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Rapport
Lors des précédents BN et CN, nous avons débattu des
enjeux de classe des élections régionales, des
propositions de notre Parti.
Là, nous vous proposons de réfléchir collectivement
à l’utilité du vote « Communistes » dans la
grande bataille que nous serons les seuls à mener contre
le capitalisme.
Concernant la situation nationale et
internationale, nous devons appréhender l’objectif
fondamental de la classe capitaliste : renforcer
toujours plus l’exploitation salariale au moyen de la
baisse du « coût » du travail (baisser toujours
plus le prix de la force de travail) en allongeant les
horaires (travail de nuit inclus), en augmentant la
productivité, en s’attaquant aux statuts et Code du
Travail, en déclenchant des guerres pour le repartage du
monde.
Cette stratégie, le capital l’applique partout. La
source de cette politique se situe dans le mode de production
capitaliste lui-même et pas dans ce que les réformistes
baptisent « néolibéralisme » pour accréditer
l’idée que l’on pourrait mener une autre politique
« plus humaine, plus sociale » dans le cadre du
système maintenu d’exploitation capitaliste.
Plusieurs entreprises symbolisent cette orientation
générale des multinationales et des États capitalistes et
de l’Union Européenne.
Air-France : Les divers gouvernements de droite et socialistes
ont une grande responsabilité dans les problèmes de cette
entreprise, aggravés par la privatisation sous le
gouvernement Jospin. Depuis, les plans de
restructurations se sont succédés avec 15 000
postes supprimés. Le plan « transform 2015 »
introduisait déjà 20 % de productivité de plus sans
hausse de salaires pour les pilotes. Le PDG Alexandre de
Juniac s’est exprime ainsi à un colloque patronal : « Les acquis
sociaux qu’est-ce
que c’est ? Le travail des enfants ? Mais
qu’est-ce-qu’un enfant ? ». Alors qu’un
patron qatari affirmait : « En France, il y a
toujours des grèves, dans notre pays on emprisonne les
syndicalistes », on peut voir de Juniac éclater
de rire.
De Juniac n’est pas une exception dans l’univers
patronal, il dit tout haut ce que beaucoup pensent. Pour
accroître la compétitivité d’Air-France et ses profits,
la direction exige des personnels, un nouvel allongement
du temps de travail avec blocage des salaires : 17 %
de plus de productivité pour les pilotes, 20% pour les
personnels au sol. Devant le refus légitime des
personnels, la direction a opté pour son plan « B »
au CCE : ont été annoncés 2 900
licenciements : 300 (pilotes), 900 (hôtesses et
stewards), 1 700
(personnels au sol).
Ces mesures ont été préparées par une puissante
campagne médiatique
du capital avec les armes suivantes :
1/ - diviser les personnels, ce sont les articles
sur les « privilèges et le corporatisme » des
pilotes appuyés par des interviews de la CGC et de la
CFDT qui ont pour mission de faire avaliser les plans de
la direction,
2/ - présenter l’entreprise comme menacée de
disparition et affaiblie considérablement par les grèves
précédentes.
Notre Parti doit rétablir les faits suivants :
-
Air-France va
enregistrer des profits en 2015. Malgré tout,
l’entreprise enregistrera encore des déficits. Cette
responsabilité est celle de ses dirigeants et de l’État
(premier actionnaire avec 17 %) dont la gestion avait
pour seule finalité, le profit maximum, la satisfaction
des actionnaires.
-
Ce fut sous Sarkozy,
les ouvertures de lignes
civiles aux Emirats Arabes unis pour faciliter en
retour le marché de ventes d’armes. Politique poursuivie
par Hollande qui a mis en place la loi Macron qui
envisage la cession des aéroports de Nice et Lyon.
-
Ce sont les amendes
infligées à Air-France pour « ententes
illicites » pour se partager les marchés, les
retraites-chapeau de plusieurs hauts responsables, le
fiasco de l’opération Transavia. Mais comme toujours, la
propriété capitaliste permet aux actionnaires de faire
payer la crise aux seuls travailleurs.
La campagne de soutien à la direction s’est
amplifiée après l’évacuation du CCE. Tous les médias à la
botte des intérêts capitalistes, tous les partis du
capital ont hurlé de concert pour dénoncer un « lynchage
public », « des
images insoutenables » lorsque deux directeurs
ont été bousculés.
Le gouvernement et Valls ont dénoncé la « violence
inacceptable » de « voyous » et apporté un « soutien total » à
la direction et à ses mesures. On voit là l’hypocrisie
d’un gouvernement
faisant prétendument de la lutte contre le chômage
sa priorité et qui appuie un plan massif de
licenciements. Hollande lui, dénonçait une atteinte à « l’attractivité »
de la France.
Sarkozy et Les Républicains ont réclamé des
sanctions judiciaires et professionnelles (comme Valls).
Le FN a couvert tous les terrains usant de sa
démagogie. Marine Le Pen y va de son couplet sur les
violences insupportables, appelle au nom de la collaboration de
classe, à ce que « chaque partie fasse un effort ». Le FN-Jeunesse vise lui
l’électorat populaire et dit comprendre « la colère des salariés ».
La ligne de démarcation entre capital et travail
est clairement visible à propos d’Air-France. Notre Parti
dénonce la violence intrinsèque propre au capitalisme et
qui a ses racines dans l’exploitation du travail salarié.
Les 6 millions de chômeurs, les précaires, les 8 millions
de pauvres subissent dans leur chair cette violence
capitaliste. On ne peut renvoyer dos à dos la violence
des uns et des autres dans une sorte de position médiane
comme l’ont fait les réformistes.
Ces violences capitalistes détruisent des vies,
brisent des ménages, sapent l’avenir des jeunes. C’est
infiniment plus grave qu’une perte de chemise.
Seul notre Parti combat pour relier la dénonciation
du capitalisme à la nécessité de l’abattre. Notre Parti
exprime sa solidarité totale avec les travailleurs
d’Air-France, sa condamnation de toute chasse aux
sorcières et répression. Nous partageons le souci de
l’unité des travailleurs. Éric, un salarié l’exprimait
ainsi en termes concis (CF. Le Parisien). « Nous sommes avec les pilotes, les pilotes
sont avec nous ». Cette unité de combat implique
aussi la lutte
contre les diviseurs c'est-à-dire, les syndicats
d’accompagnement, relais des directives patronales.
Nous sommes solidaires du combat pour rejeter le
plan de restructuration et ses 2 900 licenciements.
Le « Canard
enchaîné » fait état d’un plan en 2 017
supprimant 5 000 emplois supplémentaires. Comme pour
tous les secteurs vitaux économiques, le Parti
révolutionnaire –COMMUNISTES – appelle aux luttes
quotidiennes contre le capital dans la perspective de
nationalisation sans indemnisation des groupes privés et
de leurs filiales avec gestion des travailleurs. C’est
notre exigence pour Air-France. Nous avons constaté avec
satisfaction que la section de Roissy la partage. C’est une perspective
de combat, rien n’est jamais octroyé par le capital.
Les entreprises orchestrent l’allongement du temps
de travail, la baisse des salaires. Le capital s’appuie
sur les bas salaires existants pour convaincre leurs
salariés comme à Séphora (parfumerie) d’accepter le
travail de nuit, après « consultation » des
personnels. « Cela
améliorera mon salaire dit une employée ». Notre
Parti doit développer une vaste campagne pour démontrer
que les moyens financiers existent pour augmenter les
salaires, baisser le temps de travail. Il faut renforcer
les résistances, développer les luttes et grèves, c’est
le seul moyen de faire reculer le capital.
A la Redoute, nous saluons le refus des salariés de
travailler la nuit. Mais le patronat ne désarme pas et
propose de tirer les salariés au sort ! Quel
cynisme, quel mépris. C’est cela le capitalisme.
Des négociations se déroulent concernant les
retraites complémentaires. Le MEDEF préconise la retraite
à 64 ans. Hollande aurait donné son accord alors que le
chômage frappe la majorité des seniors ! La décote
serait très importante : - 25 % à 62 ans etc. La
CFDT accompagne cette démarche et propose toujours dans
l’optique de faire baisser le prix de la force de
travail, la création d’une « taxe de solidarité intergénérationnelle
de 4 % » !
Autre exemple : Sanofi, monopole de niveau
mondial, veut renforcer la productivité de 20 à 25 % de
sa filiale Swift (Sanofi Winthrop industries) à Tours et
Amillys, avec ses 12 usines en France et 5 000
salariés. Ce groupe remet en question la durée du temps
de travail en France. 1 boîte de médicaments revient à 38
centimes contre 20 en Pologne. La direction conclut « Il faut réduire
les écarts de performance avec les sites de l’Europe de
l’Est ».
Là aussi, la
direction ment. Il faut distinguer le type de médicaments
produit. A Lisieux, le Doliprane revient à 18 centimes
(moins cher que dans les autres pays). 1/3 des usines de
Sanofi sont basées en France, 80 % de la production est
exportée. Le groupe a distribué 5,6 milliards de profits à
ses actionnaires. Les négociations vont durer 3 mois, la
vigilance s’impose d’autant que 1 000 emplois ont
été supprimés ces dernières années.
Toutes ces entreprises veulent
maximiser leurs produits soit en maintenant les
entreprises en France (mais en multipliant les CDD et
l’intérim) et surtout en baissant le « coût »
du travail par l’allongement du temps de travail et la
baisse réelle du salaire direct et indirect, ou alors,
délocaliser ses usines de production.
Ce n’est pas seulement un
« mal national » mais l’expression du mode de
production capitaliste au stade monopoliste-impérialiste.
Un grand groupe comme Volkswagen conduit la même
politique.
Le budget 2 016 de l’État va concourir au
renforcement de l’exploitation du travail salarié. L’État
est l’organe de domination de la classe capitaliste
exploiteuse, le budget va développer les corps coercitifs
(armée, police, justice) en priorité pour conduire la
politique de guerre, la répression, la surveillance de
toute la population. Le budget de l’État en régime
capitaliste redistribue une partie du revenu national
dans les poches du capital, notamment sous la forme des
aides publiques aux entreprises.
Le budget 2 016 s’inscrit dans
l’austérité renforcée. Au lien de 14,5 milliards
annoncés, il y aura finalement 16 milliards. Voici
comment se compose cette austérité.
-
5 milliards d’économies
concernent l’État
-
3,5 milliards les
collectivités territoriales
Ce fait est au coeur de notre
bataille des régionales. Le mode d’organisation régional voulu par le
capital et l’UE asphyxie les communes et les départements
les plus faibles et ce sont bien sûr les budgets sociaux
qui seront dans le collimateur. La plus grosse économie
se porte sur un besoin vital : la santé avec 7,5
milliards (plus du double des prévisions !), secteur
pourtant particulièrement sinistré avec 30 % de la
population qui ne se soigne plus faute d’argent, le recul
de l’espérance de vie en bonne santé. Les prestations
sociales sont revues à la baisse, les fermetures de lits
et d’établissements programmés.
La défense du caractère public et national de la
santé et de l’éducation entraîne la mobilisation des
personnels. Les camarades travaillant dans ces secteurs
apporteront leur éclairage. Mais nous pouvons d’ores et
déjà indiquer que la solidarité de tous les patients et
usagers est indispensable pour que les revendications
correspondant aux besoins de tous l’emportent. Notre
Parti doit mettre cette solidarité au premier plan.
Quelques aperçus de la situation
internationale
Nous aurons prochainement un
Bureau national entièrement consacré à l’analyse
internationale, à la situation du mouvement communiste
international.
Avec l’objectif dans chaque pays de réaliser le
profit maximum par la paupérisation des travailleurs et
retraités, les multinationales veulent conquérir de
nouveaux marchés, notamment des ressources énergétiques,
par un nouveau repartage du monde entre grandes
puissances. La guerre
de type impérialiste est donc liée organiquement au
système capitaliste.
La politique belliciste des Etats-Unis, de la
Grande-Bretagne, de la France, d’Israël et des puissances
régionales : Turquie, monarchies pétrolières,
embrase tout le Moyen-Orient. Certains États ont perdu
leur intégrité territoriale : Irak, Libye, Syrie. Le
peuple palestinien est toujours privé de ses droits
élémentaires. L’État islamique est le produit du double
jeu de certains pays comme l’Arabie Saoudite ou la
Turquie. Les Etats-Unis et la France ont armé des groupes
terroristes pour renverser le régime d’Assad et faire de
la Syrie un terrain favorable à la pénétration de leurs
multinationales. L’entrée directe de la Russie si elle
crée des conditions favorables à la Syrie d’Assad et à la lutte effective
contre le terrorisme, ne doit pas leurrer. La Russie
capitaliste poursuit ses propres objectifs de classe et
vise à participer au repartage de la région
En Turquie, un très grave attentat contre des
militants de gauche et kurdes, attentat qui a fait 96
morts et des centaines de blessés, beaucoup
d’observateurs y voient la main d’un régime Erdogan aux
abois, prêt au déclenchement de la guerre civile dans le
prolongement des bombardements contre les populations
kurdes et le PKK.
Notre Parti exprime sa solidarité à l’égard des
forces démocratiques et révolutionnaires de Turquie dans
leur juste combat.
En Palestine grandit la troisième Intifada. La
politique de colonisation continue, d’occupation des
terres palestiniennes, la répression tous azimuts, les
guerres à Gaza menées par Israël avec la complicité de
toutes les grandes puissances impérialistes sont la
source du nouveau soulèvement palestinien pour son droit
légitime à fonder son État.
Dans cet embrasement général au
Proche et Moyen-Orient, les gouvernements français
successifs sous Sarkozy et Hollande portent une lourde
responsabilité. Le gouvernement socialiste conduit une politique
interventionniste et belliciste en Afrique et au
Moyen-Orient. Il est l’allié des régimes et des forces
les plus réactionnaires de type moyenâgeux. Il brade
toujours plus la souveraineté nationale et les droits
sociaux en ouvrant entre autre l’économie et la recherche
aux fonds saoudiens et qataris. Le combat contre la
politique de guerre pour le retrait des corps
expéditionnaires français implique le combat contre le
capitalisme, à l’origine du bellicisme.
La bataille pour le vote
« Communistes »
Nous avons vu le fil continu de la stratégie du
capital tant sur le plan national qu’international :
faire payer la crise aux travailleurs en détruisant les
conquêtes sociales et s’attaquant au prix de la force de
travail, en réduisant la satisfaction des besoins vitaux,
en faisant toujours plus payer les investissements des
entreprises par l’argent public, stratégie qui est
conduite en France et par tous les pays de l’UE.
En France, les monopoles ont trois
partis qui les servent et qui ont exercé et exerceront le
pouvoir au nom de ces grands groupes. Ce sont : le
Parti socialiste, Les Républicains et le Front national. Les autres partis satellisés participeront à telle
ou telle alliance derrière l’un ou l’autre des partis du
capital.
L’unification de « Communistes » et de l’
« URCF »
permet d’avoir un Parti Révolutionnaire plus fort
et plus influent, plus à même de combattre le capital sur
tous les fronts y compris celui des élections. Le secrétariat de notre Parti
salue le travail et l’énergie militante mise en œuvre par
nos camarades : En Pays de Loire (où la liste est quasi bouclée),
en Normandie, dans le Centre, en Ile de France, dans le
Midi-Pyrénées… pour constituer des listes du Parti. Les semaines
qui viennent doivent voir s’amplifier encore la bataille
politique pour le dépôt de listes de notre Parti.
Nous devons penser à renforcer la souscription.
Nous sommes le seul Parti à vivre de l’argent de ses
adhérents et sympathisants. Nous devons faire du 7
novembre et de notre réunion publique à Paris, une grande
journée de mobilisation populaire pour cerner les enjeux
des régionales, pour faire connaître nos propositions et
notre stratégie de lutte révolutionnaire contre le
capital dans la perspective d’abattre le capitalisme.
Soyons nombreux le 7 novembre à notre grande
réunion publique à Paris. Invitons largement tous ceux et
celles qui sont mécontents et qui sont à la recherche de
l’alternative à laquelle ils aspirent.
Lors des derniers BN et CN nous avons présenté les
enjeux des régionales et nos propositions de luttes.
Maintenant, réfléchissons collectivement à la portée et à
l’utilité du vote pour notre Parti, pour les listes
« Communistes » :
a/ - Le vote
« Communistes » c’est tout d’abord la
conviction que les moyens
existent pour que les luttes obligent le capital à
des reculs, pour que l’on impose d’autres choix comme
avec les grandes grèves de 1936, 1945, 1968 …
-
Prenons les 2 100
milliards de richesses produites qui sont spoliés par l’exploitation
permise par la propriété capitaliste des entreprises
-
les 275 milliards de
cadeaux au patronat
-
les 25,5 milliards du
CICE (crédit impôt compétitivité)
-
les 40 milliards du
Pacte de responsabilité
-
les 80 milliards de
fraude fiscale, les 600 milliards dans les paradis
fiscaux
Avec le vote pour notre Parti,
nous faisons un vote de lutte qui exprime notre exigence
d’un changement véritable de politique, pour d’autres choix pour sauver la santé publique,
l’éducation nationale, les services publics, pour la
recherche et la culture, pour augmenter les salaires et
pensions, abaisser le temps de travail et de carrière.
b/ - Le vote
« Communistes » c’est le seul vote de défense contre la politique
menée ou soutenue par tous les partis du capital et le MEDEF
Les Républicains, les socialistes veulent
« refonder notre modèle social », aggraver
l’exploitation capitaliste. Avec eux c’est toujours plus
d’aides publiques au capital, l’austérité, faire reculer
l’âge de la retraite.
Le FN est le 3ème fer au feu du capital.
Il propose de supprimer les 35 heures, il préconise
« la libre entreprise », la « réforme des
syndicats », les « régions stratèges
économiques » en place du cadre national.
D’autres (PCF-Front de gauche) proposent
« d’aménager » le capitalisme pour le rendre
plus « humain ». L’échec de Syriza en Grèce
montre que cette voie est une impasse. L’ennemi des
travailleurs ce n’est pas simplement un choix de gestion
mais le capitalisme lui-même. Comment satisfaire les
revendications et besoins sans luttes avec des
« aides aux entreprises obéissant à des critères
économiques et sociaux » avec un rôle autre aux
banques et au crédit.
Le vote pour notre Parti est le seul vote
anticapitaliste jusqu’au bout contre tous les partis qui
servent directement ou indirectement le capitalisme.
c/ - Le vote
« Communistes » est le seul pour dire NON à l’UE c'est-à-dire à
l’Europe capitaliste, un vote pour la défense de la
souveraineté populaire, nationale pour des coopérations
d’égal à égal, pour la paix.
d/ - Enfin, mettre dans l’urne
le bulletin de vote pour notre Parti, c’est voter pour un
changement radical de société, pour unir notre peuple
dans la lutte. Le vote « Communistes » sera
l’expression de tous ceux dont l’objectif avec les luttes
de classe est de gagner la seule alternative : le
socialisme avec le pouvoir de la classe ouvrière et des
travailleurs, la propriété sociale des moyens de
production gérée par les travailleurs, la rupture avec
toutes les instances impérialistes internationales.
Le 6 et le 13 décembre, le vote pour notre Parti
c’est le vote du NON au capitalisme et à l’UE, le vote du
NON à tous les partis du capital, c’est le vote du
OUI au
changement de
politique et de société.
Extraits
de la discussion
Une camarade de Loire Atlantique annonce que
la liste des 104 candidat (e)s présenté par notre parti
aux élections régionales est pratiquement prête.
La clarté de nos positions a conduit de nombreux
candidates et candidates qui ne sont pas membres de notre parti
à figurer sur notre liste. Ce que nous proposons
correspond à leur attente.
Nous sommes les seuls à démontrer concrètement
qu’une autre politique est possible, que les moyens de ce
changement existent dans notre pays.
Au 2ème tour de cette élection nous ne
conclurons aucune alliance. Tous les partis actuels sont
des instruments dans les mains des grands groupes
capitalistes.
Une réunion des candidats et candidats pour
discuter ensemble de la campagne se tiendra le 21
octobre.
Un autre intervenant constate
qu’à la faculté de Jussieu des liens nouveaux se créent avec des collègues,
avec des jeunes. Le sentiment domine qu’il n’existe
personne qui leur propose une perspective réelle de
sortir de la situation actuelle.
Le gouvernement et les partis politiques au service
du capital utilisent la situation internationale pour
créer un climat de crainte et tenter d’imposer l’idée que
dans ces conditions, il n’y a pas d’autres choix possible
que les leurs.
Nous sommes les seuls à démontrer qu’un changement
réel est possible. Sur cette base beaucoup de gens nous
soutiennent et acceptent de participer à nos côtés à cette
campagne politique des élections régionales.
Un camarade annonce que dans le
Calvados la démarche pour la
constitution d’une liste de candidat(e)s en Normandie
nous permet de développer énormément notre activité
politique dans les entreprises, les localités. Nous
allons voir des centaines de syndicalistes, de salariés.
Nous élargissons nos soutiens.
Un car partira de Caen pour la réunion du 7
novembre à Paris, nous avons déjà plus de 25 participants
inscrits.
Un camarade de Paris souligne après d’autres
intervenant que ces élections que ces élections sont un
très grand combat politique que nous allons saisir dans
toute son ampleur.
Montrons que le FN est un parti qui appartient aux
forces capitalistes. Malgré toute sa démagogie.
D’autres intervenants montrent qu’après les élections il y aura une
situation nouvelle issue des résultats. Le capital va
tout faire pour continuer à baisser le coût du travail.
Nous aurons renforcé notre Parti, élargi notre audience.
Ce sera un outil important qui pèsera.
Au 2ème tour répètent des camarades,
disons nettement que nous ne soutiendrons personne, qu’on
appellera à voter pour aucun autre Parti, pas d’alliance
ni de désistement.
Plusieurs camarades évoquent ce qui vient de se passer à Air-France.
Montrons clairement qui est responsable et appelons à la
lutte des salariés partout, sans aucune compromission
avec la direction de l’entreprise
Une camarade de l’Indre confirme qu’on constate quelque chose de nouveau.
Les gens en ont assez, beaucoup s’interrogent : quoi
et comment faire pour que ça change ?
Dans notre département, une entreprise
sous-traitante de Renault-Peugeot de 400 salariés est
menacée de fermeture, une déléguée syndicale CGT de la
poste est sanctionnée. Notre parti s’est exprimé (voir
les articles sur notre site), il a été approuvé par les
salariés. De même ce que nous avons dit sur Air-France
est massivement partagé.
Dans les multiples discussions que nous avons pour
la constitution de notre liste de
Candidat(e)s pour la région Centre, très nombreux
sont ceux qui sont d’accord. Certains pour la 1ère
fois s’engagent avec nous pour mener cette campagne.
A son tour un camarade de Seine
et Marne indique que la
situation et les événements d’Air-France ont créé un
déclic dans la tête des travailleurs. Ils sont du côté
des salariés.
Dans le milieu des travailleurs de la santé la
colère est grande sur la politique du gouvernement et la
récente loi santé est largement rejetée. Plusieurs
collègues ont donné leur accord pour la campagne
électorale.
Il faut continuer à diffuse nos explications, à
faire la clarté car il y a beaucoup de questions
politiques qui sont posées et de nombreux salariés qui
parlent de s’abstenir.
Une camarade de Paris nous informe qu’au « Salon de la
restauration » où vont beaucoup de
travailleurs en recherche d’emploi, notre Parti est allé
les rencontrer, discuter avec eux. Une salariée a donné
son adhésion à notre Parti.
Toujours à Paris, un camarade constate partout des avancées car nous proposons
une perspective crédible.
Le pouvoir et le MEDEF font tout pour empêcher
qu’un mouvement de lutte d’ampleur se développe car ils
en ont peur. Les patrons hurlent sur la CGT encore trop combative
à leur goût. Dans le journal « Les Echos » ils
ont publié en 4 jours deux articles pour sommer la CGT de
« pactiser » avec le patronat et le
gouvernement. Jean Peyrelevade, Président de la Banque
« Degroof-Peterman-France » explique
« qu’il faut bouger la CGT pour la réformer, qu’il
faut que la CGT se modernise pour avec le gouvernement,
le MEDEF et les autres syndicats, faire les réformes
urgentes ».
Un camarade de la Somme rappelle que la Région Nord- Pas-de Calais est
connu pour sa grande pauvreté. Comparez : le budget
annuel de la future région est de 5 milliards d’euros
mais les 28 plus grosses fortunes de la région pèsent 28
milliards. Les 2 personnalités les plus riches de la
région : Bernard Arnault de LMVH 34,6 milliards
– G. Mulliez –Auchan : 23 milliards !
D’autres camarades dont une
camarade de Paris rappellent que le gouvernement et tous les partis
qui le servent veulent aller beaucoup plus loin.
Pour leur place dans la compétition capitaliste mondiale,
il leur faut baisser bien plus le coût du travail, tout
casser – le code du travail.
Par exemple, ils prônent « l’économie
collaborative » « l’économie du partage ».
Ce nouveau phénomène c’est : un 2ème
travail ou une 2ème ressource pour compléter
son salaire. Dans « Les Echos » un député PS
explique qu’il faut « anticiper cette modification
de l’économie, ce nouveau modèle et nous adapter au lieu
de chercher à le freiner »
Nous devons montrer qu’une autre politique est
possible, qu’on ne
peut y parvenir que par la lutte, une lutte menée clairement contre le capital, son
gouvernement, les partis politiques à son service. Unis,
tous ensemble nous sommes une force considérable et le
vote des 6 et 13 décembre pour notre Parti sera un vote
pour développer cette lutte pour le changement. Car après
ces élections il faudra plus que jamais lutter encore
plus fort.
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