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27-06-2006

 

CHIRAC : ON CONTINUE

 

 

Mais après ?

 

L’interview de Chirac à France2 n’a rien apporté de sérieux qui mérite d’être relevé. Le gouvernement et lui-même resteront en place jusqu’à la présidentielle puisque après tout, les choses ne vont pas si mal. Il paraît même que le chômage a baissé alors que le SMIC s’élève etc…etc… Il n’y a donc pas lieu de se plaindre, la suite à la prochaine interview.

 

Les leaders, candidats à la candidature et autres, de la gauche politicienne s’en sont pourtant donnés à cœur joie, l’occasion leur étant fournie de marquer ce qu’ils nomment leur  « différence ». Ils ont dit qu’il était urgent d’attendre 2007. L’élection présidentielle a lieu dans 10 mois, d’ici ils font  quoi ? Ils rédigent un semblant de programme. Cette façon de fixer les échéances dites « sérieuses » à avril 2007 conduit à l’attentisme le plus plat.

 

La mesure la plus radicale du programme du PS c’est de porter le SMIC à 1500 euros bruts en 5 ans, ce qui revient à reprendre exactement les mesures du gouvernement actuel !

 

Pour se faire une idée plus précise de l’absence de sérieux de ce programme, il faut savoir que les 5 ou 6 candidats socialistes qui s’affrontent pour être investis candidat à la présidentielle ont tous pris la précaution de déclarer qu’ils ne se sentiraient pas liés par ce programme. « La remise en ordre du pays demandera des efforts » vient de déclarer l’un d’eux au journal « Les Echos ». Un autre ne veut pas abroger la loi Fillon sur les retraites car dit-il, « nous sommes loin d’avoir réglé ce problème » etc…etc… On pourrait multiplier ce genre de déclarations mais à quoi bon, elles sont toutes dans la même veine.

 

Un coup d’œil du côté du PCF, des Verts, de la LCR etc… montre qu’il en est de même bien que ce soit dit et écrit différemment. Tous ceux-là poursuivent le même objectif que le PS : battre la droite en 2007. Après… on rasera gratis comme on l’a fait de 1995 à 2002 par exemple.

 

Ce n’est pas de côté qu’il faut se tourner  pour faire reculer le capital.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit, chaque revendication, chaque avancée sociale doivent être imposées par la lutte, aux détenteurs du capital qui gouvernent la France. Seule la lutte et l’intervention du peuple permettront d’en sortir.

 

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