|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
31-10-2006
|
Délinquance
Patronale... |
|
Et la délinquance
patronale ?... Fait-elle
peur ?! Chaque
jour les médias nous abreuvent d’informations exclusivement consacrées
aux catastrophes naturelles ou non, aux meurtres, aux vols ou aux
dégradations multiples. En clair, rien ne va dans
ce monde et notamment en France. Par contre, il ne leur suffit plus de nous
pilonner avec ces informations catastrophiques et parfois nauséabondes, ils
créent les conditions pour en créer d’autres. Rappelez vous la colère
justifiée de ces jeunes fin 2005, privés d’emploi, de revenus, de
perspectives d’avenir, ils ont crié leur colère, leurs souffrances,
leur mal-vivre, donnant lieu malheureusement parfois à des débordements
regrettables pour tous. Depuis deux semaines, ces
mêmes médias n’ont de cesse de parler de ce qu’ils appellent l’anniversaire
des « émeutes des jeunes de fin 2005 ». Il semble pourtant, qu’un
anniversaire est un moment de joie pour fêter un évènement agréable, que l’on
souhaite voir durer dans le temps. Que cherchent ces
médias ? Pourquoi n’expliquent-ils pas ce qui a été fait après les
grandes promesses du gouvernement ? Pour la raison simple, que tout est
resté à l’état de promesses et que les raisons de cette colère existent
toujours aujourd’hui. Cette société où le fric
est roi, ne peut en aucun cas trouver de réelles solutions aux problèmes
posés. Il s’agit effectivement d’un véritable problème de société. Le
gouvernement, pas plus que les partis dits de « l’opposition » ou
les syndicats ne souhaitent s’attaquer aux véritables causes, le capital. Par contre, la véritable
délinquance est passée sous silence. Les scandales mêlant les hommes
politiques de droite comme de gauche, les patrons voyous qui licencient pour
augmenter leurs profits ou les organisations syndicales qui sont prêtes à
gérer pour le capital à travers des accords scandaleux, pourvu qu’on leur
parle de financement de leur activité donc du confort de quelque uns. Mais que dire des
mensonges qu’on nous assène tous les jours. Rappelez vous, l’Europe du
capital a tenté de nous imposer la « directive Bolkelstein ». Après
les réactions que cela a suscité partout dans le pays, tous les politiques à
droite comme à gauche, nous ont assuré qu’elle ne serait pas votée, quelle n’était
pas acceptable en l’état. Depuis, c’est le silence.
Pourtant, comme pour le référendum du 29 mai 2005, le message clair du peuple
de France n’a pas été pris en compte. Le gouvernement justifie
toutes les remises en cause qu’impose sa politique par ce maître mot
« l’emploi ». Tous ces sacrifices imposés le sont dans ce seul but
disent-ils. La réalité est bien
différente et cela les médias le taisent. Les délocalisations, les
restructurations, les fermetures d’entreprises et leurs cortèges de
suppressions d’emplois ruinent notre économie et détruisent la vie de
centaine de milliers de salariés. Cela ne leur suffit pas.
Il leur faut toujours plus de profits et l’Europe est là pour les y aider. Aujourd’hui, cette
« directive Bolkelstein » s’applique malgré tout. Regardons dans le
bâtiment. Selon un rapport du Sénat, plus de 100 000 étrangers pour
l’essentiel venant de l’Europe de l’Est, seraient
« détachés » dans le bâtiment, pour 80 % d’entre eux sans aucune
déclaration officielle. Puisqu’ils ne peuvent
être embauchés directement en France, des intermédiaires basés en Allemagne
et en Pologne offrent ce service aux patrons français qui, bien entendu, en
profite. Ces prétendus
détachements qui doivent être déclarés ne représentent en fait que 23101
emplois. Le reste existe en toute illégalité. Jusqu’où iront-ils ? Que
font les pouvoirs publics ? Ils détruisent l’inspection du travail,
seule habilitée à dresser procès-verbal en cas d’infraction et ainsi faire
payer cette délinquance patronale. Qui s’en émeut ? Pas
le gouvernement qui aide le patronat, pas les médias qui semblent ignorer ces
méfaits, pas les partis d’opposition qui feraient la même chose au
pouvoir, mais malheureusement pas non plus les organisations syndicales, dont
l’objectif affirmé par tous est de protéger les intérêts matériels et moraux
des salariés. Le sabotage de notre
économie a pour première conséquence de détruire l’ensemble de notre
protection sociale. En effet, toutes les
références aux dépenses sociales le sont en regard du PIB (Produit intérieur
brut) c'est-à-dire en richesses créées. Supprimer des emplois, amoindrir la
production industrielle ont pour conséquence de faire baisser ce PIB. C’est mathématique, plus
le PIB baisse, plus une dépense, même de niveau constant, augmente en
pourcentage par rapport à ce PIB. Le capitalisme est vraiment
la gangrène de notre société, il détruit tout, y compris les êtres humains
qui pourtant leur permettent de faire un maximum de profits lorsqu’ils sont
en situation de travail. Leur stratégie est
claire, comme le rappelait à juste titre le PDG de Renault « Priorité
aux profits, plutôt qu’à de nouvelles parts de marchés ». Cela a au
moins le mérite de la franchise. A nous de réagir, de
crier haut et fort que cela suffit, qu’une autre politique est possible que
l’argent existe pour cela, qu’il suffit d’une volonté qui placerait l’être
humain au cœur de la politique en lieu et place du seul profit pour le
profit. C’est la philosophie et
la politique que défend et veut promouvoir COMMUNISTES. Il ne faut plus se
nourrir de vagues promesses, il faut du concret, des actes. Pour ne prendre que
l’exemple du pouvoir d’achat, le gouvernement propose de créer un
intéressement pour tous, pas sous forme de salaire, donc sans cotisation
sociale. Les partis de gauche ne parlent que du SMIC qu’il annonce à
1500 euros bruts (1180 euros net ), pour le PS c’est même d’ici à 2012, pour
les organisations syndicales c’est également 1500 euros bruts. Pour COMMUNISTES, c’est 1500 euros net, le
SMIC devant servir de base aux négociations de salaires dans les
branches et, bien entendu, également dans les services publics.
http://www.sitecommunistes.org
|