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30-11-2005
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Travailler toujours plus âgé |
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L’Organisation
Commune pour le Développement Economique (OCDE), centre de réflexion et de
propositions regroupant les principaux pays capitalistes, vient de rendre son
verdict concernant l’âge de départ en retraite. Elle a fait au plus simple. Elle
propose la suppression de l’âge de la retraite obligatoire. En
clair, pour elle, du travail des enfants (apprentissage à 14 ans en France)
jusqu’à sa mort l’Etre humain doit être une machine à enrichir le capital. L’Europe approuve
chaleureusement ces directives. En tête la Suède (présentée souvent comme une
réussite de la social-démocratie, de la puissance des syndicats et du
compromis social) où il est possible de travailler jusqu’à 70 ans ! En Belgique, Espagne,
Allemagne, Angleterre, partout l’augmentation de l’âge de la retraite est en
œuvre (voir tableau). Avec le même argument,
les caisses de retraites ne pourront pas faire face à l’afflux des retraités.
Ne revenons pas sur cette affirmation qui ne tient pas la route. La France n’échappe
pas à cette tendance. Au sommet européen de Barcelone en
2002, Chirac-Jospin, parlant d’une seule voix, avaient prix l’engagement d’augmenter
la durée de la vie active. Engagement tenu avec, en 2003, la
remise en cause de l’âge du départ à la retraite et de son montant. Ce qui
amène à des situations dramatiques pour 50 % des retraités et qui ne peuvent aller
qu’en s’aggravant au fil du temps, les effets des mesures se
faisant de plus en plus lourdement sentir. Travailler est la solution
proposée aux retraités. C’est la raison des
négociations qui viennent d’avoir lieu entre le MEDEF et toutes les
confédérations syndicales. Pas pour augmenter le montant de la pension.
Pour l’emploi des « seniors » comme ils disent. La
première remarque qui vient à l’esprit c’est que la revendication du retour à
l’âge de départ à la retraite à 60 ans, avec 37 ans ½ de cotisations, établie
sur les dix meilleures années d’activité est bel et bien enterrée par
l’ensemble des organisations syndicales. Sans doute au nom du syndicalisme du
possible. Pour sa part, la CGT a
déclaré qu’elle ne signerait pas cet accord que les autres organisations
syndicales s’apprêtent à signer. Bien, mais pour quelles raisons ? La CE
confédérale CGT l’explique dans un communiqué, le 17 novembre : « Cet
accord, écrit-elle, n’est pas en lui-même
susceptible de garantir l’accès à un emploi des salariés
les plus âgés ». Elle juge « grave de
proposer la seule précarité en guise de fin de carrière
pour ceux qui sont exclus de l’emploi par les entreprises ». En clair, si le MEDEF
avait été un peu plus intelligent dans ses prétentions d’allonger la durée du
travail, la CGT ne s’y serait pas opposée ! Aux retraités, aux
salariés, aux syndiqués d’apprécier cette prise de position et de donner leur
avis sur les orientations de leur syndicat.
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