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29-01-2006
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En ordre de bataille |
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Dans
une « note aux organisations » datée du 27.01.06, l’Union Générale des
Fédérations de Fonctionnaires CGT analyse brièvement la situation créée par
la signature dans la fonction publique du volet social et statutaire. Trois
organisations ont signé cet accord : le CFDT, la CFTC et l’UNSA. L’UGFF
estime à juste titre que cet accord, qui ne concerne que 33% des
fonctionnaires, est d’une portée très limitée en terme d’effet, elle souligne
par ailleurs que l’accord ne règle rien sur la question salariale.
Incontestablement l’accord a pour objectif de « casser » le
mouvement revendicatif dans la fonction publique et le ministre a beau jeu de
se prévaloir de cet accord pour essayer d’endiguer le mécontentement qui
monte. Dans ces conditions, la note de l’UGFF pose question quant à son appréciation
du rôle des syndicats signataires. Quand par exemple l’UGFF écrit :... « ..le
ministre de la fonction publique a pris la lourde responsabilité de ne
convier que trois organisations syndicales à une négociation en catimini »,
faut-il en conclure que les organisations en question étaient ignorantes de
cette situation ? Est ce un moyen de minimiser leur responsabilité ? Plus loin la note juge
que : « Enfin, survenue (la signature) dans un contexte marqué
par des appels interprofessionnels unitaires (2 et 14 février) cette
signature vient fragiliser un très large front syndical qui était en ordre de
bataille » S’il est clair que cette signature affaiblit les appels en
question, il faut se poser la question du « pourquoi », ce
que ne fait pas l’UGFF. De plus, l’UGFF en écrivant que le « front syndical »
était en ordre de bataille sous-estime volontairement le choix délibéré des
organisations concernées de contribuer à empêcher toute convergence des
luttes. Le
rassemblement et l’action contre la politique du gouvernement et du patronat
ne peuvent se construire sans un éclairage des enjeux et une analyse lucide
des actes des uns et des autres. Nous avons déjà pu mesurer combien cela a
été préjudiciable au mouvement contre la réforme des retraites et de la
protection sociale... Les salariés ont tout à y perdre car les patrons eux
avec le gouvernement n’ignorent pas la réalité de la lutte de classe !
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