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Notre 7ème congrès se
tiendra les 28 et 29 novembre.
Nous avons un peu plus
de deux mois pour débattre avec tous nos adhérents
de la politique actuelle et surtout des conditions
politiques du changement, que nous sommes les seuls à
proposer.
Ce congrès prendra des
décisions pour améliorer notre future organisation.
Examinons d’abord
rapidement la situation politique nationale et
internationale.
Un premier constat :
tout va très vite, le capital a besoin d'accélérer, de
pousser sans cesse les pouvoirs en place à aller toujours
plus loin et plus vite dans la recherche de profits
nouveaux. Cela vaut
pour la France, mais aussi pour l'Europe et le
monde entier.
Nous le répétons
souvent, ce sont les multinationales qui dirigent, qui
prennent les décisions politiques qu'elles font appliquer
aux gouvernements à leur service.
Il faut le
répéter parce que c'est le fond du problème.
La propagande
capitaliste tente de masquer la responsabilité du capital
et c'est bien normal dans la situation actuelle.
Tous les médias sont
sur le même créneau, aucun ne manque l'occasion pour
dénoncer
l’incapacité à gouverner de Hollande, ses
attitudes, ses comportements. C'est une opération qui
vise avant tout à détourner l'opinion du vrai débat.
*Fidèles alliés du
capital Hollande et son gouvernement appliquent à la
lettre les décisions du Medef et pour ce faire, ils
n'hésitent pas à
modifier leur équipe (c'est le quatrième
gouvernement en trois ans).
* Hollande et son
gouvernement sont les plus fidèles alliés de
l'impérialisme européen et Étasunien. Ils sont les
premiers à vouloir intervenir militairement partout, en
Centrafrique, au Mali, ils voulaient le faire en Syrie,
ils poussent à une intervention en Ukraine etc.… Il ne s'agit donc pas d'incompétence
ou d'incapacité mais bien du résultat d'une politique
nationale et internationale au service exclusif des
multinationales dont il faut absolument éviter de parler,
on devine pourquoi…
Hollande et Valls le
disent eux-mêmes « il n'y a pas de politique de rechange
» et tout est fait pour tenter de le faire croire.
C'est là toute
l'importance de notre parti, de nos propositions, de notre
indispensable développement pour démontrer qu'une autre
société est possible. Nous y reviendrons.
Tout va donc très vite.
Notre comité national du mois de juin, avait souligné que
le "pacte de responsabilité" (50 milliards
offerts au capital) n'aurait aucun effet sur l'emploi et
qu'au contraire il entraînerait la suppression de
250 000 emplois d'ici 2017.
Le chômage n'a cessé
d'augmenter, on dépasse aujourd'hui les 500 000
emplois détruits depuis l'arrivée de Hollande au pouvoir
et les décisions prises et à venir vont encore aggraver
la situation.
Un rapport
officiel souligne
que les conditions de vie pour les pauvres se sont
aggravées, on invente même des "catégories" de
pauvres!!
Hollande et Valls ont
annoncé une « rentrée difficile », pas pour tout le
monde!!
Les grands groupes, les
multinationales, les patrons se portent très bien.
Les résultats
financiers sont éloquents :
– Les actifs des
banques privées ont augmenté de 20 % en 2013 pour les 200
plus grandes banques mondiales. Le montant total de ces
actifs est estimé à 20 000 milliards de dollars (les
Echos). Un seul exemple : la BNP Paribas gère à elle
seule 395 milliards de dollars (plus 11 %).C’est plus que
le budget national (360 milliards)
– Les bénéfices cumulés
des entreprises du CAC 40 ont augmentés de 18 % au
premier semestre de cette année. (Les échos du 8 et 9
août).
- Les échos titrent
également (29 et 30 août) « Les poids-lourds français ont
engrangé 31,4 milliards d'euros de profits cumulés au
premier semestre 2014. Les résultats nets annuels
atteignent 48 milliards d'euros en 2013 et 39 milliards
de dividendes ont été versés au titre de l'année 2013.
Quelques exemples de résultats nets
publiés (Les Echos 29/08)
- Total 4,7 milliards
(plus 21,2%)
- EDF 3,117 milliards
(plus 8,3%)
- AXA 3 milliards (plus
21,9%)
- GDF Suez 2,630
milliards (plus 51,2%)
- Vivendi 1,913
milliards (plus 84,8%)
- Sanofi 1,861
milliards (plus 29,5%)
- L’Oréal 1,735
milliards (1,5%) etc… La liste est longue.
Ce même journal indique
que la distribution de dividendes a explosé mais que dans
le même temps les investissements ont diminué de 4,7 % au
premier semestre
après un recul de 5 % en 2013. Les entreprises du CAC 40
annoncent déjà un deuxième semestre encore meilleur et
une année 2015 en progression du point de vue des
résultats financiers bien sûr.
Comme on le
voit la « rentrée difficile » est réservée aux
travailleurs et au peuple, ce qui explique toute la
campagne de propagande actuelle qui annonce d'autres
mauvais coups.
Le gouvernement prépare
l'examen du budget national et il a déjà donné quelques
indications concernant le renforcement de l'austérité :
suppression des 35 heures, ouverture élargie du travail
du dimanche, renforcement des mesures contre les privés
d'emploi, possible augmentation de la TVA voir de la
CSG,
« simplification » du code du travail,
la suppression des seuils sociaux concernant les
élections professionnelles etc. Toutes ces mesures, vont de concert avec
les propositions du Medef qui confirme qu'en 2015 les
salaires n'augmenteront pas. (Après une baisse du pouvoir
d’achat de 1% en 2013)
La déclaration d'amour
de Valls aux patrons lors des universités d'été du Medef
montre encore une fois qui dirige la France. Le pouvoir
socialiste aime l'entreprise et ses patrons méritants qui
accumulent des fortunes considérables, fruit de
l'exploitation du travail. Quelques exemples :
– Bolloré 8 milliards
(transport et gestion portuaire), détient 36 % du groupe
Havas (pub), 5 % de Vivendi, les bénéfices sont en hausse
de 30 %– Mulliez, le patron des magasins Auchan a
accumulé 40 milliards de fortune personnelle. Auchan
c’est 60 milliards de chiffre d'affaires en 2013 et un
bénéfice en hausse de 19 %.
– Bettencourt (L'Oréal)
23 milliards de fortune personnelle,
– Arnaud 19,7 milliards
(LVMH),
– Dumas 18,6 milliards
(industrie du luxe),
– Dassault 11
milliards, (propriétaire du journal Le Figaro, de 8
% des actions de Veolia, et 26 % de Thalès)
Et sa fortune
personnelle a augmenté de 55 %.
– Wertheimer 6,7 milliards (Chanel).
Pinault 6,6 milliards
(luxe), détient le journal Le Point.
– Niel 6,3 milliards
(Free) détient le journal Le Monde,
- Castel 6,3 milliards
(vins) etc. etc…
Et ils en veulent plus,
toujours plus, au détriment bien sûr de la satisfaction
des besoins sociaux : baisse continuelle du pouvoir
d'achat, santé, logement, éducation, services publics,
les mutuelles santé sont dans le collimateur, on a déjà
parlé du chômage et de la pauvreté, tout y passe…
Qui a par nous parle de
cela ?
Qui a par nous propose
des solutions de fond à cette situation ?
Les partis politiques ne remettent
jamais en cause le système dans lequel on vit, ils
critiquent la gestion de ce système mais sans jamais le
condamner.
La droite fait de la
surenchère mais vu la soumission totale du PS au Medef,
elle s'exprime de moins en moins sauf à s'entre-déchirer
pour désigner le meilleur serviteur du capital en vue des
prochaines élections.
Tous les
partis tentent d'ailleurs de se positionner pour «offrir
une alternative » comme ils disent, sans jamais remettre
en cause le capital.
Le Front de Gauche,
après les illusions qu'il a créées, disparait petit à
petit du paysage politique. Mélenchon a parait-il besoin
de se reposer, le parti communiste français cherche à
regrouper tous les mécontents de la politique actuelle :
les frondeurs du parti socialiste, les Verts etc.… Bref
il reste englué dans ses alliances toujours plus à
droite. Le Front National demande la dissolution de
l'assemblée, comme d'autres d'ailleurs, et se dit prêt à
gouverner avec Hollande pour appliquer bien entendu la
politique du capital version autoritaire, voire plus.
On sait ce qu'il en est
des centrales syndicales. Elles font toutes preuve d'un
immobilisme complice, aucune initiative d'ampleur n’est prise face à une
situation sociale qui s'aggrave tous les jours. Elles
sont d'une complaisance sans faille avec le Medef qui a
réussi à les intégrer à la gestion des mesures qu'il
prend. C'est le cas en ce moment concernant les
discussions sur « la modernisation du dialogue social ».
Il n'y a vraiment que
les luttes à la disposition des travailleurs pour faire
reculer le capital et avancer sur les revendications.
Les patrons vont
continuer de frapper : la SNCM est gravement menacée de
fermeture, 760 emplois vont être détruits dans les
caisses de retraite, Peugeot Motocycles annonce de
nouvelles restructurations dans ses usines de fabrication
de scooters, la promesse d'augmenter les petites
retraites est oubliée, l'augmentation des impôts sur le
revenu a un impact considérable sur le pouvoir d'achat… Dans ces conditions les luttes ne
peuvent que s'amplifier, continuons à les encourager et
les soutenir. Dans ce sens, notre tract de rentrée va
être très utile. Assurons une diffusion de masse.
Cette situation sociale
en France est comparable avec celle des pays européens,
les mêmes mesures sont appliquées partout et provoquent
les mêmes effets. À noter que l'Allemagne n'est plus
présentée comme le modèle parfait du capital, des
économistes du système évoquent même une possible
récession, ils montrent en exemple aujourd'hui des pays
comme l'Italie, l'Espagne et même la Grèce alors que les
taux de chômage ne baissent pas, que la pauvreté s’étend,
les profits des entreprises de ces pays explosent.
Cette
recherche constante de profits nouveaux et à tout prix
met en concurrence les grands groupes capitalistes ce qui
génère des tensions partout et sur tous les continents.
La situation évolue
très rapidement, les conflits armés provoqués par cette
concurrence inter-capitaliste se multiplient.
Nous avons beaucoup
écrit sur cette question ces dernières semaines, nous
sommes encore une fois les seuls à aborder la politique
internationale sur le fond, ce qui nous incite à
renforcer notre activité concernant ces sujets qui ne pas
toujours simples à décortiquer.
Les tensions sont vives
sur tous les continents, à des degrés divers mais ne
perdons jamais de vue l'essentiel: les causes de ces
tensions c'est le profit capitaliste.
Faisons le clair sur
l'utilisation des religions,
de «l’humanitaire » pour justifier les
interventions militaires.
L'OTAN vient de réunir
ses pays membres pour accélérer la mainmise sur les
richesses et les peuples du monde. Cette organisation au
service exclusif de l'impérialisme vient de créer une
"unité d'intervention rapide" opérationnelle en
48h et capable d'intervenir partout où l'impérialisme
étasunien est en danger. Il s'agit là de préparer de nouveaux
conflits armés inter- impérialistes qui peuvent mener au
déclanchement
généralisé d'une nouvelle guerre. Cette menace se
fait chaque jour plus précise et comme on peut le
constater, le gouvernement français veut jouer les premiers
rôles dans ces conquêtes internationales : Mali, Centrafrique, Syrie, Ukraine, le pouvoir
français intervient ou veut intervenir partout et il y
met les moyens pour le faire tant en dépenses
d'armements
(silence sur leur montant), qu'en vente d'armes
aux pays dits "alliés», autrement dit, soumis
entièrement aux volontés de l'impérialisme.
Par exemple,
les ventes d'armes françaises ont augmenté de 31 % pour
atteindre un chiffre d'affaires de 15 milliards d'euros.
La vente d'armes à
l'Arabie Saoudite et aux Emirats Arabes (ceux qui arment
les milices fascistes) représente 40 % de ce chiffre
d'affaires dont 28 % pour la seule Arabie Saoudite.
Des discussions pour
renforcer ces ventes sont actuellement en cours entre la
France et l'armée libanaise, l'Arabie Saoudite (qui
finance l'armée libanaise) et le Qatar. La Pologne est
également concernée pour de futures livraisons d'armes
françaises.
Comme on le voit, la
concurrence internationale, la compétition entre
puissances capitalistes entraine, depuis la défaite de
l'URSS, des tensions qui s'aggravent de jour en jour. Continuons à soutenir les peuples qui
luttent pour s'émanciper de l'impérialisme américain et
européen.
La présence de
« Communistes » est indispensable dans le débat
politique national et international, la classe ouvrière,
le peuple ont besoin de cet outil révolutionnaire pour
lutter et construire une société débarrassée du capital.
C’est ce que nous voulons
débattre au cours de notre 7ème congrès,
c’est le fil
conducteur du document politique qui sera présenté au
Comité National du 20 septembre prochain.
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