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Réunion du Bureau National du 5 janvier
2005 :
Extraits du rapport
introductif concernant la situation en France. (Vous trouverez sur notre site
des articles sur la catastrophe en Asie, sur les questions internationales d’actualité).
De nouveaux
cadeaux aux entreprises.
*Elles vont bénéficier de baisses de prélèvements
alors que les ménages vont voir ceux-ci augmenter. C’est l’Observatoire français
des conjonctures économiques –l’OFCE- qui le dit. Selon les calculs de cet
organisme officiel, les principales réformes sociales (retraites, assurance
maladie, dépendance) auront un coût brut deux fois plus important pour les ménages
que pour les entreprises : 3,4 milliards d’Euros
pour les ménages
1,9 milliard pour les
entreprises
*Les mesures prises par le gouvernement en matière de
prélèvements (impôts et cotisations sociales, notamment CSG et mutuelles) se
traduiront par 2,4 milliards d’euros de
ponction supplémentaires sur les ménages.
Mais dans le même temps les entreprises verront leur facture s’alléger de près de 800 millions
d’euros, à ajouter au 1,5 milliard d’euros d’allègement de cotisations
sociales.
*L’entrée en vigueur dès janvier du forfait d’un euro
sur les consultations va encore aggraver la situation des familles
Conclusion de l’OFCE : les salariés, actifs et retraités vont être
les grands perdants de 2005.
*Taxe
professionnelle
L’enjeu est de taille : 80 milliards d’euros
Pour le MEDEF sa suppression est urgente et doit s’inscrire
dans une perspective de diminution des prélèvements obligatoire sur les
entreprises.
Le gouvernement prépare une réforme pour aller
vers sa suppression, en commençant à baisser fortement les charges des entreprises
industrielles, particulièrement exposées – dit-il- à la concurrence
internationale
*Le budget de l’Etat
2005 va accroître considérablement les inégalités.
Dans la foulée les profits des grandes entreprises
vont encore grimper. Les marchés financiers, le MEDEF et les actionnaires vont
avoir les mains plus libres pour faire baisser les coûts du travail…et par voie
de conséquence le pouvoir d’achat.
-La réduction des dépenses publiques pilotée au
niveau de l’Europe va déferler dans tous les domaines :
°°L’éducation nationale avec des milliers de
suppressions d’emplois va être une nouvelle fois malmenée, ses moyens de
fonctionnement vont baisser de 3%
°°Les moyens pour les transports et l’équipement sont
abaissés d’au moins 4%. C’est la confirmation de l’abandon par l’Etat de
nombreux projets prévus dans le cadre des contrats de plan Etat-Région. C’est l’abandon
d’un véritable aménagement du territoire. Le transfert de nouvelles charges sur
les collectivités locales (par exemple, le transfert des routes nationales sur
les départements) va entraîner une forte augmentation de la fiscalité locale.
°°Les fonctionnaires vont devoir cotiser en plus pour
une retraite complémentaire, alors que leur pouvoir d’achat continue de se dégrader.
°°Le forfait hospitalier va augmenter de 50% en trois
ans. C’est un véritable racket qui va pénaliser les familles les plus pauvres.
*Une liste impressionnante de hausses des prix
de tous les services est annoncée :
-timbre poste le 1er mai –passe
de 0,50 euros à 0,53 soit + 6% (+14,7% en 2 ans)
-EDF + 15% sur 3 ans
-Transports Ile de France + 3,5%
au 1er Juillet
-+ des hausses prévues à la SNCF – pour
l’eau et les assurances
*La situation de l’emploi
continue de se dégrader.
-Le taux de chômage va atteindre officiellement la
barre des 10%. Le nombre de bénéficiaires du RMI continue d’augmenter :
1,041 million fin septembre 2004 contre 960.000 un an plus tôt -+ 8,4%
-L’emploi industriel continue de s’effondrer. En 2004
l’industrie a perdu 90.500 emplois (chiffre de l’UNEDIC qui souligne le déclin
inexorable amorcé à la mi-2001).
Le projet industriel d’EDF prévoit de 12 à 15.000 suppressions
d’emplois d’ici 2007. La direction tente d’amortir le choc en déclarant : « les
gains de productivité ne conduiront en aucun cas à des licenciements. EDF
stabilisera les charges de personnel, en réorientant certains de ses salariés
vers des secteurs en forte croissance »… Profits réalisés : 7,5
milliards.
-La Poste. C’est la même orientation. Son cheval de
bataille : la maîtrise des charges d’exploitation…qui va se traduire en
2005 par une chute de la masse salariale. Par ailleurs elle annonce pour 2004
un exercice meilleur que prévu…et 2005 doit être encore meilleur.
La loi postale qui va venir en discussion à l’Assemblée
Nationale du 18 au 20 janvier prévoit de transformer le service des chèques
postaux en Banque Postale. Elle prévoit également qu’en 2009 tous les services
postaux seront ouverts à la concurrence…La marche vers la privatisation s’accélère.
*Le chantier gouvernemental sur les 35 h. n’en finit pas de peser sur les conditions de
travail et la vie des travailleurs.
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