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31-08-2006
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LEUR RENTREE « SOCIALE » |
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Les mois
de l’été nous en donnent déjà un avant-goût. Juillet a vu les prix des fruits
et des légumes grimper, août voit lui aussi les augmentations tout azimut se
succéder. Problème crucial d’une
extrême urgence, celui du pouvoir d’achat. Imaginer ce gouvernement
s’engageant dans une démarche plus sociale relève de l’utopie. Le recul du pouvoir
d’achat, lui pose problème. Les entreprises ont besoin que l’on achète leur
production, d’où leur objectif permanent de faire baisser la masse salariale
pour produire « moins cher ». De Villepin a compris
leur message depuis longtemps, c’est pourquoi il répond pouvoir d’achat et
non salaire. Surtout pas question d’augmenter les salaires minimaux. Il dit
vouloir augmenter le pouvoir d’achat mais c’est également faux. Par exemple,
l’augmentation de la prime à l’emploi, chère à Martine Aubry exclut de fait
les chômeurs, les retraités, les emplois à temps partiel, les missions des
intérimaires ou des CDD dont la durée est inférieure à une année complète.
Pour pouvoir bénéficier de cette prime, il faut avoir un travail à temps
plein et gagner moins de 1400 euros par mois. Cette prime annuelle de 940
euros promise aux éventuels bénéficiaires correspond à 78 euros par mois,
soit 6,42 % du SMIC. Pourquoi cette prime au lieu de l’augmentation du
SMIC ? Deux raisons à cela. La première c’est
qu’elle permettra d’éviter l’augmentation du SMIC qui diminue chaque année
(5,8% en 2004, 5,5 en 2005, 2,9% en 2006). Transformée en augmentation du
SMIC cette prime le porterait à 1332,61 euros mensuels brut ( soit à
peine plus de 1000 euros nets !). La deuxième raison c’est que ce ne
sont plus les entreprises qui paient réellement cette fameuse prime. Le
gouvernement vient d’annoncer que la moitié de son montant sera payée… par le
budget de l’Etat, c'est-à-dire par le peuple. Il faut ajouter que
l’exonération des charges patronales a coûté 20 milliards d’euros à l’Etat en
2005 (elle était de 3 milliards en 1993). Qui paie ? encore le
peuple ! Ainsi le salarié se paie une partie de son propre salaire. Le SMIC à 1500 euros
nets. Le gouvernement n’en veut
pas. Tout comme le Medef il relance de l’idée de participation ou
d’intéressement, prime pour le transport mais de façon facultative pour les
employeurs et de toute façon, pas avant janvier 2007, année électorale. Avec seulement 1000 euros
par mois, c’est très dur de vivre. A COMMUNISTES, nous exigeons un SMIC à
1500 euros net dès aujourd’hui. Ce qui devrait avoir pour conséquence des
négociations dans les branches professionnelles avec ce montant pour le
premier coefficient. C’est d’autant plus fondamental que les salaires
assurent également le financement de notre protection sociale. L’ Europe du capital se
construit dans chaque pays avec les mêmes conséquences pour les populations.
Sur les 25 pays qui la composent, 18 ont un salaire minimum, un SMIC en
quelque sorte, compris entre 82 et 1503 euros, 7 n’en possèdent pas comme
l’Allemagne ou l’Italie. Comment peut-on croire
qu’ils feraient une politique différente ? Le parti socialiste par
exemple, avance l’idée d’un SMIC à 1500 euros, mais brut, mais pas avant
2012. Où en serons-nous avec l’inflation dans 7 ans ? La rentrée sociale a
toujours été un moment fort de la mobilisation des salariés. La CGT à
souvent, pour ne pas dire toujours servi de locomotive à ce mouvement. Hélas, son dernier
congrès a entériné une démarche qui rejoint celles des autres organisations
syndicales réformistes. A nous de créer les
conditions de se faire entendre. Rappelez vous le CPE qui sans une forte
mobilisation aurait été généralisé. Cette réaction a obligé toutes les
organisations syndicales à réagir et à mobiliser pour le résultat que chacun
connaît. Pour les salaires, pour
la protection sociale, l’emploi…. Agissons de même, créons les conditions
d’un vaste mouvement face à ce pouvoir et au Medef qui ne comprennent que le
rapport de force. Les militants de
COMMUNISTES agissent dans ce sens, discutez avec eux, vous verrez que les
moyens existent et qu’une autre politique est possible. Cela exige une
rupture avec cette politique au service du seul capital. Ce n’est pas de l’utopie,
mais une possibilité si nous en prenons tous la décision et que nous agissons
tous ensemble. Mais sans attendre ce grand rassemblement, dans chaque lieu de
travail des avancées significatives peuvent être obtenues. Cela
mérite d’y aller ? Non ?
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