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L’impérialisme US et ses alliés
préparent la guerre contre la Syrie pour s’approprier les richesses
de toute une région.
60% des réserves mondiales de
pétrole et de gaz exploitées ou non sont au Moyen-Orient. De plus,
la Syrie est un pays où transitent quantité de matières premières,
le gaz en particulier.
Ce pays représente donc un enjeu
considérable dans la recherche de profits nouveaux pour le capital.
Cette bataille se mène
naturellement dans le cadre d’une concurrence internationale
intense entre grandes puissances, ce qui bien sûr ajoute aux
risques d’embrasement dépassant le seul Moyen-Orient.
Quelles sont les armes utilisées,
c’est le sujet sur lequel la propagande impérialiste veut entrainer
les opinions publiques pour justifier l’intervention militaire. Les
arguments avancés ont déjà été utilisés pour envahir l’Irak. On sait ce
qu’il en est aujourd’hui dans ce pays, on sait également ce qui se
passe en Lybie, on est très loin des déclarations pour protéger et aider les
peuples de ces pays. En clair il s’agit de mettre à feu et à sang
toute la région pour mieux
la maitriser et y installer des pouvoirs fantoches au service des
multinationales.
En Lybie, en Irak, les compagnies
pétrolières US et Françaises signent des contrats d’exploration et
d’exploitation des gisements pétroliers.
Les multinationales n’ont jamais
eu le moindre souci du devenir des peuples. La recherche de profits
nouveaux est leur seul objectif, le reste n’est que prétexte et
propagande.
Nous sommes les seuls à avoir
cette analyse politique, il faut nous y tenir pour apporter
l’éclairage politique nécessaire. Nous devons être attentifs à ne
pas nous laisser entraîner sur d’autres terrains.
Les grandes puissances sont
confrontées à leurs opinions publiques qui pour l’instant résistent
à la propagande capitaliste, mais nous savons bien qu’elles peuvent
passer outre.
Les USA et la France ont déjà
déclaré qu’ils se passeraient du mandat de l’ONU, leur volonté à
intervenir n’est plus à démontrer.
Nous ne pouvons dire aujourd’hui
comment et de quelle façon la situation va évoluer mais compte-tenu
des enjeux considérables, elle devient extrêmement dangereuse et
peut amener à un embrasement généralisé, d’autant qu’Israël et la
Turquie, aux ordres des USA, attisent les tensions. Nous assistons
à un nouveau partage du monde, et encore une fois on mesure les
conséquences de la disparition de l’URSS aujourd’hui.
Cette situation internationale
est bien sûr utilisée par la propagande gouvernementale pour
masquer, autant que faire se peut, les sales coups portés aux
acquis sociaux.
On connait les décisions du
gouvernement Hollande concernant les retraites.
Ce sont les actifs et les
retraités qui vont payer, les entreprises vont échapper au
financement de la protection sociale.
Le gouvernement Hollande a consulté le MEDEF à plusieurs
reprises pour voir comment
satisfaire ses exigences qui s’élèvent à 100 milliards de cadeaux
supplémentaires au travers de nouvelles exonérations sociales et
fiscales.
Hollande veut exonérer les
entreprises des cotisations de la branche famille ce qui représente
environ 36 milliards d’euros.
De nouvelles rencontres doivent
avoir lieu prochainement entre le MEDEF et le gouvernement pour
examiner les mesures consistant à faire baisser encore le
« coût du travail » en France. A noter que la CFDT a fait
savoir qu’elle veut participer à ces rencontres, on ne doute pas
qu’elle a des propositions à faire et on sait dans quel sens.
Il faudra donc, à moins que les
luttes se développent, cotiser plus et travailler plus longtemps
pour accéder à la retraite, les pensions vont de nouveau baisser
pour les retraités, les salaires des actifs également. C’est le
résultat du « dialogue social » voulu par le gouvernement
et l’ensemble des centrales syndicales.
En l’absence de rapport de force,
il est évident que le résultat n’est pas surprenant.
C’est dans ce contexte que
l’initiative d’action du 10 Septembre se prépare. Des assemblées
générales ont lieu dans les départements, 4 rassemblements régionaux ont ou
vont avoir lieu dans les grandes régions, les initiatives prises
dans les départements commencent à être connues mais disons-le, la
mobilisation n’est pas à la hauteur des coups portés. Les centrales
syndicales, le gouvernement, le MEDEF se sont rencontrés pendant
tout le mois de Juillet sans qu’il y ait d’appel à la lutte, la
stratégie du « dialogue » choisie par les
confédérations se poursuit.
Notre présence est essentielle
dans les luttes, nos explications sont indispensables sur tous les
sujets, économiques, sociaux, politiques. Le tract de rentrée doit
éclairer sur les enjeux qui sont posés. Notre présence dans les
luttes, les rassemblements, les manifestations le 10 Septembre doit
être assurée partout où nous
sommes.
Les travailleurs ont besoin
d’explications, de notre analyse, de nos propositions.
Le 10 Septembre ne doit pas être
une fin, une sorte de baroud d’honneur.
Les attaques vont se poursuivre,
« coût du travail », budgets sociaux, le capital n’a pas
d’autre choix, il lui faut trouver de nouvelles sources de profits.
Le budget 2014 prévoit 14
milliards d’économies sur les dépenses publiques et sociales.
La TVA va augmenter, les salaires
et pouvoir d’achat continuer à baisser.
Il est extraordinaire que quand
les chiffres du chômage battent des records mois après mois, le
gouvernement y voit « un encouragement à poursuivre cette
politique ». Rappelons
que 300 000 emplois ont été détruits en un an. Tout cela bien
sûr, c’est pour servir les multinationales. Pour elles tout va
bien !!
Nous avons publié sur notre site
toute une série de résultats financiers. Pour résumer, les profits
réalises et connus à ce jour ont progressés de 11% au premier
semestre (32 milliards d’euros), le CAC 40 a progressé de 12%
depuis Juillet.
Les journaux économiques
annoncent une croissance positive jusqu’à la fin de l’année,
« la crise est derrière nous » disent-ils, il faut donc
poursuivre les politiques d’austérité mises en œuvre.
L’industrie continue de chuter,
moins 4,4% entre Mai 2011 et Juin 2013, c’est la poursuite de la
casse.
Des plans de licenciements sont
toujours en suspens, Good Year, Fralib, Kem-One, Pétroplus,
Transcom. D’autres sont en préparation comme chez Total ou le
groupe prévoit la fermeture d’une activité en France.
Les partis politiques sont loin
de ces préoccupations, ils sont aujourd’hui totalement pris par la
préparation des prochaines échéances électorales.
La droite tente de rassembler
toutes ses composantes, le font de gauche est divisé sur la
position à prendre vis-à-vis du PS, le parti communiste français
est dans le piège des alliances avec le PS pour conserver ses élus.
Le front national mène une
campagne de terrain, mais ne s’exprime pas ou le moins possible sur
la casse des acquis sociaux et pour cause. Reste que le
comportement des dirigeants politiques lui est favorable.
Sur le plan des luttes, tout est
axé sur le 10 Septembre, mais il faut relever celles sur les salaires et l’emploi,
certes peu nombreuses mais qui démontrent que le mécontentement est
bien présent. La lutte du personnel hospitalier de l’Hôtel Dieu
contre la fermeture des urgences en est un exemple. Exprimons notre
soutien, rencontrons-les.
C’était hier la rentrée des
classes, c’est la mise en œuvre de la régionalisation de l’école,
première conséquence : les parents sont mis à contribution
pour financer les activités périscolaires proposées aux enfants. Continuons
à donner notre avis, nos propositions sur le sujet.
En Egypte l’armée a pris le contrôle politique
du pays. En Tunisie, les luttes sociales se poursuivent. Les
« négociations » Israël-Palestine se poursuivent mais
comme prévu rien ne bouge.
En Afrique du Sud des luttes
puissantes ont lieu dans l’automobile, les mines de cuivres et les
mines d’or. Les travailleurs revendiquent des augmentations de
salaires et de meilleures conditions de travail.
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