|
Situation
politique nationale,
Sans surprise,
c’est la poursuite des mesures d’austérité.
Le capital pousse
les états à aller encore plus loin dans ce qu’il appelle les
« réformes structurelles ». Le gouvernement Hollande
applique les décisions et prépare un plan
« d’économies » pour 2014 de 14 à 20 milliards
d’euros.
Ça pose
d’ailleurs quelques problèmes à l’intérieur du gouvernement, on
l’a vu avec le limogeage de Delphine Batho. N’exagérons rien,
ce n’est pas l’insurrection, mais ça grogne dans les cabinets
ministériels.
On a d’ailleurs
ce phénomène au Portugal, en Italie, en Espagne, en Grèce ou
être ministre devient précaire face au mécontentement populaire
mais il faudra beaucoup plus de luttes pour faire reculer le
capital.
La politique
d’austérité va donc s’aggraver, les mesures vont toucher
l’administration de l’état, les retraites bien sûr et les
collectivités locales et tout ça pour répondre aux injonctions
de Bruxelles concernant les 3% de dette publique par rapport au
PIB, ce qui est bien sûr une vaste manipulation de l’opinion.
Sur ces 14
milliards d’ « économies » 9 concernent les
dépenses de l’état, 5 la Sécurité Sociale, les retraites et la
branche famille, les collectivités locales sont déjà pénalisées
de 1,5 milliards cette année, on en connait les conséquences.
Depuis l’élection
de Hollande, 28000 postes de fonctionnaires ont déjà été
supprimés et en 2014, 3210 postes vont encore disparaitre, ce
qui nous donne une idée de l’aggravation des difficultés dans
les fonctions publiques.
Selon « Le
Figaro », cela ne suffira pas à tenir l’objectif fixé par
Bruxelles et les économistes bien informés prévoient de
nouvelles hausses d’impôts en 2014, ce que Moscovici n’a pas
démenti et que le ministre du budget Cazeneuve a confirmé en
indiquant que les prélèvements obligatoires (impôts et
cotisations sociales) augmenteraient de 6 milliards en 2104.
On imagine les
conséquences sur le pouvoir d’achat des travailleurs qui
rappelons-le a baissé de 0,9% en 2012 ce qui n’est pas arrivé
depuis 1949.
Parallèlement à
cette baisse historique du pouvoir d’achat, le nombre de
travailleurs qui paient l’impôt sur le revenu ne cesse de
croitre : en 2000, ils étaient 16 millions, en 2012 18
millions et 19 millions en 2013. Il y a 3 millions de
contribuables supplémentaires alors que le pouvoir d’achat ne cesse de diminuer. De plus
en plus de salariés au revenu modeste sont mis à contribution.
Par contre pour
les patrons, tout va bien. La rémunération moyenne des
dirigeants du CAC 40 a progressé de 21% en 5 ans pour atteindre
2,32 millions d’euros en 2012 (Le Figaro).
La rémunération
médiane des patrons hors CAC 40 a augmenté de 17% en 5 ans pour
atteindre en 2012 351 000 euros. La rémunération annuelle
maximum d’un PDG d’entreprise publique ne peut pas excéder
450 000 euros par an, c’est le gouvernement qui fixe le
plafond. On est loin du discours de Hollande avant son
élection : « au -dessus de 4000 euros, je prends
tout ».
Moins de pouvoir
d’achat, ce sont des difficultés qui s’accroissent, on a déjà
dit beaucoup sur les dépenses de santé, de logement, de
nourriture, 51% des français ne partent pas en vacances cette
année. C’est 900 000 de plus qu’en 2012. 2 millions de
retraités vivent sous le seuil de pauvreté, les conséquences
sociales de cette politique se font de plus en plus durement
ressentir.
Et tous les
jours, ce sont de nouvelles annonces de suppressions
d’emplois :
Darty, IBM,
Canon, Siemens, Gad, Spanghero, Faurecia, La Poste ou le PDG
démissionne après avoir supprimé 80 000 postes en 10 ans
(5 000 en 2012), l’objectif est d’en supprimer autant.
Le nouveau patron
du MEDEF P. Gattaz
demande 100 milliards de cadeaux supplémentaires parce
que « c’est l’entreprise qui sauvera la France », il
réclame 50 milliards en moins sur 5 ans sur les cotisations sociales
qu’il « faut transférer sur la TVA ou la CSG » et 50
milliards en moins sur les prélèvements obligatoires (impôts et
taxes)… Il n’oublie pas le code du travail qui « terrorise
les patrons » et il traduit sa politique par « il
faut un terrain serein fiscalement et plus souple
socialement ». Il propose également de porter l’âge de la
retraite à 63 puis 65 ans et le nombre d’annuité à 43 ans. Pour
couronner le tout augmenter la TVA de 1% par an pendant 3 ans
pour la porter à 23% pour « suivre les exemples courageux
du Canada et de l’Allemagne »
Le MEDEF dicte sa
ligne de conduite au gouvernement, après les 20 milliards de
crédit d’impôts et l’accord ANI, Gattaz en veut plus. C’est ce
qu’il est allé dire à Ayrault le 4 Juillet dernier dans le
cadre des rencontres sur les retraites.
Tous les
syndicats ont été reçu par Ayrault ce 4 Juillet, on se demande
pourquoi puisque tout est déjà ficelé : rien sur les
salaires et l’emploi, tout sur de nouveaux reculs sociaux.
Ces rencontres
vont se dérouler pendant tout le mois de juillet, les centrales
syndicales n’ont pas appelé à la mobilisation, mais CGT, FSU,
FO, Solidaires appellent à une journée de grève et de
manifestations le 10 Septembre poussées par la base syndicale
dont les critiques sur l’action syndicale se multiplient,
Renault Cléon, UL de Tourcoing, UD Meuse, Assemblée Générale
dans le Doubs. A Saint-Nazaire chez STX, à la fonderie de
Bretagne dans le Morbihan (ex SBFM), chez Ascométal à Fos sur
Mer, Hagondange et Dunkerque, les travailleurs refusent le
chantage à l’emploi. Chez Behr France (équipement auto) en
Alsace, la CGT est favorable à l’accord de baisse des salaires
et l’abandon de 5 jours de RTT. La CFDT, l’UNSA et la CFTC sont
contre.
On l’a déjà dit
mais il serait utile que l’on donne notre opinion sur le syndicalisme
et qu’on la fasse connaitre.
De plus, des
organisations syndicales nous envoient des documents concernant
leur secteur d’activité, il faudrait voir comment resserrer les
liens avec ces syndicats, nous en discuterons avec le Comité
National dans le débat sur notre organisation.
Dans cette
situation, les politiques ne bougent pas, le PS et ses alliés,
même si ça grogne un peu, appliquent les décisions du capital,
le Front de gauche avec ses composantes ne pensent qu’aux
prochaines échéances électorales, la droite tente de se
recomposer et se rapproche du discours du Front national. Bref,
la politique de Hollande convient à tout le monde à quelques
critiques près.
La rentrée sera
donc marquée par beaucoup d’activité.
Sur le plan des
luttes, on a parlé du 10 septembre, mais il y a aussi les
rassemblements régionaux organisés par les syndicats.
L’activité
politique va s’accélérer en vue des prochaines élections en
2014, nous aurons à prendre rapidement des décisions concernant
notre engagement dans ces élections.
Les élections
européennes se profilent alors que le niveau de chômage n’a
jamais été aussi élevé. 20 millions de travailleurs sont privés
d’emploi en Europe, les taux de chômage sont 27% en Espagne et
en Grèce, au Portugal, en Italie, les ministres démissionnent,
partout les plans d’austérité produisent les mêmes effets.
Dans le monde, la
course aux profits, la concurrence internationale s’accélère.
Des négociations ont lieu partout, commerce, défense,
exploitation de nouvelles richesses, partout les
multinationales sont en concurrence.
Accord
transatlantique entre l’Europe et les USA (40% des échanges
mondiaux). Rencontres multiples entres les dirigeants chinois
et ceux d’Amérique Latine, accords commerciaux entre
« pays émergents », rencontre entre les dirigeants
chinois et africains, entre la Chine et la Suisse, et autres
« sommets » de toutes sortes qui ont un fond
politique commun : supprimer les contraintes, les
obstacles qui s’opposent à la recherche de profits nouveaux,
aux peuples de payer les conséquences.
Mais il y a des
résistances, les peuples ne se laissent pas faire, les
mouvements sociaux sont de plus en plus nombreux et puissants.
Au Brésil, grèves et manifestations concernent l’accès à la
santé, à l’éducation, l’augmentation des salaires, l’accès aux
transports.
En Egypte, en
Tunisie, en Turquie, ce sont les revendications sociales,
malgré l’utilisation des religions qui sont portées par les
peuples.
En Egypte, la
reprise en main par l’armée vise à maitriser le mouvement
populaire et installer les serviteurs de l’impérialisme
américain au risque d’une guerre civile.
On le voit
partout dans le monde, la lutte des classes s’intensifie et ce
mouvement ne peut que s’amplifier.
La question de
notre activité dans cette période de bouillonnement social se
pose.
Des dispositions
sont prises concernant notre activité pendant la période de
congés, il faudra être présent très vite à la rentrée, nous
allons élaborer un tract à distribuer partout, réunir les
adhérents dans les départements dès que possible, en clair se
mettre rapidement au service des luttes avec nos explications.
|