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N°108 Semaine du
29 juin au 05 juillet 2009 MEDEF
ET POUVOIR PREPARENT DE NOUVEAUX MAUVAIS COUPS CONTRE LES RETRAITES C’est relancé. Depuis le
discours de Sarkozy à Versailles, c’est la course pour justifier les nouveaux
mauvais coups contre notre système de retraite par répartition. MEDEF, ministres, élus
UMP, Ph. Séguin de la Cour des Comptes, le directeur de la Banque de France,
des économistes bien en cour,
tous y vont de leurs couplets sur la nécessité de reculer l’âge du
départ en retraite à 67 ans, d’allonger la durée de cotisation, en fonction
de l’allongement de la durée de vie, de la démographie, (en Europe les autres
le font). Selon eux il s’agirait de
ne pas alourdir la dette qui pèserait sur nos enfants, voire
petits-enfants. Air connu depuis qu’il nous est chanté par ces mêmes
partisans du capitalisme. Le journal du
milliardaire B. Arnault ose écrire : socialement la fin de la
retraite à 60 ans serait le début d’un progrès. La protection
sociale, les retraites malades du capitalisme. Le capitalisme n’a
jamais accepté le niveau de protection sociale obtenu de haute lutte au
lendemain de la seconde guerre mondiale et qu’il doit financer en partie en
prenant sur ses profits. Depuis cette date, il a, sans relâche, agi pour la
remettre en cause avec l’aide active de tous les gouvernements qui se sont
succédés. C’est le manque de
recette qui est responsable des déficits. Basées sur la production
des richesses, donc sur le travail, les recettes sont étroitement dépendantes
des salaires et de l’emploi. Depuis les années 80 on
assiste à la baisse continue des salaires et de l’emploi donc des recettes
disponibles pour financer les retraites. 1% d’augmentation des salaires amène
un milliard de recettes en plus. Pire, au nom de la diminution
de ce qu’ils nomment « charges sociales » et de la « défense
de l’emploi » les gouvernements qui se sont succédés de droite ou de
gauche ont tous diminué les cotisations sociales patronales sans succès pour
l’emploi mais qui ont permis au patronat d’augmenter les profits à des
niveaux jamais atteints. Pour la seule année
2009 ces cadeaux se montent au minimum : -
dans le budget voté à 32 milliards d’euros -
auquel s’ajoute 1,8 milliard avec l’augmentation prévue de 0,3% que
le patronat devait verser à la Caisse de Retraite et qui a été annulé
« pour ne pas alourdir les charges des entreprises dans cette période de
crise ». -
enfin le report de la part des cotisations versées par le patronat
sans compter les dettes de celui-ci et qui ne sont pas exigées. Dans ces conditions il
n’est pas difficile de mettre le système des retraites en difficulté
financière, de créer les justificatifs pour mettre à bas dans les faits le
principe de la retraite à 60 ans. Les ressources
existent pour financer aujourd’hui et demain les retraites. Il s’agit d’un
combat politique entre le capital et le travail. A côté de ces mesures
qui font les gros titres, d’autres sont étudiées avec plus de discrétion mais
qui vont toutes dans le même sens. Le COR (Conseil
d’Orientation des Retraites) qui regroupe des politiques, des économistes,
des « partenaires sociaux » étudie à la demande des députés UMP le
remplacement de l’actuel système de retraite par répartition par un système
de retraite par point ce qui conduit tout droit à la disparition de la
retraite basée sur la solidarité entre générations qui serait remplacée par
une retraite individuelle. Avec comme conséquence
une baisse généralisée des retraites affectant particulièrement les salariés
à faible salaire, les femmes, les précaires. Avec l’obligation également de travailler
plus longtemps sans limite et même au-delà de 67 ans pour pouvoir survivre.
L’exemple de la Suède qui applique ce système est parlant avec un âge de
départ aux environs de 70 ans. Le PS, (c’était une
proposition de S. Royal), la CFDT ne sont pas opposés à cette
modification. Sakozy déclare qu’il
ne sera pas le président « qui mènera les retraites à la
faillite ». Mais il sera le fossoyeur du système. En France, l’ensemble du
système social échappe au capitalisme. Des centaines de milliards qui lui
passent sous le nez. Une situation qui lui est insupportable. Il faut qu’il
les récupère au plus vite. Dans ce but, il met donc en place une stratégie. Avec le départ en retraite
à 67 ans, avec la durée plus longue de cotisation, ceux qui en auront les moyens financiers auront recours aux banques et assurances
pour assurer leurs retraites. Pour les autres……la misère ce qui est déjà le
cas pour de nombreux retraités (e) s. Les absences de l’Elysée. Sarkozy et les
« partenaires sociaux » se sont retrouvés à l’Elysée le 1er
juillet. Le silence des partenaires à la sortie de la rencontre est plus
qu’inquiétant pour l’avenir des retraites. Pour la défense,
l’amélioration de notre système de retraite un seul moyen : la lutte
unie, résolue jusqu’au retrait de tous les projets qui le mettent en cause.
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