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…L’année 2012 s’est
terminée, par le vote du budget national 2013 :
*30
milliards de cadeaux fiscaux supplémentaires aux entreprises
*60
milliards « d’économies » sur les dépenses publiques en 5
ans.
…Arrivent
maintenant les négociations sur le financement de la protection
sociale et des retraites. Le MEDEF veut geler les retraites
complémentaires pendant 5 ans, le gouvernement veut désindexer le
régime général de l’inflation, autrement dit tous deux sont d’accord
pour baisser le niveau des pensions de retraites. Rappelons qu’avant
la réforme Balladur de 93, les retraites étaient indexées sur les
salaires. Le
gouvernement de l’époque les a indexées sur les prix. Résultat :
moins 20% sur les pensions. Aujourd’hui c’est une nouvelle baisse qui
se profile. Voilà dans quel cadre les négociations sur les retraites
complémentaires ont lieu avec les syndicats.
Les
résultats du « dialogue social » sont salués par le MEDEF
et le gouvernement. C’est l’institution de la précarité au travers du
contrat de travail au gré des entreprises, c’est la fin des contrats
à durée indéterminée, le code du travail vidé de son contenu, le
salarié sans défense. Le droit pour les patrons de licencier sans que
le salarié puisse le contester devant les prud’hommes, sera inscrit
dans la loi. La aussi quelques rappels :
*86%
des embauches aujourd’hui se font sous contrats précaires
*1
million de suppressions d’emplois ont fait l’objet d’une rupture
conventionnelle en 2012
(900.000 en 2011). Avec la nouvelle loi, le salarié n’aura
plus le choix d’accepter ou de refuser son départ de l’entreprise, le
patron le licenciera sans possibilité de défense.
L’accord
sur le « marché du travail » c’est la baisse des salaires
contre maintien de l’emploi. D’ailleurs Renault après avoir annoncé
7.500 suppressions d’emplois exerce déjà ce chantage à l’emploi en
menaçant de fermer des sites en France si un accord n’était pas
trouvé avec les organisations syndicales
Tout
confirme donc notre analyse ; dialogue social = recul social.
…La
droite applaudit, le FN se tait, le Front de Gauche hurle mais ne
propose rien pour s’attaquer
au Capital... Le PCF propose de « réorienter les crédits »
et de « pousser l’ensemble du système bancaire vers de nouvelles
pratiques », comme
Hollande il propose la création d’une « banque publique
européenne ».
… Les centrales
syndicales poursuivent cette politique de « dialogue
social ». La CFDT sans surprise sert les intérêts des
multinationales.
Chérèque se voit
offrir par le gouvernement un poste construit de toute pièce pour lui
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permettre « lutter contre la
pauvreté » ! On avait déjà vécu ça avec N. Notat. Les fins
de carrières des dirigeants de la CFDT sont assurées.
Rappelons
que l’accord sur le « marché du travail » a été signé par 3
syndicats qui ensemble sont minoritaires. FO n’a pas signé
l’accord, elle souhaitait une taxation plus forte des contrats
précaires. Quant à la CGT qui avait annoncé à l’avance son intention
de ne pas signer, elle s’en remet aux parlementaires pour modifier l’accord,
pas d’appel à la lutte.
Ce
qui n’empêche pas d’ailleurs les luttes de se développer dans les
entreprises. Les enseignants sont fortement mobilisés contre les
projets du gouvernement. Luttes également à Aulnay où l’entreprise
est paralysée depuis plusieurs semaines, chez Virgin, débrayages chez
Renault, luttes chez Sanofi, Arcelor, Goodyear, à la Poste et dans des tas d’autres entreprises,
journée de grève le 31 janvier dans la Fonction Publique. Les
salariés, même si les formes de luttes sont quelquefois confuses, ne
se laissent pas faire.
La
casse continue avec Peugeot et Renault et une multitude d’industries
comme la construction, l’électronique, la sous-traitance et les
équipementiers automobiles. En 2012,
70 plans de licenciements par mois ont été mis en œuvre. Le chômage explose, 1500 privés
d’emplois tous les jours. Le financement de la protection sociale va
être « négocié » entre syndicats, patronat et gouvernement,
les cotisations chômage sont particulièrement visées. …Les mêmes
ingrédients, les mêmes recettes sont utilisées en Europe :
baisse du coût du travail, droits des salariés supprimés, attaques
sur le social, les retraites, les contrats de travail, plans
d’austérité de plus en plus durs pour les travailleurs.
Ces
recettes ont partout les mêmes effets, l’Allemagne, présentée comme
modèle, compte 7 millions de salariés précaires à 400 euros par mois.
Plus de 8 millions de salariés ne disposent que de 270 euros pour 15
h. de travail par mois, sans parler du travail à 1 euro pour dégraisser
les statistiques du chômage. Gérard Schröder qui est à l’origine avec
les syndicats allemands d’une telle politique déclare :
« L’Allemagne attend que la France fasse ses
devoirs » ! « Le modèle allemand a du plomb dans l’aile »
commencent à souligner quelques journalistes.
Ce n’est pas évidemment pas terminé.
Ce qui vaut pour l’Allemagne, vaut pour les autres pays d’Europe avec des
particularités liées à des réalités historiques.
La
concurrence entre multinationales est féroce, les fusions, acquisitions,
achats, ventes entre grands groupes se poursuivent... Cette
concurrence est évidemment mondiale.
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…
D’après l’OCDE les pays dits « émergents » devraient
représenter 60% du PIB mondial en 2030 (70.000 milliards de dollars
aujourd’hui, l’Europe c’est 25.000 milliards de dollars).
Pour
s’accaparer des richesses, les
Etats impérialistes emploient tous les moyens pour imposer leur
domination et exploiter les peuples. Après l’Afghanistan, l’Irak, la
Lybie, c’est l’Afrique qui est visée. Le gouvernement Hollande se
distingue dans sa volonté de « combattre le terrorisme »
qui n’est évidemment qu’un prétexte préparé de longue date… Ce qui
fait dite au journal « Les Echos » : « La France
défend ses intérêts économiques dans la région ». Le gâteau à
partager est énorme. Les peuples africains déjà très pauvres
subissent tout cela.
Le
gouvernement Hollande n’a pas mis longtemps à trouver les milliards
d’euros nécessaires pour faire la guerre au Mali au service des
multinationales qui exploitent
les richesses de cette région et les peuples.
On
constate d’ailleurs une explosion des dépenses d’armements dans
pratiquement toutes les grandes puissances capitalistes.
… Les
gains sur les places boursières mondiales ont connu et connaissent
une progression rarement atteinte : + 33% en Grèce, + 12% aux
USA, + 23% au Japon, + 51% en Egypte, + 52,5% en Turquie, + 15,23% en
France .
600 banques européennes affichent
des résultats en hausse de 12%. Quelques exemples de profits
bancaires en France : BNP 53,4 milliards d’euros + 40,3+ -
Société Générale 22,1 milliards + 64,7% - Crédit agricole 15,2
milliards +39,5%.
Dans
cette situation où le capitalisme règne partout et emploie des moyens
de plus en plus dangereux, quel rôle devons-nous tenir ?
Il
est possible de faire autrement en choisissant la voie des luttes.
L’argent existe et nous le démontrons. Les luttes, il faut les
amplifier, il n’y a pas d’autre choix possible.
… Le
secrétariat a abordé la question centrale qu’a posée notre congrès, celle de notre développement.
Sur la base des débats qui ont eu lieu, il en tire trois
enseignements…
1er
axe : la propagande….2ème axe : les finances…
Recueillir les sommes indispensables au développement que notre
activité nécessite, est un objectif de première importance qu’il faut
atteindre rapidement…3ème axe : le renforcement de
notre parti. Proposer à toutes celles et ceux qui approuvent notre
action de prendre place dans notre parti est une tâche permanente.
Plus notre parti sera présent et actif partout, plus il pèsera dans la
lutte contre le capital.
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