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N°106
Semaine du 15 au 21 juin 2009 RVI à Blainville
Calvados Les
salariés à l’offensive pour l’emploi et les salaires Renault-Trucks Blainville, c’est aux portes de Caen, 2200 salariés auxquels s’ajoutent 7 à
800 intérimaires en période de forte production. Egalement implanté dans
la région lyonnaise cette société anciennement RVI (Renault véhicules
Industriels) est maintenant une filiale de Volvo qui l’a rachetée à Renault. Cette acquisition a permis à Volvo la
liquidation de nombreuses activités donc d’emplois. Dès le début de la crise,
les intérimaires sont licenciés et les jours de chômage se multiplient pour
en arriver à 120 en 2009, sur 234 théoriquement travaillés. La perte
de salaire s’élève de 150 à 200 euros par mois et bien évidemment les
cadences de production les jours travaillés sont accélérées ! La crise a
ses aspects positifs pour les patrons. A
l’annonce des jours chômés, les organisations syndicales se sont d’abord
battues pour une meilleure rémunération du chômage. Mais rapidement il est
apparu, notamment à la CGT de l’usine, que le chômage à répétition était
dangereux pour l’avenir du site et de l’emploi dans une région
industriellement ravagée. Cette situation dans l’entreprise, de travail en
pointillé, avait amené chez les salariés l’inquiétude de l’avenir pour
chacun, avec une attitude défensive et de repli sur soi. A
l’occasion du congrès du syndicat CGT la nécessité d’inverser ce climat et la
situation a été posée, débattue, et s’est concrétisée par l’appel à une
journée d’action avec les salariés à l’entrée de l’entreprise avec filtrage,
distribution de tracts expliquant la situation au public. Cette action qui doit avoir lieu le 17 juin a
surtout pour but d’imposer des solutions industrielles permettant la reprise
de l’activité et exigeant l’augmentation des salaires. Cette
plate-forme revendicative et les modalités d’action ont été proposées aux
autres syndicats. A ce jour tous ont refusé de participer, de Sud à FO en
passant par la CFTC, la CGC et la CFDT…
La CGT espère voir évoluer la position de ces dernières pour qu’enfin
on passe à une autre situation. Une situation où l’on arrête de se battre
pour de moins mauvaises conditions de licenciement, pour au contraire lutter pour imposer la
création d’emplois industriels, ces emplois qui sont aujourd’hui liquidés
dans notre pays par dizaines de milliers chaque mois. En cela l’exemple cité
quelle que soit l’implication des salariés dans cette première action qui
forcément en appelle d’autres est significatif. A suivre donc. http://www.sitecommunistes.org |