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LE CAPITALISME EN RUSSIE,
C’EST LA DICTATURE D’UNE OLIGARCHIE MOINS L’ELECTRICITE

En son temps, Lénine avait
lancé le mot d’ordre : « Le communisme c’est le pouvoir des
soviets plus l’électrification de tout le pays ».
C’est dire si la question
énergétique était pour lui essentielle à l’émergence d’une société moderne
sortant les peuples d’URSS des retards et des destructions de la guerre
mondiale comme de la guerre civile imposée par les puissances occidentales
à la jeune révolution. De fait, le programme Goelo qui planifiait une
intégration complète à l’échelle de l’URSS fût mené en un temps record au
regard des moyens disponibles.
En 1991 la production des
centrales russes atteignait 160,1 gigawatts, permettant de satisfaire les
besoins industriels et ceux de la population. Elle est aujourd’hui égale à
153,1 gigawatts et le journal « les échos » du 24 novembre, nous
apprend que la Russie aborde une crise énergétique électrique de première
importance. En clair, les Russes ne passeront pas l’hiver sans coupures
électriques, sauf pour ceux qui pourront acheter au marché noir la
précieuse énergie. Les motifs de cette crise se trouvent dans le
sous-investissement chronique dans cette filière depuis la chute de l’Union
Soviétique.
Tchoubaïs, patron du monopole
électrique, fût au côté de Eltsine le liquidateur d’une grande partie du
secteur public, au profit d’une poignée de bureaucrates passés à
l’idolâtrie du capitalisme (évidemment pour leur propre compte).
Aujourd’hui, il est chargé de
privatiser le secteur énergétique.
Il indique que la mise sur le
marché du monopole actuel d’Etat sera difficile tant que les prix de
l’énergie ne seront pas libérés en Russie. Bien entendu les capitalistes
russes et du monde entier veillent au grain pour s’emparer de ce secteur et
ils font pression pour la libéralisation des prix du gaz et de
l’électricité.
Si cette libéralisation se
produisait, c’est un appauvrissement sans précédent des travailleurs russes
qui en résulterait, mais dixit Tchoubaïs, l’intérêt pour la privatisation
s’accroîtrait. En clair, Tchoubaïs n’a rien à faire des malheurs du peuple
russe, sa seule boussole ce sont les profits qui pourront être réalisés sur
le dos de la population qui endurera encore plus les conséquences de la
politique anti-sociale du pouvoir russe. Face à cette situation, les
défenseurs patentés et professionnels des doits de l’homme se taisent. Il
est vrai qu’ils sont des salariés du capital et ne sauraient rien lui
refuser.
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