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L’actualité politique à quatre mois des élections
présidentielles et législatives :
Tout est
bien orchestré par la propagande pour masquer les vrais
enjeux politiques les élections présidentielles et législatives dont on ne
parle peu.
Les
présidentielles sont devenues la recherche du «
sauveur suprême », le flot médiatique et continuel, tous
les espaces sont occupés pour éviter les vrais sujets,
l’objectif est évidemment de masquer les responsabilités
de la politique capitaliste en œuvre. Politique qui est
rejetée mais en même temps, les attentes sont fortes,
l’audience des débats politiques organisés par les
chaînes de télévision, la forte mobilisation de la droite
pour désigner leur candidat démontrent les difficultés de
la bataille que nous avons à mener. Difficultés que nous
avons soulignées mais nous occupons une place unique dans
cette bataille politique.
Nous
pouvons voir le niveau de manipulation de l’opinion, les
mises en scène qui se succèdent, tous affirment la main
sur le cœur qu’ils vont se donner corps et âme à la
France pour sortir des difficultés. A voir les programmes
des candidats, on sait ce qu’il en est.
Tout est
organisé, calculé pour qu’il ne puisse pas y avoir
d’autres idées que la vision capitaliste de la société.
La droite a
désigné son candidat, son programme va au-delà des
prétentions du Medef. Gattaz se réjouit qu’il y ait un
candidat qui mette « l’entreprise au centre des enjeux de
la présidentielle » (déjà entendu pour les mesures du
Gouvernement Hollande). On ne va pas énumérer les «
solutions »contenues dans le programme de Fillon, elles
poursuivent ce qui a été fait par Hollande et son équipe
depuis 2012.
Le Parti
Socialiste, détruit par cinq années de pouvoir, tente de
donner diverses
images de sa politique mais elles vont toutes dans
le même sens : on ne touche pas au capitalisme.
Le
spectacle affligeant des passations de pouvoirs entre
ministres hier démontre l’entière disponibilité du Parti
Socialiste à poursuivre la politique du capital qu’il
applique scrupuleusement depuis 2012.
Les
Hamont–Montebourg–Mélenchon et consorts ont tous été
ministres de gouvernements responsables des
difficultés actuelles. Macron récemment et Valls depuis
hier tentent également de se dédouaner de leurs
responsabilités avec la mise en œuvre considérable de
tous les moyens de propagande aux mains rappelons-le des
grands groupes capitalistes.
Le Parti
Communiste Français a aujourd’hui rallié Mélenchon, il n’a plus depuis
longtemps de ligne politique de lutte de classe. Leur
ligne politique de lutte est aujourd’hui au service de
l’aménagement du capital.
Le Front
National compte les points, Il se
tient en réserve, son programme confirme qu’il est bien
un parti du capital, ce dont nous ne doutions pas, nous
le disons depuis toujours mais son discours en direction
du « peuple » et des « travailleurs » masque cette
réalité. Continuons à dénoncer et informer sur les contenus
des programmes.
Après les «
primaires » de droite, nous allons assister à la même
mise en scène pour les « primaires à gauche » avec les
mêmes intentions : comment se positionner au mieux pour
servir les intérêts du capital ? C’est le sujet
essentiel, puisque aucun ne le combat. Toutes les
propositions des uns et des autres vont dans le même
sens.
Le cœur de
la bataille politique, c’est l’existence du capitalisme.
C’est le débat que nous devons porter.
Notre
campagne électorale doit se concentrer sur l’essentiel,
le capitalisme peut-il répondre aux besoins sociaux ?
Comment le combattre ? Quelle perspective politique nous
portons ? Quelles propositions ? Quels moyens faut-il
mettre en œuvre pour y parvenir ? Nous
connaissons les réponses à ces questions, mais en dehors
du parti qui les connaît ?
Notre
campagne électorale doit se développer autour de ces
questions, elle doit prendre une autre ampleur. Faire
partager par le plus grand nombre notre perspective
politique, c’est aussi renforcer le parti.
Il y a la
place pour cela, place difficile à occuper mais en même
temps répétons-le nous sommes seuls à cibler le
capitalisme comme unique responsable de la situation
qu’elle soit nationale ou internationale. Être seul à le
faire ne nous isole pas
mais cela nous donne une grande responsabilité,
être révolutionnaire pour ce qui nous concerne, c’est
détruire une société qui n’a que le profit comme but pour
en construire une nouvelle qui réponde aux besoins
sociaux.
Dire cela
peut paraître simpliste mais c’est la seule perspective
claire pour changer radicalement la situation que nous
subissons. Maîtriser les moyens de production et d’échange,
en confier la gestion au peuple, c’est LA condition pour
changer la société.
En dehors
de cela rien ne changera, on voit bien la situation :
chômage, pauvreté, exclusion, précarité qui s’aggravent
et c’est sur cette réalité que tous les candidats aux
élections s’appuient pour vendre leurs programmes dont
aucun ne combat ni ne dénonce et on sait pourquoi, les
causes profondes des difficultés.
Le chômage,
la pauvreté, l’exclusion, la précarité seraient « des
maladies incurables » dont l’origine de serait pas
déterminée, qu’il serait possible de soigner mais
impossible à éradiquer.
Nous, nous
situons le capitalisme comme étant la maladie, le
socialisme le remède pour l’éradiquer. Ces explications ne sont
évidemment pas suffisantes, celles et ceux qui
vivent les
difficultés ont besoin d’explications qui correspondent
leur vécu, mais sans jamais évacuer le fond politique.
Il ne
sert à rien de dire qu’il faut construire le socialisme
si on ne montre pas le chemin pour y parvenir.
La lutte
politique est indispensable, essentielle. Sans lutte,
rien ne bougera, au contraire. Sans lutte tout s’aggrave,
cette question du rapport des forces est indissociable de
notre action politique, de notre activité là où nous
sommes mais aussi là nous voulons être.
Nous sommes
un parti politique, son caractère révolutionnaire unique
en France lui confère une grande responsabilité.
Le
renforcement de notre influence, l’accélération de notre
développement, le
renforcement du parti et donc la question centrale
de notre action politique.
Beaucoup de
celles et ceux que nous rencontrons sont attentifs à ce
que nous disons, beaucoup se disent en phase avec ce que
nous développons mais l’engagement politique est plus
compliqué. Nous réalisons régulièrement des adhésions, ce
sont des adhésions qui se font par accord politique, ce
qu’il faut apprécier. Ces adhésions se font parce qu’il y
a eu des débats quelquefois longs, des rencontres
quelquefois nombreuses, mais le résultat c’est l’accord
politique et c’est ce que nous recherchons.
Multiplier
ces débats et ces rencontres est donc essentiel pour
développer nos idées révolutionnaires et gagner le poids
politique nécessaire pour lutter contre le capital.
Les
élections sont une des occasions, pour nous développer.
Le plan de
travail national que nous avons décidé commence à se
mettre en place. Des initiatives départementales sont
prévues en janvier et février, il faut continuer à «
pousser » pour qu’elles se multiplient, prévoir des
rencontres les plus larges possibles, invitons ceux qui
luttent à venir débattre avec nous.
Les luttes
sont nombreuses, elles ne s’arrêtent pas parce qu’elles
sont une des expressions
du fort mécontentement actuel. Ce mécontentement est
souvent diffus, dans tous les sens, mais les origines
diverses sont rassemblées dans le rejet de la politique
actuelle.
Il nous
reste du temps pour décider d’initiatives de débats dans
les départements mais il ne faut pas en perdre.
La remise
des cartes 2017 en début d’année peut donner le coup de
fouet nécessaire à la campagne électorale que nous
voulons mener. Il faut décider des dates pour se mettre
en ordre de bataille.
Ce que
nous diffusons sur notre site, nos tracts, notre journal
sont des outils de qualité mais il faut là aussi continuer à les
développer, les faire connaître. Développer, renforcer
notre parti est une responsabilité importante pour notre
pays.
Le
mécontentement est partout, et on voit comment le capital
s’appuie sur ce mécontentement pour le dévoyer, il
utilise l’extrême droite partout. Les exemples ne
manquent pas en Europe. Les partis fascistes, racistes
sont devenus légitimes, légaux, les relations
internationales avec des pays comme Israël, l’Arabie
Saoudite, la Turquie pour ne citer que ces pays ne
souffrent pas de l’installation de régimes dictatoriaux.
Par contre on a pu mesurer avec quelle haine a été
traitée la mort de Fidel Castro et le peuple cubain. Cela
ne doit pas nous étonner, le capital a une peur bleue de
sa remise en cause et du développement des luttes pour le
supprimer. Toute idée contraire au capital doit être
combattue, la lutte du peuple cubain pour le socialisme
et l’indépendance face aux grandes puissances
capitalistes et notamment des USA est pour le capital un
exemple à combattre.
Voyons bien
également comment a été dévoyé le mécontentement en
Grèce, en Grande-Bretagne, en Espagne, en Italie et
Autriche dernièrement. Rien ne doit sortir du cadre
capitaliste malgré le rejet des populations. Tout
est fait, tout est utilisé pour ne pas sortir de ce
cadre. Le pouvoir en France n’est pas en reste,
l’actualité le démontre.
Notre
bataille politique est donc de première importance. Nous
devons la porter au niveau des exigences politiques,
utiliser tous nos moyens, en premier lieu nos adhérents,
leur confier un rôle militant pour qu’ils soient ou
deviennent des points d’appuis essentiel de notre
politique.
Chaque
adhésion que l’on réalise est un encouragement à faire
plus, cela démontre que les idées révolutionnaires n’ont
pas disparu, au contraire.
Profitons
également de cette période de remise de cartes pour faire
vivre la souscription, nous connaissons l’importance que
constituent les moyens financiers, parlons-en à toutes
nos réunions sans retenue.
° ° °
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