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29-05-2006

Un Clearstream parmi tant d’autres

 

 

 

Ce triste feuilleton dure depuis plusieurs semaines, les médias en font leurs choux gras, en escamotant l’essentiel, pour ne retenir qu’un combat entre individus dans la perspective des élections de 2007.  Il est vrai que cela permet également de ne parler d’aucun autre sujet, hormis les crimes, les catastrophes naturelles ou non. Cela ne doit rien au hasard, le gouvernement poursuit sa politique de casse sociale et de braderie du patrimoine du pays, dans un silence des  plus discret.

 

Il ne restera bientôt plus rien à privatiser, les salaires poursuivent leur descente, en accentuant toujours plus la baisse des ressources pour la sécurité sociale et l’ensemble de la protection sociale notamment les retraites et la santé. Vous leur parlez de salaires, ils vous répondent pouvoir d’achat à travers l’intéressement et la participation. L’emploi se dégrade de façon accélérée dopé par les privatisations, les concentrations et au nom de la compétitivité. Nous assistons à une véritable frénésie concernant la flexibilité et la précarisation des contrats de travail.  

 

Rien n’est laissé au hasard. Nous avons eu droit aux premières déclarations fiscales pré-remplies, les médias nous ont expliqué que cela permettra d’éviter la fraude à travers nos déclarations. Dans le même temps, des banques comme Clearstream recyclent de l’argent sale, sans que cela n’émeuve personne.

Selon le FMI, 700 à 1750 milliards d’euros, soit en francs, de  4 591 699 milliards à 11 479 247 milliards de francs,  circuleraient ainsi entre les banques, les paradis fiscaux et les places financières. Colossal, ahurissant !

Imaginez maintenant, que ces capitaux soient taxés, simplement sur la CSG et la RDS, soit 8,2 % ; ce n’est pas moins de 376 519 milliards à 941 298 milliards de francs qui pourraient être consacrés à une véritable politique sociale. Le trou de la sécu ? des Assedic ?

Cela, c’est sans prendre en compte les profits faramineux des grandes entreprises ou groupes. Le livret de caisse d’épargne est rémunéré à 2,5 %, les entreprises se sont fixées un taux de rentabilité des capitaux investis à deux chiffres. 12 à 16 % est un objectif courant, certains atteignant même les 30 %.

C’est certainement cela qui explique les salaires généreusement octroyés aux capitaines d’industries, comprenez les PDG.

 

Fais ce que je te dis, ne fait pas ce que je fais. C’est un dicton qui colle bien à ces employeurs, qui bloquent toutes évolutions des salaires, déclarent que le SMIC est une véritable ruine pour l’économie, que les Français ne travaillent pas suffisamment, mais eux passent grassement à la caisse.

 

Quelques exemples qui sont éloquents et qui font dire au « Figaro » que 2005 est un bon cru pour la rémunération des patrons :

Dans les assurances, le patron des AGF, 2,84 millions d’euros annuels auxquels il convient d’ajouter un bonus de 1,76 millions d’euros. En hausse de 110%.

Pour celui de AXA ça va encore mieux, 3,1 millions et un bonus de 2,3 millions d’euros.

Dans l’automobile, ils ne sont pas en reste, pour celui de PEUGEOT 1,8 millions et toujours ce bonus de 0,788 millions d’euros.

 

Tous les secteurs d’activités ont leurs ténors, Pour un patron du médicament, chez SANOFI-AVANTIS, c’est 3,1 millions et 1,7 millions de bonus. ( merci la sécu) .

L’OREAL, c’est 7,36 millions et 3,5 millions de bonus, parce qu’il le vaut bien ?

 

Nous pourrions allonger la liste, avec les PDG des banques comme celui du CREDIT AGRICOLE, 2,6 millions, de l’industrie avec celui d’EADS, 3,45 millions et, bien entendu, le pétrole avec celui de TOTAL et ses 4,46 millions.

Tous ces chiffres en euros, bien entendu.

 

De l’argent, il y en a. Pas pour les salaires, la protection sociale, le logement et autres besoins non satisfaits. Non pour cela pas de moyens financiers, ce sont des bénévoles qui doivent assurer au nom de la générosité bien pensante.

 

Les médias qui portent  ces politiques soutiennent le capital dans sa boulimie financière sont largement récompensés, surtout les PDG :

TF1, 2,15 millions d’euros pour le Président, 1,63 millions pour le vice-président. Celui de M6 1,33 millions et  rien que pour celui de TF1 publicité, 1,08 millions. Pour LEVY de PUBLICIS 3,06 millions, pour l’autre LEVY celui de VIVENDI UNIVERSAL 2,47 millions, pour FOURTOU président du conseil de surveillance 2,66 millions et  pour LAGARDERE 2,43 millions etc…

Tout cela toujours en millions d’euros, bien entendu. Arrêtons là ! 

 

Comme nous pouvons le constater, la crise et les difficultés ne sont pas pour tout le monde. Mais avouez, que tout cet argent provient des richesses créées par les salariés, c’est proprement scandaleux ! NON ?

 

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