Retour ACCUEIL

 

08 septembre 2016

 

Rapport au Bureau National du 7 septembre 2016

 

 

Chers camarades.

Au Bureau National du 13 juillet dernier, nous avons analysé l’État du rapport des forces à la veille des congés d’été après quatre mois de mobilisation syndicale marquée par un profond mécontentement vis-à-vis de la politique menée.

Ce mécontentement n’est pas tombé, il n’a pas disparu pendant les congés. Les luttes reprennent : mobilisation des agriculteurs, des travailleurs de Free, demain les enseignants, le 15 septembre journée d’action à l’appel de 7 organisations syndicales.

Les sondages politiques démontrent également le profond rejet de la politique actuelle.

Le capital poursuit sa politique, casse industrielle, baisse du pouvoir d’achat, casse des acquis et des droits des travailleurs, il veut aller plus loin. Les exigences du Medef sont déjà dans les programmes des candidats aux élections, c’est à celui qui sera le plus complaisant envers la politique qu’il propose.

Tout cela s’accompagne d’une campagne de restriction des libertés, d’une répression syndicale qui s’aggrave. Tous les moyens sont bons pour réprimer ceux qui luttent, nous les soutenons comme nous l’avons toujours fait, mais nous avons une explication à donner sur l’objectif de cette répression. Elle est exercée individuellement, mais elle a un but collectif, il s’agit d’empêcher les travailleurs de lutter, de contester la politique du capital.

Dans le même temps une campagne médiatique concernant la « baisse » du chômage, la « baisse » des impôts, la « hausse » du pouvoir d’achat est en œuvre. Cette campagne de manipulation de l’opinion vise à faire croire que la « crise » du capitalisme est terminée, que des jours meilleurs sont devant nous, que le capitalisme est la solution universelle.

Pour les partis politiques, il s’agit de trouver le meilleur moyen de faire face à ce mécontentement sans changer de politique. Trouver des remplaçants à ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui pour poursuivre la politique du capital n’est pas simple.

Les opérations politiques, les diversions se multiplient pour tromper, manipuler l’opinion et ainsi éviter le débat sur les causes, l’origine, les raisons des décisions prises à l’encontre des travailleurs.

La droite et ses alliés dénoncent la politique actuelle en disant qu’elle ne va pas assez loin dans les réformes, ils proposent de réformer en profondeur la société française, ce qui est déjà bien entamé. La droite présente 12 candidats aux fameuses « primaires » summum de la démocratie capitaliste qui consiste à faire croire que les candidats sont différents pour une même politique.

Le Front National compte les points, il s’appuie sur le mécontentement pour le dévoyer, s’adresse habilement aux travailleurs et au peuple, sa ligne politique est essentiellement dirigée contre l’Europe, contre l’immigration qui serait à l’origine de tous les maux. En bon défenseur du capital, il propose de développer l’aide aux entreprises qualifiées de « nationales », n’a jamais dénoncé les cadeaux fiscaux, les exonérations. Il condamne les luttes des travailleurs et approuve toutes les mesures de restriction des libertés imposées par le pouvoir.

Le Parti Socialiste termine son mandat, la politique qu’il mène depuis 2012 a été entièrement consacrée à satisfaire les intérêts du capital en France et à l’international, casser les acquis des travailleurs, aggraver les conditions de vie dans tous les secteurs, c’est la raison de la faiblesse des sondages le concernant. Les tentatives d’expliquer la politique qu’il applique est un échec .Il faut donc trouver des moyens pour la poursuivre et l’aggraver, ce sont les opérations diversion actuelles : Macron, Montebourg, Hamont et consorts… alors qu’ils ont gouverné ensemble !!

Dans ces grenouillages politiques multiples, le Parti Communiste Français veut rassembler «largement à gauche », « il faut oublier ce qui nous divise (on se demande quoi ?) Pour travailler sur ce qui nous rassemble » déclare P. Laurent. Mélenchon poursuit sa ligne politique, il a la faveur des médias dans son rôle de « gauche radicale » type Syriza en Grèce Podemos en Espagne ou Die Linke en Allemagne, il soutien tous ces mouvements parce qu’ils captent le mécontentement pour le maîtriser, l’étouffer et ainsi préserver le capital.

Dans cette situation politique, les partis ont tous des points communs : aucun ne combat le capital, tous le soutiennent ou l’aménagent. Ce n’est pas sans difficultés parce qu’il faut faire croire qu’une autre politique est possible sans la changer, ils créent des illusions. Deuxième point commun, tous parlent déjà du deuxième tour de la présidentielle et du rassemblement nécessaire contre le Front National, en clair ils prônent tous « l’union nationale » sauvegardant ainsi le capitalisme.

Notre rôle de parti révolutionnaire est donc essentiel, la bataille politique qui s’annonce va être intense, il faut et faudra toujours revenir à la cause des difficultés imposées au peuple, ne pas se laisser entraîner dans des débats qui n’en sont pas conduisant à éviter les vrais sujets (burkini…). Tous les prétextes sont bons pour détourner, éviter la condamnation de la politique du capital, par exemple, les états capitalistes se disputent la gestion des réfugiés alors qu’ils en sont la cause.

Il faut que nous soyons le parti politique qui éclaire la situation et qui propose une politique, une perspective qu’aucun ne défend. Les propositions que l’on porte doivent être au centre des débats que nous allons avoir dans nos réunions, nos rencontres. Il n’y a pas « des » solutions pour combattre le capital. Il n’y a qu’une : lui arracher les moyens de production et d’échange sans compromis par la lutte politique. Personne ne le propose nous sommes les seuls. Les porteurs d’illusions qui s’affichent comme étant des révolutionnaires n’ont qu’un but : préserver le capital

Croire également que la lutte syndicale suffit est une illusion, le capital a toujours résisté aux luttes sociales, elles l’ont contraint à reculer mais pas à disparaître. On voit le rôle d’accompagnement que joue le syndicalisme français aujourd’hui avec en en particulier la CFDT.

Pour autant, 7 organisations syndicales tiennent un meeting aujourd’hui à Nantes pour préparer l’initiative du 15 septembre prochain. Les assemblées de rentrée syndicales ont lieu dans les départements, il faut soutenir autant que l’on peut les luttes actuelles, continuer à peser pour qu’elles s’amplifient.

Nos tâches, notre activité est et va donc être d’une grande importance dans la période.

Notre Bureau National d’aujourd’hui est le point de départ de cette intense activité que nous devons mener. Prendre ou reprendre contact avec nos adhérents dans les départements, faire de la politique, éclairer sur la situation, faire tomber les illusions, développer nos propositions, les faire partager dans les rencontres avec les travailleurs, dans les réunions publiques, être présents dans les luttes. C’est le seul moyen à notre portée pour nous développer, rien ne remplace le contact, le débat. Certes, nous avons notre propagande, notre site, nos tracts, notre journal, ils sont de qualité, mais ils ne sont pas assez largement connus ;

Notre développement dépend essentiellement de notre activité dans les départements, les adhésions sont réalisées à partir d’initiatives locales, nous pouvons les multiplier. Les campagnes électorales sont lancées c’est un moment politique important, pas pour ce que les élections représentent, mais pour le débat politique qu’elles suscitent.

Nous avons un candidat à la présidentielle, comment fait-on dans les départements pour faire connaître la politique qu’il porte, quelles initiatives prendre ?

Les législatives vont nous permettre également une présence plus concrète dans les départements, plus tôt on aura désigné nos candidats, et les possibilités sont nombreuses, mieux nous serons à même de mener une campagne politique de haut niveau pour développer nos propositions révolutionnaires. Le plan de travail national que nous avons décidé à notre Comité National du 18 juin dernier doit prendre toute son ampleur :

organiser des réunions publiques partout où c’est possible, voir comment le Bureau, le Comité National peuvent aider.

Développer notre activité de propagande,

Lancer une souscription nationale à l’occasion des élections,

Organiser une grande campagne d’adhésions,

Développer notre formation politique,

Améliorer encore notre presse, sa diffusion. Nous avons beaucoup de travail politique à faire, il faut tout de suite s’y mettre, réfléchir aux moyens à mettre en œuvre en particulier dans l’aide aux départements. Editer des tracts, une affiche etc.

Cette campagne politique permettra également, et là aussi nous serons les seuls, à éclairer sur la politique internationale, le rôle de l’impérialisme, la concurrence internationale et ses conséquences dramatiques pour les peuples, les propositions de notre parti pour en sortir.

Nous développerons à notre Comité National du 24 septembre prochain l’ensemble de ces questions.

Consacrons-nous aujourd’hui à examiner les conditions de la mise en œuvre de notre activité parce qu’il n’y a pas de temps à perdre.

Chers camarades,

Notre Comité National du 24 sera un moment important pour le lancement de notre campagne nationale. Il serait intéressant que chaque membre du Bureau prenne contact avec les membres du Comité National les plus proches pour faire part de la discussion.

Place au débat.

 

 

 

 

 

Lire, enregistrer et/ou imprimer ce document au format PDF (5 pages) 

 

Envoyer ce rapport à un(e) ami (e)

Haut de Page

http://www.sitecommunistes.org