois, les travailleurs d’une petite entreprise de Vieux Charmont dans le Doubs occupent leur entreprise. Sous traitant du groupe multinational Peugeot automobiles, cette entreprise est spécialisée dans la fabrication des axes de pistons. Elle appartient au Groupe Burgess Norton ( ex. Marti) dont l’actionnaire principal est le groupe américain Amsted, multinationale gérée par des fonds de pension. Le capital a tissé sa toile, pour en faire payer le prix aux salariés dont les 69 de Vieux Charmont.

 

Après avoir vidé les stocks pendant le week- end, le patron local annonçait le lundi suivant la cessation d’activité. Priée de quitter les lieux sans tarder, la direction n’a pu éviter l’occupation immédiate de l’entreprise par tous les salariés.

 

La colère est grande dans le pays de Montbéliard, bassin d’emplois totalement dominé par Peugeot, qui a construit sa richesse en exploitant des dizaines de générations de salariés.

 

Peugeot qui veut se donner une image sociale en signant des accords sur le droit syndical, la discrimination, les conditions de travail des femmes, montre aujourd’hui son vrai visage. Celui du capital avide de profits, dédaignant complètement les conséquences sociales de ses décisions.

Confier la fabrication des axes de piston aux fonds de pension américains, n’était-ce pas mettre en danger l’avenir des travailleurs de Vieux Charmont ?

 

Pourtant, cette entreprise créée en 1871, a connu plusieurs reconversions. De l’horlogerie aux roulements à billes, puis fabricante de pièces mécaniques diverses pour l’automobile, elle est aujourd’hui le seul fabricant français d’axes de piston dont 60% pour Peugeot et environ 25% pour Renault. Le reste étant dans la fourniture d’axes pour bateaux, notamment pour les chantiers de St Nazaire.

 

N’était il pas plus simple pour Peugeot de confier ses commandes directement à l’entreprise qui n’a plus rien à prouver de la compétence de ses salariés.

 

Plusieurs fois achetée, revendue à de grands groupes, les actionnaires ont empoché à chaque opération d’énormes profits, au prix de coupes sombres dans les effectifs (730 en 1969, 70 ajourd’hui). Les salariés ont toujours résisté. Les luttes sociales nombreuses jalonnent l’histoire de cette entreprise. Aujourd’hui encore, la détermination, la solidarité prédominent. Les soutiens sont nombreux, la lutte de ces travailleurs est devenue un exemple pour tous celles et ceux qui rejettent ce système qui écrase, exclu, appauvri.

 

Il est temps de penser à y mettre un terme.

Oui il est temps d’empêcher ces grands groupes qui ont tant d’influence sur la vie des femmes et des hommes de ce pays, de continuer à nuire. Pour cela il faut des luttes, plus de luttes partout, dans tous les secteurs. Mais il faut des décisions politiques. Si le capital privé ne répond pas aux besoins des populations alors il faut le remettre en cause, le rendre à la nation pour qu’il devienne utile. Cela ne se fera pas sans luttes déterminées et solidaires de tous celles et ceux qui souffrent aujourd’hui.

 

      Décembre 2005- « COMMUNISTES » Doubs

 

Le Comité National de « Communistes » a fait parvenir un message de soutien et un chèque pour la solidarité.

 

21 décembre : le groupe américain Burgess-Norton avait saisi la justice française lui demandant de déclarer l’occupation de l’usine, illégale.

 

Le juge des référés du Tribunal de grande Instance de Montbéliard s’est prononcé Mercredi 21 décembre, il a estimé que l’occupation de l’usine par 69 salariés sur 71 était légale.

 

La lutte continue. 

 

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