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29-11-2006

 

 

LE CAPITALISME EN RUSSIE,

C’EST LA DICTATURE D’UNE OLIGARCHIE MOINS L’ELECTRICITE

 

En son temps, Lénine avait lancé le mot d’ordre : « Le communisme c’est le pouvoir des soviets plus l’électrification de tout le pays ».

 

C’est dire si la question énergétique était pour lui essentielle à l’émergence d’une société moderne sortant les peuples d’URSS des retards et des destructions de la guerre mondiale comme de la guerre civile imposée par les puissances occidentales à la jeune révolution. De fait, le programme Goelo qui planifiait une intégration complète à l’échelle de l’URSS fût mené en un temps record au regard des moyens disponibles.

 

En 1991 la production des centrales russes atteignait 160,1 gigawatts, permettant de satisfaire les besoins industriels et ceux de la population. Elle est aujourd’hui égale à 153,1 gigawatts et le journal « les échos » du 24 novembre, nous apprend que la Russie aborde une crise énergétique électrique de première importance. En clair, les Russes ne passeront pas l’hiver sans coupures électriques, sauf pour ceux qui pourront acheter au marché noir la précieuse énergie. Les motifs de cette crise se trouvent dans le sous-investissement chronique dans cette filière depuis la chute de l’Union Soviétique.

 

Tchoubaïs, patron du monopole électrique, fût au côté de Eltsine le liquidateur d’une grande partie du secteur public, au profit d’une poignée de bureaucrates passés à l’idolâtrie du capitalisme (évidemment pour leur propre compte).

 

Aujourd’hui, il est chargé de privatiser le secteur énergétique.

Il indique que la mise sur le marché du monopole actuel d’Etat sera difficile tant que les prix de l’énergie ne seront pas libérés en Russie. Bien entendu les capitalistes russes et du monde entier veillent au grain pour s’emparer de ce secteur et ils font pression pour la libéralisation des prix du gaz et de l’électricité.

 

Si cette libéralisation se produisait, c’est un appauvrissement sans précédent des travailleurs russes qui en résulterait, mais dixit Tchoubaïs, l’intérêt pour la privatisation s’accroîtrait. En clair, Tchoubaïs n’a rien à faire des malheurs du peuple russe, sa seule boussole ce sont les profits qui pourront être réalisés sur le dos de la population qui endurera encore plus les conséquences de la politique anti-sociale du pouvoir russe. Face à cette situation, les défenseurs patentés et professionnels des doits de l’homme se taisent. Il est vrai qu’ils sont des salariés du capital et ne sauraient rien lui refuser.

 

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