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28-01-2006

Insatiable MEDEF !

 

 

Le gouvernement multiplie depuis des années les remises en causes, en matière de retraites, de santé, de logements, d’immigration, de libertés individuelles et collectives, avec l’approbation d’un Medef  qui en demande toujours plus.

 

On en arrive à se demander, si Madame Parizot est présidente du Medef ou 1er Ministre. Récemment devant un parterre d’adhérents, elle a dressé le catalogue des revendications patronales qu’elle entend faire avancer y compris en prenant part aux échéances politiques à venir.

Madame Parisot définit la feuille de route du Medef, par le slogan : Une France lisible.

Autrement dit un pays ou il fait bon d’investir pour toujours plus de profits faramineux.

Cette fois, il ne s’agit plus de remises en cause, aussi douloureuses soient elles. Il faut purement et simplement gommer ce qui les gêne dans leur soif de profit.

La France commence à devenir lisible grâce aux mesures prises comme le CNE     (Contrat nouvelle embauche) que nous voulons maintenant voir appliqué à toutes les entreprises, l’aménagement de l’ISF  (Impôt sur la fortune) qui a été adopté. Mais également, l’anticipation de la taxe d’apprentissage qui a été supprimée, les allègements de cotisations sociales qui sont maintenues, le taux plafond du versement transport qui n’augmentera pas.

Sans oublier l’annulation de cette circulaire du 19 août 2005, qui prétendait que les employeurs ne pourraient intégrer dans leurs frais d’entreprises que 5 repas d’affaires par salarié et par mois, au risque de commettre un abus !

Il faut poursuivre dans cette voie dit le MEDEF.

Réformer le code civil et le code du travail, abolir la durée légale du temps de travail, réduire le coût des heures supplémentaires, réformer le mode de fixation du SMIC…….

Le maître mot est bien de poursuivre la baisse du coût du travail. Des mesures sont à l’étude pour concéder un minimum de pouvoir d’achat en contrepartie d’une baisse des salaires.

Détruire le SMIC, ce taux horaire en dessous duquel aucun salarié ne peut être rémunéré, remplacé par un salaire mensuel garanti est une très ancienne revendication du Medef et avant lui du CNPF ! Opération qui permet à l’employeur, d’intégrer dans le salaire minimum versé, toutes les primes existant à ce jour.

L’avantage pour les entreprises ? Faire travailler les salariés 50 heures par semaine, ce qui évite les embauches et permet de faire baisser les cotisations sociales. C’est la fin d’un point de repère minimum pour les négociations des grilles de salaires dans le public et dans le privé.

Pour le salarié par contre, c’est travailler plus longtemps pour gagner moins, être exposé à tous les risques dans son travail, car la refonte de l’indemnisation des maladies professionnelles et les accidents du travail sont aussi dans la feuille de route du Medef.

C’est également, la fin du contrat en CDI, celle des procédures de licenciement économique avec un minimum de protection pour le salarié. C’est pour l’entreprise, le droit d’embaucher comme elle le veut, pour la durée qu’elle veut. Récemment la cour de cassation avance même l’idée que les licenciements pourraient être préventifs.

Mais avec la remise en cause de la notion même de salaire, c’est porter un coup mortel à notre protection sociale qui est financée par des cotisations assises sur les salaires.

 

Il est grand temps de réagir, de résister avec les syndicats et surtout de se fixer un objectif politique, pour véritablement changer de société.

 

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