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07-11-2004

La CGT signe l’accord

sur la prévention des conflits à la SNCF

 

Cet accord signé par six syndicats (à l’exception de FO et de SUD rail) est le résultat de discussions qui ont duré près de deux ans. Il annonce « l’ambition partagée de mettre un terme à la « culture de confrontation ».

La presse parle de signature historique avec trois vainqueurs : le premier Ministre, le PDG de la SNCF et le secrétaire général de la CGT ! Fermez le ban, l’essentiel est dit.

 

Les organisations syndicales signataires devront au préalable alerter par écrit la direction, laquelle s’engage à entamer le « dialogue » dans les trois jours ouvrables après la date de la réception de la demande. Cette phase de « concertation » est fixée à 10 jours.

Il s’agit bien en réalité d’empêcher les conflits d’éclater sur les lieux de travail et de réduire le nombre des dépôts de préavis de grève. Ainsi la grève se voit encadrée par des procédures tant administratives que syndicales.

Le but affiché ne laisse aucun doute : c’est de valoriser les pratiques du « dialogue social » jugées positives par les uns et par les autres…et d’anticiper et de prévenir les conflits collectifs.

Même si les signataires (direction et syndicats) s’en défendent, c’est bel et bien une atteinte au droit de grève dont il est question.

 

Une deuxième partie de l’accord est en préparation et porte sur un éventuel échec de la conciliation : la SNCF s’engage à fournir 24 heures à l’avance « dans les gares et par voie de presse un  plan de transport adapté » en fonction du mouvement prévisible. Ce plan porté à la connaissance des syndicats, précisera les « trains devant circuler et leurs horaires détaillés ».

 

Le ralliement de la CGT à cet accord « sur le dialogue social à la SNCF » serait selon les signataires une avancée majeure pour éviter la préparation d’une loi sur le service minimum dans les transports publics en France. Accréditer cette idée alors que le gouvernement pratique une politique de rigueur salariale et de remise en cause systématique de tous les droits sociaux acquis par les luttes, c’est particulièrement dangereux… C’est affaiblir la capacité de riposte pour défendre les revendications, c’est aller à l’encontre des intérêts de tous les travailleurs et travailleuses.

Cette voie est lourde de conséquences et conduit tout droit dans le mur…à la grande satisfaction du patronat et des forces les plus réactionnaires. 

   

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