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29-04-2006 Suite et fin… |
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Comme
il fallait s’y attendre la fin du congrès a confirmé son début. Adoptée
jeudi, la centralisation des cotisations donne désormais à la direction
confédérale et à elle seule le pouvoir discrétionnaire de disposer de
l’essentiel des ressources, de les utiliser et de les répartir à sa guise. Ce
qui en résultera c’est l’attribution sélective de l’argent en fonction même
des critères que le congrès vient d’adopter : *la recherche permanente du compromis à partir
des positions du patronat et du gouvernement, autrement dit la collaboration
de classe. * « le syndicalisme rassemblé »
sur cette base en France avec la CFDT, FO etc… en Europe avec la CES et au
plan international avec la CISL et la CMT, les deux organisations les
plus réactionnaires qui soient. Le 48ème congrès de la CGT vient de
franchir une nouvelle étape. Les caractéristiques qui faisaient d’elle un syndicat
révolutionnaire de lutte de classe ont été abandonnées. Mais face à cette
offensive qui casse le syndicalisme de lutte de classe, des forces
importantes agissent. Partout des responsables syndicaux CGT à tous les
niveaux et avec eux des centaines de milliers de travailleurs ne sont
pas disposés à accepter cela. C’est une force avec laquelle il faudra
compter. Tirons- en maintenant les conséquences qui s’imposent.
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