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24-06-2005

SALAIRE….. OU…..

POUVOIR  D’ACHAT  ?

 

 

L’objectif  prioritaire du MEDEF et du gouvernement est de s’attaquer aux salaires par tous les moyens. Comment s’y prend-il ?

Les profits réalisés en 2004 ont battu tous les records, quel que soit le secteur : Industries diverses, Pétrole, Banques, Organismes financiers, sans oublier le Commerce et notamment la Grande Distribution comme l’a révélé le scandale de Carrefour.

Pas possible d’augmenter les salaires ? On se moque de nous.

Le gouvernement qui ne fait rien sans l’aval du MEDEF a entonné un refrain sur le thème du pouvoir d’achat. Raffarin puis De Villepin se sont donc engouffrés dans la brèche et annoncent un projet de loi portant sur la participation et l’intéressement.

 

LE SALAIRE C’EST QUOI ? A QUOI SERT IL ?

 

Pour bien comprendre les enjeux arrêtons – nous sur la notion de salaire et de pouvoir d’achat.

Ce qui est fondamental pour un salarié, c’est le paiement de sa force de travail lié à sa qualification en fonction de sa capacité physique et intellectuelle mise en œuvre dans son activité professionnelle.

Le salaire est donc la première ligne du bulletin de paie, augmenté de différentes primes  comme la prime d’ancienneté, d’autres liées à l’insalubrité, à l’insécurité ou à la productivité. Le tout formant le salaire brut.

Cette donnée est fondamentale, puisque c’est sur la base de ce salaire brut que nous payons des cotisations sociales (appelées aussi salaire socialisé). Cela est vrai pour les cotisations payées directement par nous, mais également pour la partie payée par l’employeur qui doit remettre directement aux mêmes organismes sociaux une partie du salaire payé aux salariés (que nous appelons salaire différé).

Ces différentes cotisations sociales alimentent la sécurité sociale, les caisses de retraites y compris retraites complémentaires mais également maternité, enfance, veuvage, handicap, sans oublier la formation professionnelle.

Ces cotisations sociales sont à la base de toute la politique sociale dans notre pays. C’est un acquis imposé aux employeurs au fil des années et façonné par les luttes.

Tout ce qui n’est pas versé en terme de salaire, prive de recettes les différentes caisses qui gèrent la protection sociale. C’est bien évidemment le cas de « l’intéressement » et de la « participation ».

Vous en connaissez les conséquences, on nous rabâche telle la méthode Coué, que le déficit de la branche maladie serait lié à une trop grande consommation de médicaments, alors qu’en fait, si déficit il y a, il est consécutif à des recettes insuffisantes, par manque de rentrée de cotisations.

Par contre, la branche famille et la branche vieillesse subissent les mêmes reculs, sans que l’on puisse accuser la consommation de médicaments. Nous vous rassurons tout de suite, parmi les records de profits et cela depuis des années,   nous trouvons dans le peloton de tête les grands laboratoires pharmaceutiques. Si crise il y a ce n’est pas pour tout le monde.

 

La solution est pourtant simple : Imposer des augmentations de salaires, rendre sociale la réduction du temps de travail et ainsi créer réellement des emplois bien rémunérés.

En son temps, Michel Rocard, Ministre socialiste d’un gouvernement « de gauche » a appliqué avec zèle sa « solution »: faire payer les salariés, encore eux, avec la création de la CSG. Puis le processus se poursuivant et s’accentuant, ce fut la création de la CRDS, dont le terme est régulièrement repoussé à plus tard.

Aujourd’hui, Chirac et De Villepin  poursuivent  cette même politique, la seule acceptable par le capital et son représentant le MEDEF.

Le plus dramatique, c’est que hormis « COMMUNISTES », aucun parti politique ne délivre un message clair. Les syndicats semblent bien hésitants. Autrement comment expliquer leur tiédeur à appeler à une action coordonnée et d’envergure interprofessionnelle pour enrayer cette logique.

 

LE POUVOIR D’ACHAT C’EST QUOI ?

 

C’est un terme logique qui définit le revenu de tout un chacun pour sa consommation, qui permet à la fois de reconstituer sa force de travail, en clair se nourrir, se vêtir, se distraire, acheter ou changer de véhicule, acheter un appartement etc… En fait  le pouvoir d’achat c’est le montant dont vous disposez en fin de mois ou à un moment de l’année, comme le 13ème mois ou la prime de vacances. De plus - même si près de 70 % de salariés en sont exclus - c’est également la « participation » dans les entreprises de plus de 50 salariés et / ou « l’intéressement » pour celles qui le souhaitent quelque soit l’effectif de salariés occupé.

 

Quels sont les dangers ?

Mais attention ! cette notion de pouvoir d’achat peut s’avérer une arme idéologique redoutable, dès lors qu’elle est utilisée à de fins politiques.

(A noter, que pour ce qui est de la « participation », l’artisanat  - la plus grande entreprise de France claironnent les Médias - auquel on ajoute les TPE, les PME et les PMI en sont exclus à cause de leur effectif inférieur à 50 salariés). Il convient de prendre en considération que la « participation » est bloquée pendant cinq ans, de même que « l’intéressement », même si celui-ci peut être ramené à trois ans sous certaines conditions.

Ce qui est grave, c’est qu’elles ne figurent pas sur le bulletin de salaire, qu’elles ne sont pas considérées comme de la rémunération et ne sont donc pas soumises à cotisations sociales.

 

UNE POLITIQUE DANGEREUSE POUR LES SALARIES.

 

C’est le sens de ce que nous prépare le gouvernement. Donner un minimum de « pouvoir d’achat » pour apaiser la colère des salariés, sans rien lâcher sur les salaires comme le souhaite le MEDEF.

Une fois encore, on trompe les salariés. Les conséquences de cette stratégie sont catastrophiques pour la protection sociale, ainsi privée de recettes.

Prenons l’exemple des retraites complémentaires dans le privé aujourd’hui et dans le secteur public demain.

Les cotisations de retraite sont calculées sur le seul salaire brut, cela tout au long de la carrière. La stratégie du gouvernement et du MEDEF est de faire baisser durablement les salaires pour soit disant lutter contre la concurrence internationale. C’est la même politique qui s’applique dans toute l’Europe et dans tous les pays industrialisés.

 

Le gouvernement prétend qu’il faut travailler plus pour gagner plus ? Mensonge, plus on travaille avec un salaire amputé, plus on casse notre système de protection sociale et moins nous avons de garantie aujourd’hui et demain pour notre retraite. (1)

 

REAGIR POUR NE PAS SUBIR !

 

C’est tout le sens de l’activité que « COMMUNISTES » développe. Jamais les entreprises n’ont amassé autant de richesses, les profits explosent année après année au seul bénéfice des actionnaires. Cela suffit. Nous vous proposerons dès septembre des rencontres pour débattre de ces importantes questions qui conditionnent la vie de chacun.

Il est urgent de créer une autre société, ou les femmes et les hommes ne seront plus considérés comme de simples outils de production au service de quelques possédants

 

 

(1) Début septembre vous trouverez sur ce site un argumentaire et la méthode de calcul pour la retraite et particulièrement la retraite complémentaire.

 

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