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Rapport
Les partis politiques
et leurs leaders se positionnent pour les échéances
électorales prochaines sur fond de recomposition. Pour
les serviteurs du capital, c'est la situation politique
et sociale qui les guidera aux régionales du 6 décembre.
Ils sont dans la
perspective d'une alternance possible avec les
présidentielles et législatives dans moins de 2 ans. Le
capital choisira ses représentants suivant les besoins du
moment.
Nous savons que le
pouvoir politique dépend du choix des multinationales, sa
durée de vie est éphémère, les élections se succèdent
sans que rien ne change quels que soient les partis au
pouvoir.
- Le Parti Socialiste
au pouvoir va tenter de sauver les meubles sur fond de
déception et de profond mécontentement alors qu'il
détient la direction de la quasi-totalité des régions, et
bien sûr du pouvoir d’état.
- La droite et ses
alliés partagent entièrement les mêmes objectifs sur le
rôle des régions, de l'Europe depuis toujours.
(Rappelons-nous Maastricht avec les meetings communs
droite PS etc.).
- Les écologistes sont
partagés entre un retour au gouvernement et une alliance
avec le Front de gauche. Les deux sont possibles suivant
les opportunités, on l’a vu aux municipales.
- Le Parti Communiste
français qui avec Mélenchon sont plutôt très discrets
depuis les accords en Grèce entre le gouvernement Tsipras
et la troïka tant décriée par ce dernier.
Cette pseudo
perspective politique n'était qu'un leurre politicien
pour canaliser la colère des Grecs. Nous l’avons dénoncée
dès le début.
- Quant au Front
National, sa démagogie visant à faire croire qu'il est le
défenseur du peuple ne masque pas l'essentiel quand il
s'exprime en proposant par exemple de créer des « banques publiques
régionales » pour «
favoriser au maximum le développement des entreprises »
et qu'il « faut transformer l'État stratège par des
régions stratèges ». (Voir Les Echos du 14 août). Le Front National est un parti
comme les autres, au service du capital. Que ce soit au
Parlement européen ou français, ses représentants
soutiennent et votent toutes les lois dans l'intérêt du
capital.
Nous sommes donc les
seuls à éclairer les enjeux réels, à faire des
propositions révolutionnaires et dénoncer les impasses
proposées par l’ensemble des partis politiques.
Nous en arrivons donc
aux élections régionales, à leur importance et au travail
que nous allons devoir organiser pour participer au débat
public, donner notre avis et développer nos propositions.
L'essentiel de la
discussion du Bureau National d’aujourd’hui doit nous
permettre de
mettre l’ensemble du parti en ordre de bataille
très rapidement.
L’enjeu des
régionales est clair pour nous, mais le pouvoir et
l’ensemble des partis le masquent au travers de débats infinis
sur les capitales
régionales et les présidences régionales après nous avoir
aussi abreuvés de discussions interminables sur les
regroupements des départements dans telle ou telle région
etc. Masquer les enjeux réels pour masquer les
conséquences économiques et sociales, c’est l’objectif
poursuivi par le gouvernement et l’ensemble des partis parce qu’ils
sont tous d’accord.
La
« réforme territoriale » est appliquée pour
répondre aux besoins exclusifs du capital. Il s’agit à travers cette réforme d’adapter
l’appareil économique, productif, financier et politique
pour développer les profits des multinationales au
travers des régions. Les communes et les départements
sont des obstacles à ce développement, il faut (à terme)
les supprimer.
Cette politique est
dictée par les multinationales et appliquée dans toute la
Communauté Européenne avec les états qui la composent
L’Europe a été créée pour cela, c’est bien de le
rappeler.
Quelques rappels
succincts :
L'Europe, c'est 28
pays, 510 millions d'habitants, 240 millions d'actifs, 16
% des importations et 50% des échanges commerciaux
mondiaux, la première zone économique mondiale. Elle est
dominée par l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne.
C'est le premier des grands ensembles économiques devant
les USA et la Chine. Une puissance économique et
militaire dont l'OTAN est le bras armé, dirigé par les
USA à la tête de l’impérialisme mondial.
Mais l’Europe c’est
aussi 44 millions de chômeurs, le travail précarisé, ce sont les peuples qui
paient la « crise&nbnbsp;» par des plans
d’austérité imposés dans tous les pays d’Europe pour les
profits des multinationales.
- 52% des entreprises
européennes ont publié des résultats financiers
supérieurs à leurs attentes en 2014, et 67% déclaré des
meilleurs revenus que prévus (Les Echos du 19 juin).
- 611,8 milliards de
profits ont été réalisés en 2014 contre 552,3 milliards
en 2013 par ces mêmes entreprises.
- Les profits boursiers
européens ont augmenté de 13% en 2014, voilà l’Europe du
capital.
L’idée d’une
Europe supranationale pour répondre aux besoins du
capital n'est pas nouvelle, elle date de plus de 60 ans,
l’Allemagne nazie avait le même objectif.
« La bourgeoisie
supprime de plus en plus la dispersion des moyens de
production, de la propriété et de la population. Elle a
aggloméré la population, centralisé les moyens de
production et concentré la propriété dans un petit nombre
de mains. La conséquence nécessaire de ces changements a
été la centralisation politique. » Ces phrases sont
tirées du manifeste du Parti Communiste de 1848, on en
constate l’éclatante actualité !
Les décisions de
l'Europe supranationale se sont accélérées depuis sa
création.
Quelques dates récentes
:
- Maastricht 1992 :
Mitterrand et 11 autres états imposent un déficit public
inférieur à 3% et décident la création de l'euro.
- Le Traité de Nice en
2000 impose les droits fondamentaux aux peuples, ignorant
ceux définis par les nations et fixe la politique de
défense.
- En 2005 c'est
l'établissement d'une « constitution
européenne »
visant à supplanter les nations. La constitution
est rejetée en France par référendum, le pouvoir en place
utilise le « congrès » et fait voter la constitution
européenne qui entre en vigueur en 2008.
La structuration des
états suit de près les traités de domination des peuples
:
– l'Euro pour aller
vers l'intégration monétaire et la gouvernance
supranationale,
- Le MES (Mécanisme
Européen de Stabilité) en 2011 qui permet la mise en
place des plans d'austérité et des réductions drastiques
des dépenses publiques et sociales, l'accélération des
privatisations, la casse des acquis et des droits du
travail.
Bonjour
l' « Europe sociale » ! Ce slogan est
repris par les partis politiques qui veulent se marquer
« à gauche » et les centrales syndicales pour masquer
leur collaboration de classe. Tout démontre qu’une
société capitaliste ne peut être une société
« sociale », il n’y a que les luttes pour arracher
les acquis.
Mais ces
dispositifs mis en place par le capital sont encore
insuffisants. Il en veut plus, aller plus loin.
Avec les nations, les
droits arrachés par les peuples au capital restent des
entraves dans sa recherche du profit maximum.
La France à cet égard
est un exemple de conquêtes sociales. La suppression des
nations est donc pour le capital un impératif pour mieux
contrôler et renforcer son emprise dans cette région du
monde qu’est l'Europe !
Au plan
international nous constatons que les tensions
s’aiguisent sur l’ensemble des continents, elles ne sont
évidemment pas étrangères à la politique menée par
l’Europe.
Cette
construction économique, politique, militaire se fait
donc contre les peuples. En France les 13 grandes régions
doivent devenir une composante de la maîtrise politique
de l'Europe par le capital pour son expansion.
Des régions qui
pourraient un jour dépasser les actuelles frontières.
Voir par exemple la Catalogne, la Flandre, la région Est
pour notre pays. La république une et indivisible serait
ainsi enterrée.
La disparition des départements
devient une nécessité pour les tenants du pouvoir. Elle
est programmée de même que la disparition progressive des
36 000 communes avec la mise en place puis le
regroupement des Communautés de communes, la construction
des métropoles comme Paris, Lyon, Marseille, ou Lille.
Répondre aux besoins du
capital c’est être compétitif, rentable, il faut donc
instaurer une compétition entre régions, on en devine les
conséquences. L’inégalité des régions entre elles de par
leur population, leurs industries, leur économie,
soumises à la concurrence capitaliste va entraîner des
conséquences sociales à tous les niveaux. Services
publics de
l'éducation nationale, la santé, les
administrations, les prix de l’énergie, des transports,
de la poste n'auraient plus les mêmes tarifs suivant les
régions, et n'assureraient plus les mêmes services comme
c'est déjà le cas.
Quant aux salaires,
droits du travail, conventions collectives ils subiraient
le même sort suivant la région habitée.
Hollande n'hésite plus
à dévoiler le véritable objectif de la mise en place des
régions en accord total avec la droite et autres
serviteurs. Il déclare : « Demain les régions et grandes
régions de taille européenne seront la seule collectivité
compétente pour soutenir les entreprises, elles auront en
charge l'aménagement des grandes infrastructures. Pour
remplir leur rôle, elles doivent disposer de moyens
financiers propres et dynamiques. Elles porteront les
politiques de formation et d'emploi. Des moyens
financiers pour intervenir en matière de transport, des
trains régionaux aux bus en passant par les routes, les
aéroports et les ports. Elles géreront les lycées et les
collèges ».Tout est
dit ! En quelque sorte c’est l’organisation de mini-états
concurrents. On est loin de la « république une et
indivisible ».
Nous sommes
pour une nation souveraine, débarrassée du capital, libre
de ses choix.
Face à cette politique,
notre parti révolutionnaire Communistes est seul à lutter
contre ce projet d'une Europe supranationale et ses
instruments politiques, monétaires, industriels et
militaires.
Les élections
régionales du 6 décembre seront donc un moment fort de
cette lutte. Le bureau national a donc la responsabilité
avec le comité national d'organiser politiquement et
concrètement les échéances à venir en prenant les
initiatives nécessaires pour répondre à cette situation.
Il faut
encore et toujours rappeler que nous sommes les seuls à
rejeter sans aucune ambiguïté le projet du capital dans
sa construction d'une Europe à son service, les seuls à
vouloir et proposer la souveraineté des peuples de chaque
pays. C’est un discours que l’on entend plus depuis
longtemps.
Cela nous
donne des responsabilités particulières dans ces
élections pour faire connaître et partager notre analyse.
Nous avons trois mois
pour cet objectif, nous devons très rapidement nous
mettre en ordre de marche, il reste du temps pour le
faire. Nous ne partons pas de rien, nous avons maintenant
une expérience et l'unification COMMUNISTES - URCF nous a
renforcés. Partout où nous sommes présents, nous devons
faire grandir la perspective d’une voie révolutionnaire,
la seule possible.
Le mécontentement, les
désillusions, le désarroi et l'absence d'une perspective
politique nous ouvrent des portes.
Pour traduire
concrètement nos projets, il est urgent de réunir partout
les structures du parti, réunir nos adhérents au niveau
des localités et des départements pour bâtir avec eux un plan de travail jusqu’à la
fin de l’année.
On doit organiser des
débats, des réunions publiques, faire connaître à la
presse locale notre présence, notre politique pour
étendre notre champ d'intervention Il ne faut rien
négliger : deux, trois camarades qui décident de
distribuer notre propagande dans un quartier, une
entreprise, c'est important pour faire connaître notre
parti, nos propositions. On existe ! On propose autre
chose !
Nous sommes les seuls à
porter un projet politique qui offre une réelle
perspective pour s’en sortir. C'est une aspiration
populaire majoritaire, les gens veulent que ça change mais
ils ne savent pas comment et avec qui. .
Enfin solliciter
partout des candidatures pour les régionales, constituer
des listes. Démontrons publiquement que notre ambition
politique est une réalité et qu'elle répond aux besoins
de la population, à ses aspirations.
Donc, très vite réunir
nos adhérents, dresser des listes, contacter partout, nos
sympathisants, nos amis, nos camarades dans les
entreprises, organiser des rencontres, ce sera un bon
début dans cette campagne qui démarre. Nous avons des
outils pour aller à la rencontre des sympathisants, il y
a celles et ceux qui nous lisent au travers de notre
hebdo, de nos journaux, celles et ceux qui nous parlent
de notre site.
L'implication des
membres du bureau national est donc nécessaire.
Le comité national qui
aura lieu le 19 septembre doit être au niveau de
l'engagement politique pour entraîner tout le parti.
Quand on parle campagne
électorale on pense bien sûr aux moyens à engager. Dans
les rencontres, les réunions, aucun aspect de la vie
politique ne peut être négligé. Finances, propagande,
renforcement, organisation dans les départements sont des
aspects très importants pour élargir notre influence et
faire progresser nos idées révolutionnaires.
Présenter
des dizaines de candidats c'est autant de moyens
militants que l'on met dans la bataille pour faire
connaître les analyses de notre parti ses propositions,
ses candidats. C'est autant de moyens que les candidates
et les candidats iront solliciter pour financer la
campagne électorale, c’est également la possibilité de
renforcer les rangs du parti. Présenter des listes aux
élections nécessite des moyens financiers très
importants. On le sait, la bataille financière doit être
à la hauteur et par conséquent au cœur de notre campagne.
Nous avons engagé une souscription permanente,
sachons l’utiliser à chaque occasion.
L’unification
de nos deux organisations a suscité de l’enthousiasme.
Cette dynamique va aboutir au renforcement du parti seul
parti révolutionnaire en France.
Nous
tiendrons le samedi 7 novembre une réunion nationale à
laquelle nous invitons avec nos adhérents nos amis, pour un large
échange sur la situation, les perspectives que nous
proposons.
Cette force nouvelle
doit se mettre en mouvement et en ordre de marche pour
faire du 7 novembre un succès pour marquer notre campagne
des régionales et lui donner un caractère véritablement
national.
Dans notre courte
histoire, cette période est un temps fort deux mois après
la fusion, trois mois avant des élections très
importantes pour l’avenir de notre pays, de notre peuple
et des peuples européens.
Déjà des initiatives
importantes sont prises dans le parti, des listes se
construisent comme en Pays de la Loire, en Normandie ou
dans le Centre. Les camarades concernés de nous feront
partager de leurs expériences, notre Comité National du
19 Septembre sera l’occasion de faire un point plus
précis des avancées dans les départements.
Résumé de la discussion
La préparation des
élections régionales des 6 et 13 décembre a été au centre
d’un échange très important.
Des camarades ont
rappelé au travers d’exemples précis que l’objectif des
grands groupes capitalistes et du gouvernement socialiste
à leur solde était, plus que jamais, d’adapter toute la
société française à
la « Communauté Européenne » capitaliste.
Il faut placer les multinationales françaises dans la
concurrence mondiale capitaliste. Il faut aller encore
plus loin dans « l’intérêt des
multinationales »
ce qui
signifierait une nouvelle perte des conquêtes
nationales obtenues par les travailleurs de notre pays.
La discussion a aussi
montré que tous les partis politiques, chacun à sa façon,
se rangeaient une fois de plus derrière les forces du
capital. Aucun
d’eux ne dénoncera cette nouvelle attaque menée contre le
peuple français. Ils s’enfonceront, une fois de plus dans
des discussions destinées à camoufler l’enjeu véritable
de ces élections.
Nous sommes le seul
parti qui montrera ce que les forces capitalistes
préparent dans notre pays, le seul parti qui vous appelle
à agir, dès maintenant et avec force contre cette
alliance étroite entre le capital européen et tous ces
partis politiques qui
ne remettent rien en cause. Nous sommes les seuls à rejeter sans
aucune ambiguïté le projet du capital dans sa
construction à son service, les seuls à montrer qu’une autre
politique de progrès
économiques et social est possible dans notre
pays, qu’il y a les moyens financier, économiques,
scientifiques techniques, les seuls à vouloir la souveraineté des
peuples de chaque pays leur coopération sur la base du
respect et de l’indépendance, une politique de paix.
Le Bureau National appelle notre parti à
développer son activité pour dénoncer et combattre les
objectifs du capital. Il appelle à faire connaître
partout nos propositions pour faire de la France un Etat souverain et
démocratique qui développe une grande politique de
progrès économique et social au service du peuple
Tous les camarades ont
approuvé les propositions qui appellent dès
aujourd’hui :
-à réunir les adhérents
dans les cellules pour discuter politique et préparer le
plan de travail
-à organiser des
rencontres, des débats dans les entreprises, les
localités
-à travailler à
l’élaboration des listes de candidats
-à lancer en grand la
souscription pour les élections régionales
Le samedi 7 novembre à 14h à PARIS
Réunion publique de notre Parti
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