Retour à l’accueil

 

 

07 décembre 2016

 

Rapport au Bureau National du 07 Décembre 2016

 

 

L’actualité politique à quatre mois des élections présidentielles et législatives :

Tout est bien orchestré par la propagande pour masquer les vrais enjeux politiques les élections présidentielles et  législatives dont on ne parle peu.

 

Les présidentielles sont devenues  la recherche du « sauveur suprême », le flot médiatique et continuel, tous les espaces sont occupés pour éviter les vrais sujets, l’objectif est évidemment de masquer les responsabilités de la politique capitaliste en œuvre. Politique qui est rejetée mais en même temps, les attentes sont fortes, l’audience des débats politiques organisés par les chaînes de télévision, la forte mobilisation de la droite pour désigner leur candidat démontrent les difficultés de la bataille que nous avons à mener. Difficultés que nous avons soulignées mais nous occupons une place unique dans cette bataille politique.

 

Nous pouvons voir le niveau de manipulation de l’opinion, les mises en scène qui se succèdent, tous affirment la main sur le cœur qu’ils vont se donner corps et âme à la France pour sortir des difficultés. A voir les programmes des candidats, on sait ce qu’il en est.

 

Tout est organisé, calculé pour qu’il ne puisse pas y avoir d’autres idées que la vision capitaliste de la société.

 

La droite a désigné son candidat, son programme va au-delà des prétentions du Medef. Gattaz se réjouit qu’il y ait un candidat qui mette « l’entreprise au centre des enjeux de la présidentielle » (déjà entendu pour les mesures du Gouvernement Hollande). On ne va pas énumérer les « solutions »contenues dans le programme de Fillon, elles poursuivent ce qui a été fait par Hollande et son équipe depuis 2012.

 

Le Parti Socialiste, détruit par cinq années de pouvoir, tente de donner diverses  images de sa politique mais elles vont toutes dans le même sens : on ne touche pas au capitalisme.

 

Le spectacle affligeant des passations de pouvoirs entre ministres hier démontre l’entière disponibilité du Parti Socialiste à poursuivre la politique du capital qu’il applique scrupuleusement depuis 2012.

 

Les Hamont–Montebourg–Mélenchon et consorts ont tous été ministres de gouvernements  responsables des difficultés actuelles. Macron récemment et Valls depuis hier tentent également de se dédouaner de leurs responsabilités avec la mise en œuvre considérable de tous les moyens de propagande aux mains rappelons-le des grands groupes capitalistes.

 

Le Parti Communiste Français a aujourd’hui rallié Mélenchon, il n’a plus depuis longtemps de ligne politique de lutte de classe. Leur ligne politique de lutte est aujourd’hui au service de l’aménagement du capital.

 

Le Front National compte les points, Il se tient en réserve, son programme confirme qu’il est bien un parti du capital, ce dont nous ne doutions pas, nous le disons depuis toujours mais son discours en direction du « peuple » et des « travailleurs » masque cette réalité. Continuons à dénoncer et informer sur les contenus des programmes.

Après les « primaires » de droite, nous allons assister à la même mise en scène pour les « primaires à gauche » avec les mêmes intentions : comment se positionner au mieux pour servir les intérêts du capital ? C’est le sujet essentiel, puisque aucun ne le combat. Toutes les propositions des uns et des autres vont dans le même sens.

 

Le cœur de la bataille politique, c’est l’existence du capitalisme. C’est le débat que nous devons porter.

 

Notre campagne électorale doit se concentrer sur l’essentiel, le capitalisme peut-il répondre aux besoins sociaux ? Comment le combattre ? Quelle perspective politique nous portons ? Quelles propositions ? Quels moyens faut-il mettre en œuvre pour y parvenir ? Nous connaissons les réponses à ces questions, mais en dehors du parti qui les connaît ?

 

Notre campagne électorale doit se développer autour de ces questions, elle doit prendre une autre ampleur. Faire partager par le plus grand nombre notre perspective politique, c’est aussi renforcer le parti.

 

Il y a la place pour cela, place difficile à occuper mais en même temps répétons-le nous sommes seuls à cibler le capitalisme comme unique responsable de la situation qu’elle soit nationale ou internationale. Être seul à le faire ne nous isole pas  mais cela nous donne une grande responsabilité, être révolutionnaire pour ce qui nous concerne, c’est détruire une société qui n’a que le profit comme but pour en construire une nouvelle qui réponde aux besoins sociaux.

 

Dire cela peut paraître simpliste mais c’est la seule perspective claire pour changer radicalement la situation que nous subissons. Maîtriser les moyens de production et d’échange, en confier la gestion au peuple, c’est LA condition pour changer la société.

 

En dehors de cela rien ne changera, on voit bien la situation : chômage, pauvreté, exclusion, précarité qui s’aggravent et c’est sur cette réalité que tous les candidats aux élections s’appuient pour vendre leurs programmes dont aucun ne combat ni ne dénonce et on sait pourquoi, les causes profondes des difficultés.

 

Le chômage, la pauvreté, l’exclusion, la précarité seraient « des maladies incurables » dont l’origine de serait pas déterminée, qu’il serait possible de soigner mais impossible à éradiquer.

 

Nous, nous situons le capitalisme comme étant la maladie, le socialisme le remède pour l’éradiquer. Ces  explications ne sont évidemment pas suffisantes, celles et ceux qui vivent  les difficultés ont besoin d’explications qui correspondent leur vécu, mais sans jamais évacuer le fond politique.

 

Il ne sert à rien de dire qu’il faut construire le socialisme si on ne montre pas le chemin pour y parvenir.

 

La lutte politique est indispensable, essentielle. Sans lutte, rien ne bougera, au contraire. Sans lutte tout s’aggrave, cette question du rapport des forces est indissociable de notre action politique, de notre activité là où nous sommes mais aussi là nous voulons être.

 

Nous sommes un parti politique, son caractère révolutionnaire unique en France lui confère une grande responsabilité.

 

Le renforcement de notre influence, l’accélération de notre développement, le  renforcement du parti et donc la question centrale de notre action politique.

 

Beaucoup de celles et ceux que nous rencontrons sont attentifs à ce que nous disons, beaucoup se disent en phase avec ce que nous développons mais l’engagement politique est plus compliqué. Nous réalisons régulièrement des adhésions, ce sont des adhésions qui se font par accord politique, ce qu’il faut apprécier. Ces adhésions se font parce qu’il y a eu des débats quelquefois longs, des rencontres quelquefois nombreuses, mais le résultat c’est l’accord politique et c’est ce que nous recherchons.

 

Multiplier ces débats et ces rencontres est donc essentiel pour développer nos idées révolutionnaires et gagner le poids politique nécessaire pour lutter contre le capital.

 

Les élections sont une des occasions,  pour nous développer.

Le plan de travail national que nous avons décidé commence à se mettre en place. Des initiatives départementales sont prévues en janvier et février, il faut continuer à « pousser » pour qu’elles se multiplient, prévoir des rencontres les plus larges possibles, invitons ceux qui luttent à venir débattre avec nous.

 

Les luttes sont nombreuses, elles ne s’arrêtent pas parce qu’elles sont  une des expressions du fort mécontentement actuel. Ce mécontentement est souvent diffus, dans tous les sens, mais les origines diverses sont rassemblées dans le rejet de la politique actuelle.

Il nous reste du temps pour décider d’initiatives de débats dans les départements mais il ne faut pas en perdre.

 

La remise des cartes 2017 en début d’année peut donner le coup de fouet nécessaire à la campagne électorale que nous voulons mener. Il faut décider des dates pour se mettre en ordre de bataille.

 

Ce que nous diffusons sur notre site, nos tracts, notre journal sont des outils de qualité mais il faut là aussi  continuer à les développer, les faire connaître. Développer, renforcer notre parti est une responsabilité importante pour notre pays.

 

Le mécontentement est partout, et on voit comment le capital s’appuie sur ce mécontentement pour le dévoyer, il utilise l’extrême droite partout. Les exemples ne manquent pas en Europe. Les partis fascistes, racistes sont devenus légitimes, légaux, les relations internationales avec des pays comme Israël, l’Arabie Saoudite, la Turquie pour ne citer que ces pays ne souffrent pas de l’installation de régimes dictatoriaux. Par contre on a pu mesurer avec quelle haine a été traitée la mort de Fidel Castro et le peuple cubain. Cela ne doit pas nous étonner, le capital a une peur bleue de sa remise en cause et du développement des luttes pour le supprimer. Toute idée contraire au capital doit être combattue, la lutte du peuple cubain pour le socialisme et l’indépendance face aux grandes puissances capitalistes et notamment des USA est pour le capital un exemple à combattre.

 

Voyons bien également comment a été dévoyé le mécontentement en Grèce, en Grande-Bretagne, en Espagne, en Italie et Autriche dernièrement. Rien ne doit sortir du cadre capitaliste malgré le rejet  des populations. Tout est fait, tout est utilisé pour ne pas sortir de ce cadre. Le pouvoir en France n’est pas en reste, l’actualité le démontre.

 

Notre bataille politique est donc de première importance. Nous devons la porter au niveau des exigences politiques, utiliser tous nos moyens, en premier lieu nos adhérents, leur confier un rôle militant pour qu’ils soient ou deviennent des points d’appuis essentiel de notre politique.

 

Chaque adhésion que l’on réalise est un encouragement à faire plus, cela démontre que les idées révolutionnaires n’ont pas disparu, au contraire.

 

Profitons également de cette période de remise de cartes pour faire vivre la souscription, nous connaissons l’importance que constituent les moyens financiers, parlons-en à toutes nos réunions sans retenue.

 

° ° °

 

Lire, enregistrer et/ou imprimer ce document au format (5 pages) 

 

Envoyer ce document à un(e) ami(e)

 

Haut de Page

http://www.sitecommunistes.org